william 73
Les fameux camemberts
Les Arènes de Picasso / Noisy-le-Grand / France
A suburb of Paris / France
Quand on demande aux habitants de Noisy-le-Grand (Seine-Saint-Denis) où se trouvent les Arènes de Picasso, ils réfléchissent à deux fois avant de répondre. Mais quand on prononce leur surnom, « les camemberts », il n'y a plus une seconde d'hésitation.
Inaugurée en 1985, l'œuvre colossale de Manuel Nuñez rend hommage aux artistes Gaudí et Picasso, deux influences chères au cœur de l'architecte espagnol.
Objets de railleries ou de curiosité, ces camemberts en béton armé sont devenus incontournables dans le département.
On les distingue depuis l'autoroute A 4 et, en vingt ans d'existence, ils sont devenus un symbole de Noisy-le-Grand.
Ces deux bâtiments de forme circulaire de 42,5 m de diamètre et de 17 étages forment un ensemble de 540 logements, du studio au F 5, où vivent pas loin de 2 000 locataires et propriétaires.
La place centrale, située entre les deux immeubles et constituée d'arches, évoque des arènes et donne son nom au lieu "Les Arène de Picasso". Comme dans les autres villes nouvelles de la région parisienne, l'architecture résolument moderne trouve ses racines dans le passé. L'Espagnol Manolo Nunez a dédié ses arènes de Noisy-le-Grand à Picasso, mais mêle également inspiration baroque et références à l'artiste catalan Gaudi.
Une telle architecture pour des logements sociaux n'a été possible que parce que le coût a pu être maîtrisé par l'usage abondant de la préfabrication. Ainsi, la multitude de formes géométriques utilisées est à l’image d’un jeu de Mecano : un répertoire de 120 moules de résine pour 5 600 éléments préfabriqués et 12 500 tonnes de panneaux de façade.
Avec un style architectural démesuré pour marquer la porte d’entrée de Marne la Vallée, l'architecte Manolo Nunez, ancien collaborateur de Ricardo Bofill, réalise en 1984 les Arènes de Picasso. A l'origine de nombreux programmes d'urbanisme dans le monde entier, il choisit en France de "combattre la ghettoïsation des banlieues parisiennes en favorisant l'harmonisation du tissu urbain afin d'améliorer les conditions sociales de ses habitants".
A leur sortie de terre, ils symbolisaient l’audace et la modernité. Trente ans après, les Espaces d’Abraxas et les Arènes de Picasso , cités emblématiques de Noisy-le-Grand, se cherchent un avenir sur fond de désamour.
Les fameux camemberts
Les Arènes de Picasso / Noisy-le-Grand / France
A suburb of Paris / France
Quand on demande aux habitants de Noisy-le-Grand (Seine-Saint-Denis) où se trouvent les Arènes de Picasso, ils réfléchissent à deux fois avant de répondre. Mais quand on prononce leur surnom, « les camemberts », il n'y a plus une seconde d'hésitation.
Inaugurée en 1985, l'œuvre colossale de Manuel Nuñez rend hommage aux artistes Gaudí et Picasso, deux influences chères au cœur de l'architecte espagnol.
Objets de railleries ou de curiosité, ces camemberts en béton armé sont devenus incontournables dans le département.
On les distingue depuis l'autoroute A 4 et, en vingt ans d'existence, ils sont devenus un symbole de Noisy-le-Grand.
Ces deux bâtiments de forme circulaire de 42,5 m de diamètre et de 17 étages forment un ensemble de 540 logements, du studio au F 5, où vivent pas loin de 2 000 locataires et propriétaires.
La place centrale, située entre les deux immeubles et constituée d'arches, évoque des arènes et donne son nom au lieu "Les Arène de Picasso". Comme dans les autres villes nouvelles de la région parisienne, l'architecture résolument moderne trouve ses racines dans le passé. L'Espagnol Manolo Nunez a dédié ses arènes de Noisy-le-Grand à Picasso, mais mêle également inspiration baroque et références à l'artiste catalan Gaudi.
Une telle architecture pour des logements sociaux n'a été possible que parce que le coût a pu être maîtrisé par l'usage abondant de la préfabrication. Ainsi, la multitude de formes géométriques utilisées est à l’image d’un jeu de Mecano : un répertoire de 120 moules de résine pour 5 600 éléments préfabriqués et 12 500 tonnes de panneaux de façade.
Avec un style architectural démesuré pour marquer la porte d’entrée de Marne la Vallée, l'architecte Manolo Nunez, ancien collaborateur de Ricardo Bofill, réalise en 1984 les Arènes de Picasso. A l'origine de nombreux programmes d'urbanisme dans le monde entier, il choisit en France de "combattre la ghettoïsation des banlieues parisiennes en favorisant l'harmonisation du tissu urbain afin d'améliorer les conditions sociales de ses habitants".
A leur sortie de terre, ils symbolisaient l’audace et la modernité. Trente ans après, les Espaces d’Abraxas et les Arènes de Picasso , cités emblématiques de Noisy-le-Grand, se cherchent un avenir sur fond de désamour.