xXxLUCIFERxXx
Sacrifice
10 minutes que ces enfoirés nous bombardent de leurs gros calibres, voyant à chaque seconde leurs nombres augmenter. Je suis derrière la voiture, qui continue à prendre des impacts, qui bouge à chaque fracas de balle sur la lourde carrosserie. C'est notre seul rempart, notre seul chance de vivre encore un peu plus longtemps cette vie de Merc, cette vie dangereuse où chaque instant est un rapprochement vers la grande faucheuse.
Je regarde mon fusil, plus que 28 cartouches. Je grimace, relève les yeux en l'air, puis les rabaissent vers A440 et Velen. J'ai le regard d'un ange, un protecteur. Velen crie, mais je ne l'entend pas, tout est sourd autour de moi. A440, elle, est impassible, mais je sent quelle à du mal, je ressent tout.
Alors, c'est ça, quand la faucheuse passes ses douces mains froides autours de vous, qu'elle vous enlaces comme un amant, qu'elle vous souffle dans l'oreille : "Vas y.".
Je cligne des yeux, plusieurs fois, une larme coule sur ma joue, je sais, je comprend, tout est clair. Je fixe mon minigun Vulcan, j'ai un léger rictus sous mon masque, mais personne ne le vois, uniquement moi le sait.
Et le moment est venu. Je gueule à Velen et à A440 : "DEGAGEZ DE LA! FUYEZ BORDEL! Je préfère vous voir détaler comme des lapins, comme des putains de sans couilles, que de vous voir mourir à cause de moi!", elles sont silencieuses. Elles me regardent, l'air de dire "Ne fait pas ça.", mais si, je vais le faire. Je les regarde toujours fixement, leurs faisant signe de la tête, A440 ne veut pas, mais ne dit rien, elle reste là, plantée, buguée. Velen lui attrape le bras et lui dit "Fait chier! Viens on se barre!", je lui souris, à cette petite android. Je lui souris comme pour lui dire "Tout vas bien, ne t'inquiète pas, on se reverra." comme le ferait un père à son enfant.
J'attrape mon minigun que je pose sur la voiture, évitant les balles, je saute sur le capot, me voilà à découvert, les tirs s'arrêtent un instant, je gueule "Allez venez bandes de gros bâtards! Je vous attend!" puis je vide mon chargeur sur ces connards tout en souriant. Je souris parce que je suis heureux, je souris parce que au moins une fois dans ma vie, j'ai sauvé deux misérables vies.
Ils répliquent, avec violence. Je me prend des impacts dans l'épaule, mais je ne bouge pas, une dans la jambe, je faibli, et je m'agenouille. Je relève la tête, mon arme est vide, je me relève comme un lion à l'agonie, soulevant d'une main ce minigun si lourd, je jette mon arme comme un chiffon, qui s'écrase sur le bitume froid, ces enfoirés me veulent mort, alors je vais leurs donner du fil à retordre. Je jette un œil derrière moi… Désert, elles sont parties.. Je soupire, j'appuie de mon index sur la détente, et fait pleuvoir un feu de balle sur eux. Les douilles claquent contre la carrosserie de la voiture, elles forment un épais tapis de métal, je continue d'encaisser, je continue de donner la mort, comme dans un baroud d'honneur, je les fixes, chacun leurs tours.
Puis, la bouche de mon canon s'arrête de cracher des flammes. Je comprend, ces bâtards se rapprochent, ils continuent à tirer, un balle arrache mon bras droit, je vacille encore plus, une autre viens dans la foulée m'arracher la jambe droite. Je tombe. Tout est ralentis. Les lumières aveuglent ma vision, c'est comme si plusieurs heures passaient avant que je chute lourdement au sol, mon sang, coulant sur le goudron, zigzagant entre les douilles encore chaude. Je vois la fin, la faucheuse est là, à m’accueillir dans ses bras.
PREVIOUS EPISODE - LUCIAN STORY
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10 minutes que ces enfoirés nous bombardent de leurs gros calibres, voyant à chaque seconde leurs nombres augmenter. Je suis derrière la voiture, qui continue à prendre des impacts, qui bouge à chaque fracas de balle sur la lourde carrosserie. C'est notre seul rempart, notre seul chance de vivre encore un peu plus longtemps cette vie de Merc, cette vie dangereuse où chaque instant est un rapprochement vers la grande faucheuse.
Je regarde mon fusil, plus que 28 cartouches. Je grimace, relève les yeux en l'air, puis les rabaissent vers A440 et Velen. J'ai le regard d'un ange, un protecteur. Velen crie, mais je ne l'entend pas, tout est sourd autour de moi. A440, elle, est impassible, mais je sent quelle à du mal, je ressent tout.
Alors, c'est ça, quand la faucheuse passes ses douces mains froides autours de vous, qu'elle vous enlaces comme un amant, qu'elle vous souffle dans l'oreille : "Vas y.".
Je cligne des yeux, plusieurs fois, une larme coule sur ma joue, je sais, je comprend, tout est clair. Je fixe mon minigun Vulcan, j'ai un léger rictus sous mon masque, mais personne ne le vois, uniquement moi le sait.
Et le moment est venu. Je gueule à Velen et à A440 : "DEGAGEZ DE LA! FUYEZ BORDEL! Je préfère vous voir détaler comme des lapins, comme des putains de sans couilles, que de vous voir mourir à cause de moi!", elles sont silencieuses. Elles me regardent, l'air de dire "Ne fait pas ça.", mais si, je vais le faire. Je les regarde toujours fixement, leurs faisant signe de la tête, A440 ne veut pas, mais ne dit rien, elle reste là, plantée, buguée. Velen lui attrape le bras et lui dit "Fait chier! Viens on se barre!", je lui souris, à cette petite android. Je lui souris comme pour lui dire "Tout vas bien, ne t'inquiète pas, on se reverra." comme le ferait un père à son enfant.
J'attrape mon minigun que je pose sur la voiture, évitant les balles, je saute sur le capot, me voilà à découvert, les tirs s'arrêtent un instant, je gueule "Allez venez bandes de gros bâtards! Je vous attend!" puis je vide mon chargeur sur ces connards tout en souriant. Je souris parce que je suis heureux, je souris parce que au moins une fois dans ma vie, j'ai sauvé deux misérables vies.
Ils répliquent, avec violence. Je me prend des impacts dans l'épaule, mais je ne bouge pas, une dans la jambe, je faibli, et je m'agenouille. Je relève la tête, mon arme est vide, je me relève comme un lion à l'agonie, soulevant d'une main ce minigun si lourd, je jette mon arme comme un chiffon, qui s'écrase sur le bitume froid, ces enfoirés me veulent mort, alors je vais leurs donner du fil à retordre. Je jette un œil derrière moi… Désert, elles sont parties.. Je soupire, j'appuie de mon index sur la détente, et fait pleuvoir un feu de balle sur eux. Les douilles claquent contre la carrosserie de la voiture, elles forment un épais tapis de métal, je continue d'encaisser, je continue de donner la mort, comme dans un baroud d'honneur, je les fixes, chacun leurs tours.
Puis, la bouche de mon canon s'arrête de cracher des flammes. Je comprend, ces bâtards se rapprochent, ils continuent à tirer, un balle arrache mon bras droit, je vacille encore plus, une autre viens dans la foulée m'arracher la jambe droite. Je tombe. Tout est ralentis. Les lumières aveuglent ma vision, c'est comme si plusieurs heures passaient avant que je chute lourdement au sol, mon sang, coulant sur le goudron, zigzagant entre les douilles encore chaude. Je vois la fin, la faucheuse est là, à m’accueillir dans ses bras.
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