claudine_michau
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SUITE DE L'ETUDE D'HIER
LE RÔLE D4ISRAËL DANS L’HISTOIRE DU SALUT
II
S’occuper d’Israël, c’est d’abord découvrir la place que la Bible fait à son ancêtre Abraham. Alors qu’il se trouvait dans une ville particulièrement avancée, culturellement parlant, nous avons dit que Dieu l’a appelé à quitter pays et famille. Pour où ? pourquoi et pour quoi ? Dieu ne le lui dit pas. Il demandait un acte de foi plutôt extraordinaire ! Nous n’avons évidemment pas les détails dans le récit de la Genèse. Mais l’impression que produit la lecture est bien qu’ Abram se mit en route sans discuter. Pourtant, il s’arrêta à Charan et s’y établit. Il avait ainsi fait à peine une centaine de kilomètres et il n’avait pas quitté sa famille.
Dieu lui parla de nouveau :
Va-t’en de ton pays, de ta patrie, et de la maison de ton père, dans le pays que je te montrerai. Je ferai de toi une grande nation, et je te bénirai ; je rendrai ton nom grand, et tu seras une source de bénédiction. Je bénirai ceux qui te béniront, et je maudirai ceux qui te maudiront ; et toutes les familles de la terre seront bénies en toi (Ge 12.1-3).
Son père étant mort, Abram partit, mais avec Lot, son neveu. C’est seulement après qu’Abram se fut séparé de celui-ci, que Dieu définit les promesses :
Lève les yeux et, du lieu où tu es, regarde vers le nord et le midi, vers l’orient et l’occident ; car tout le pays que tu vois, je le donnerai à toi et à ta postérité pour tout l’âge (à venir)…/… Lève-toi, parcours le pays dans sa longueur et sa largeur ; car je te le donnerai (Ge 13.14-17).
Notons bien, dès maintenant l’insistance de l’Éternel sur le fait que la promesse concerne personnellement Abram en même temps que sa postérité. On retrouve cette affirmation en Ge 15.7 : Je suis l’Éternel qui t’ai fait sortir d’Ur en Chaldée, pour te donner en possession ce pays.
Une autre chose importante va se produire à cette occasion. L’Éternel, en effet, lui demande de préparer un certain nombre d’animaux : une génisse, une chèvre, un bélier, tous quatre de trois ans, ainsi qu’une tourterelle et une jeune colombe. Abram les coupa en deux, sauf les oiseaux, et disposa les moitiés face à face. Le sommeil le gagna et Dieu lui parla au sein de l’obscurité pour lui annoncer la captivité que devraient vivre ses descendants. Puis une fournaise fumante passa entre les animaux partagés.
Ceci a une grande importance. On sait que lors de l’établissement d’une alliance, la coutume était de couper en deux l’animal du sacrifice et de demander aux deux parties de passer au milieu en signe d’engagement. Or, Dieu seul, sous cette forme de fournaise fumante, passa entre les moitiés de victimes. En d’autres termes, Dieu seul s’engagea sans demander de réciprocité. Dieu fit cela en réponse à la question d’Abram, au verset 8 :
Seigneur Éternel, à quel signe connaîtrai-je que je le posséderai ? Dieu s’engage seul. On n’a donc pas affaire à proprement parler à une alliance. Et de fait, le terme qu’utilise l’Ancien Testament est l’hébreu bérith qui signifie plutôt une disposition ou résolution.[1] La promesse d’un pays est répétée mais, cette fois, avec des indications géographiques claires :
Je donne ce pays à ta postérité, depuis le fleuve d’Égypte jusqu’au grand fleuve, au fleuve d’Euphrate, le pays des Kéniens, des Kénisiens, des Kadmoniens, des Héthiens, des Phéréziens, des Réphaïm, des Amoréens, des Cananéens, des Guirgasiens et des Jébusiens.
Personne ne m’a encore dit comment on fait pour spiritualiser des indications si clairement terrestres, ni comment Abram pouvait être invité à parcourir un pays ‘spiritualisé’ dans toutes ses dimensions : nord, midi, orient et occident !
On pourrait ajouter ce que Dieu, chapitre 18, verset 18, se parlant à lui-même, dit d’Abraham (et oui, Dieu lui a changé son nom. Celui qui s’appelait ‘père de beaucoup’ mais qui n’avait pas d’enfant, s’appelait maintenant ‘père d’une multitude’ toujours sans en avoir un seul) : … en lui seront bénies toutes les nations de la terre.
Mais il me tarde d’arriver au récit central qu’est le chapitre 22. Qui ne sait rien du sacrifice d’Isaac ? Dieu avait promis une postérité à un homme de 90 ans et à son épouse stérile. Et, le dit enfant, il le donnait une dizaine d’années plus tard, comme père de la postérité de la promesse. Or, alors que l’enfant avait tout juste 14 ans, Dieu le redemanda… mais arrêta la main prête à l’acte sacrificiel, le lui rendant par ce que l’auteur de l’épître aux hébreux (11.19) appelle une sorte de résurrection.
Nous avons alors les paroles les plus extraordinaires dites par Dieu à un humain : Je le jure par moi-même, parole de l’Eternel ! parce que tu as fait cela, et que tu n’as pas refusé ton fils, ton unique, je te bénirai et je multiplierai ta postérité, comme les étoiles du ciel et comme le sable qui est sur le bord de la mer ; et ta postérité possédera la porte de ses ennemis. Toutes les nations de la terre seront bénies en ta postérité, parce que tu as obéi à ma voix (vv. 15-18).
L’auteur de l’épître aux Hébreux dit : Lorsque Dieu fit la promesse à Abraham, ne pouvant jurer par plus grand que lui, il jura par lui-même ! (6.13)
La Bible répète cinquante et une fois que Dieu a juré la triple bénédiction à Abraham ainsi qu’à Isaac et Jacob. La première de ces affirmations dans l’Ancien Testament est Exode 6.8 : Je vous ferai entrer dans le pays que j’ai juré de donner à Abraham, à Isaac et à Jacob ; je vous le donnerai en possession, moi, l’Éternel. Et la dernière est Ézéchiel 47.14 : Ainsi parle le Seigneur, l’Éternel : voici les limites du pays que vous distribuerez en héritage aux douze tribus d’Israël. Joseph aura deux parts. Vous en aurez la possession l’un comme l’autre ; car j’ai juré, la main levée, de le donner à vos pères. Or, on le sait, l’ensemble des douze tribus n’a jamais repris pied sur la terre promise depuis Ézéchiel. N’oubliez pas cette remarque.
Dieu le jure par lui-même puisqu’il n’y a point de plus grand que lui et ajoute : parole de l’Éternel. Une expression que l’on utilise ou galvaude encore. Mais c’est Dieu qui le dit ici, lui donnant tout son poids. Dieu n’est pas un homme pour mentir (Nb 23.19) !
J’aimerais revenir sur le fait qu’Israël doit devenir un sujet de bénédiction pour toutes les nations. Mais comment devait-il ou doit-il l’être ? Plus d’un, sans doute, dira qu’il l’a été en ce qu’il a donné naissance au Sauveur de tous les hommes. C’est certes déjà vrai. Mais la Bible ne dit-elle rien d’autre ? Je voudrais, autant que possible, lui laisser la parole, espérant que le lecteur y attache autant de crédit que moi.
Exode 19.6 rapporte cette décision du Seigneur à l’égard du peuple d’Israël : vous serez pour moi un royaume de sacrificateurs et une nation sainte. Voilà les paroles que tu diras aux enfants d’Israël. La royauté, le sacerdoce, deux fonctions capitales dont le Christ allait être investi. Mais Joël (2.28, 29) y ajoute une troisième fonction, celle de prophète, mettant cette promesse dans la bouche de Dieu : Après cela, je répandrai de mon Esprit sur toute chair ; vos fils et vos filles prophétiseront, vos vieillards auront des songes, et vos jeunes gens des visions. Même sur les serviteurs et les servantes (les gens les plus simples), dans ces jours-là, je répandrai mon Esprit. Ces fonctions sont toujours données pour le bénéfice d’autrui. Et c’est le rôle à venir d’Israël.
Ouvrons cette fois Ésaïe que l’on a, à juste titre, appelé ‘le cinquième évangéliste’. 43.3, 5, 10 : Je suis l’Éternel, ton Dieu, le Saint d’Israël, ton Sauveur.
Ne crains point, car je suis avec toi ; Je ramènerai de l’orient ta race, et je te rassemblerai de l’occident.
Vous êtes mes témoins, dit l’Éternel, vous, et mon serviteur que j’ai choisi…
45.14 : Ainsi parle l’Éternel : Les gains de l’Égypte et les profits de l’Éthiopie, et ceux des Sabéens à la taille élevée passeront chez toi et seront à toi : ces peuples marcheront à ta suite, ils passeront dans les chaînes ; ils se prosterneront devant toi et, suppliant, te diront : C’est auprès de toi seulement que se trouve Dieu ; et il n’y a point d’autre Dieu que lui.
C’est aussi ce que dit le psalmiste, au psaume 147, verset 19 : Il révèle sa parole à Jacob, ses lois et ses ordonnances à Israël. Il n’a agi ainsi pour aucune autre nation
49.3, 6 Il m’a dit : Tu es mon serviteur, Israël en qui je me glorifierai. Je t’établis pour être la lumière des nations, pour porter mon salut aux extrémités de la terre.
2.2, 3 : Il arrivera, dans la suite des temps, que la montagne de la maison de l’Éternel sera fondée sur le sommet des montagnes, qu’elle s’élèvera par-dessus les collines et que toutes les nations y afflueront. Des peuples s’y rendront en foule et diront : Venez, et montons à la montagne de l’Éternel, a la maison du Dieu de Jacob, afin qu’il nous enseigne ses voies, et que nous marchions dans ses sentiers. Car de Sion sortira la loi et de Jérusalem, la parole de l’Éternel.
61.6, 9 : Mais vous, on vous appellera sacrificateurs de l’Éternel, on vous nommera serviteurs de notre Dieu.
Leur race sera connue parmi les nations, et leur postérité parmi les peuples ; tous ceux qui les verront reconnaîtront qu’ils sont une race bénie de l’Éternel.
Dans plusieurs des textes on voit se confondre le rôle final d’Israël avec le rôle du Messie, parce que c’est lui qui, par sa mort, en préparait l’accomplissement final. Il serait tout aussi tragique de ne voir que l’un au détriment des autres ou que les autres au détriment de l’un.
Ces versets, avec bien d’autres, disent le rôle d’Israël dans l’histoire future du salut. Certes, ce salut est déjà offert aujourd’hui à quiconque croit. Mais la prophétie s’accomplira. Le Christ une fois revenu, Israël converti accomplira enfin son triple mandat de sacrificateur, roi et prophète et portera la connaissance de l’Éternel jusqu’aux extrémités du globe. Il sera sel et lumière pour le monde.
[1] Nous reportons à notre ouvrage Le Temps et l’Eternité, diffusion Emmaüs, page 171
douliere.wordpress.com/2016/05/09/le-role-disrael-dans-lh...
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II
S’occuper d’Israël, c’est d’abord découvrir la place que la Bible fait à son ancêtre Abraham. Alors qu’il se trouvait dans une ville particulièrement avancée, culturellement parlant, nous avons dit que Dieu l’a appelé à quitter pays et famille. Pour où ? pourquoi et pour quoi ? Dieu ne le lui dit pas. Il demandait un acte de foi plutôt extraordinaire ! Nous n’avons évidemment pas les détails dans le récit de la Genèse. Mais l’impression que produit la lecture est bien qu’ Abram se mit en route sans discuter. Pourtant, il s’arrêta à Charan et s’y établit. Il avait ainsi fait à peine une centaine de kilomètres et il n’avait pas quitté sa famille.
Dieu lui parla de nouveau :
Va-t’en de ton pays, de ta patrie, et de la maison de ton père, dans le pays que je te montrerai. Je ferai de toi une grande nation, et je te bénirai ; je rendrai ton nom grand, et tu seras une source de bénédiction. Je bénirai ceux qui te béniront, et je maudirai ceux qui te maudiront ; et toutes les familles de la terre seront bénies en toi (Ge 12.1-3).
Son père étant mort, Abram partit, mais avec Lot, son neveu. C’est seulement après qu’Abram se fut séparé de celui-ci, que Dieu définit les promesses :
Lève les yeux et, du lieu où tu es, regarde vers le nord et le midi, vers l’orient et l’occident ; car tout le pays que tu vois, je le donnerai à toi et à ta postérité pour tout l’âge (à venir)…/… Lève-toi, parcours le pays dans sa longueur et sa largeur ; car je te le donnerai (Ge 13.14-17).
Notons bien, dès maintenant l’insistance de l’Éternel sur le fait que la promesse concerne personnellement Abram en même temps que sa postérité. On retrouve cette affirmation en Ge 15.7 : Je suis l’Éternel qui t’ai fait sortir d’Ur en Chaldée, pour te donner en possession ce pays.
Une autre chose importante va se produire à cette occasion. L’Éternel, en effet, lui demande de préparer un certain nombre d’animaux : une génisse, une chèvre, un bélier, tous quatre de trois ans, ainsi qu’une tourterelle et une jeune colombe. Abram les coupa en deux, sauf les oiseaux, et disposa les moitiés face à face. Le sommeil le gagna et Dieu lui parla au sein de l’obscurité pour lui annoncer la captivité que devraient vivre ses descendants. Puis une fournaise fumante passa entre les animaux partagés.
Ceci a une grande importance. On sait que lors de l’établissement d’une alliance, la coutume était de couper en deux l’animal du sacrifice et de demander aux deux parties de passer au milieu en signe d’engagement. Or, Dieu seul, sous cette forme de fournaise fumante, passa entre les moitiés de victimes. En d’autres termes, Dieu seul s’engagea sans demander de réciprocité. Dieu fit cela en réponse à la question d’Abram, au verset 8 :
Seigneur Éternel, à quel signe connaîtrai-je que je le posséderai ? Dieu s’engage seul. On n’a donc pas affaire à proprement parler à une alliance. Et de fait, le terme qu’utilise l’Ancien Testament est l’hébreu bérith qui signifie plutôt une disposition ou résolution.[1] La promesse d’un pays est répétée mais, cette fois, avec des indications géographiques claires :
Je donne ce pays à ta postérité, depuis le fleuve d’Égypte jusqu’au grand fleuve, au fleuve d’Euphrate, le pays des Kéniens, des Kénisiens, des Kadmoniens, des Héthiens, des Phéréziens, des Réphaïm, des Amoréens, des Cananéens, des Guirgasiens et des Jébusiens.
Personne ne m’a encore dit comment on fait pour spiritualiser des indications si clairement terrestres, ni comment Abram pouvait être invité à parcourir un pays ‘spiritualisé’ dans toutes ses dimensions : nord, midi, orient et occident !
On pourrait ajouter ce que Dieu, chapitre 18, verset 18, se parlant à lui-même, dit d’Abraham (et oui, Dieu lui a changé son nom. Celui qui s’appelait ‘père de beaucoup’ mais qui n’avait pas d’enfant, s’appelait maintenant ‘père d’une multitude’ toujours sans en avoir un seul) : … en lui seront bénies toutes les nations de la terre.
Mais il me tarde d’arriver au récit central qu’est le chapitre 22. Qui ne sait rien du sacrifice d’Isaac ? Dieu avait promis une postérité à un homme de 90 ans et à son épouse stérile. Et, le dit enfant, il le donnait une dizaine d’années plus tard, comme père de la postérité de la promesse. Or, alors que l’enfant avait tout juste 14 ans, Dieu le redemanda… mais arrêta la main prête à l’acte sacrificiel, le lui rendant par ce que l’auteur de l’épître aux hébreux (11.19) appelle une sorte de résurrection.
Nous avons alors les paroles les plus extraordinaires dites par Dieu à un humain : Je le jure par moi-même, parole de l’Eternel ! parce que tu as fait cela, et que tu n’as pas refusé ton fils, ton unique, je te bénirai et je multiplierai ta postérité, comme les étoiles du ciel et comme le sable qui est sur le bord de la mer ; et ta postérité possédera la porte de ses ennemis. Toutes les nations de la terre seront bénies en ta postérité, parce que tu as obéi à ma voix (vv. 15-18).
L’auteur de l’épître aux Hébreux dit : Lorsque Dieu fit la promesse à Abraham, ne pouvant jurer par plus grand que lui, il jura par lui-même ! (6.13)
La Bible répète cinquante et une fois que Dieu a juré la triple bénédiction à Abraham ainsi qu’à Isaac et Jacob. La première de ces affirmations dans l’Ancien Testament est Exode 6.8 : Je vous ferai entrer dans le pays que j’ai juré de donner à Abraham, à Isaac et à Jacob ; je vous le donnerai en possession, moi, l’Éternel. Et la dernière est Ézéchiel 47.14 : Ainsi parle le Seigneur, l’Éternel : voici les limites du pays que vous distribuerez en héritage aux douze tribus d’Israël. Joseph aura deux parts. Vous en aurez la possession l’un comme l’autre ; car j’ai juré, la main levée, de le donner à vos pères. Or, on le sait, l’ensemble des douze tribus n’a jamais repris pied sur la terre promise depuis Ézéchiel. N’oubliez pas cette remarque.
Dieu le jure par lui-même puisqu’il n’y a point de plus grand que lui et ajoute : parole de l’Éternel. Une expression que l’on utilise ou galvaude encore. Mais c’est Dieu qui le dit ici, lui donnant tout son poids. Dieu n’est pas un homme pour mentir (Nb 23.19) !
J’aimerais revenir sur le fait qu’Israël doit devenir un sujet de bénédiction pour toutes les nations. Mais comment devait-il ou doit-il l’être ? Plus d’un, sans doute, dira qu’il l’a été en ce qu’il a donné naissance au Sauveur de tous les hommes. C’est certes déjà vrai. Mais la Bible ne dit-elle rien d’autre ? Je voudrais, autant que possible, lui laisser la parole, espérant que le lecteur y attache autant de crédit que moi.
Exode 19.6 rapporte cette décision du Seigneur à l’égard du peuple d’Israël : vous serez pour moi un royaume de sacrificateurs et une nation sainte. Voilà les paroles que tu diras aux enfants d’Israël. La royauté, le sacerdoce, deux fonctions capitales dont le Christ allait être investi. Mais Joël (2.28, 29) y ajoute une troisième fonction, celle de prophète, mettant cette promesse dans la bouche de Dieu : Après cela, je répandrai de mon Esprit sur toute chair ; vos fils et vos filles prophétiseront, vos vieillards auront des songes, et vos jeunes gens des visions. Même sur les serviteurs et les servantes (les gens les plus simples), dans ces jours-là, je répandrai mon Esprit. Ces fonctions sont toujours données pour le bénéfice d’autrui. Et c’est le rôle à venir d’Israël.
Ouvrons cette fois Ésaïe que l’on a, à juste titre, appelé ‘le cinquième évangéliste’. 43.3, 5, 10 : Je suis l’Éternel, ton Dieu, le Saint d’Israël, ton Sauveur.
Ne crains point, car je suis avec toi ; Je ramènerai de l’orient ta race, et je te rassemblerai de l’occident.
Vous êtes mes témoins, dit l’Éternel, vous, et mon serviteur que j’ai choisi…
45.14 : Ainsi parle l’Éternel : Les gains de l’Égypte et les profits de l’Éthiopie, et ceux des Sabéens à la taille élevée passeront chez toi et seront à toi : ces peuples marcheront à ta suite, ils passeront dans les chaînes ; ils se prosterneront devant toi et, suppliant, te diront : C’est auprès de toi seulement que se trouve Dieu ; et il n’y a point d’autre Dieu que lui.
C’est aussi ce que dit le psalmiste, au psaume 147, verset 19 : Il révèle sa parole à Jacob, ses lois et ses ordonnances à Israël. Il n’a agi ainsi pour aucune autre nation
49.3, 6 Il m’a dit : Tu es mon serviteur, Israël en qui je me glorifierai. Je t’établis pour être la lumière des nations, pour porter mon salut aux extrémités de la terre.
2.2, 3 : Il arrivera, dans la suite des temps, que la montagne de la maison de l’Éternel sera fondée sur le sommet des montagnes, qu’elle s’élèvera par-dessus les collines et que toutes les nations y afflueront. Des peuples s’y rendront en foule et diront : Venez, et montons à la montagne de l’Éternel, a la maison du Dieu de Jacob, afin qu’il nous enseigne ses voies, et que nous marchions dans ses sentiers. Car de Sion sortira la loi et de Jérusalem, la parole de l’Éternel.
61.6, 9 : Mais vous, on vous appellera sacrificateurs de l’Éternel, on vous nommera serviteurs de notre Dieu.
Leur race sera connue parmi les nations, et leur postérité parmi les peuples ; tous ceux qui les verront reconnaîtront qu’ils sont une race bénie de l’Éternel.
Dans plusieurs des textes on voit se confondre le rôle final d’Israël avec le rôle du Messie, parce que c’est lui qui, par sa mort, en préparait l’accomplissement final. Il serait tout aussi tragique de ne voir que l’un au détriment des autres ou que les autres au détriment de l’un.
Ces versets, avec bien d’autres, disent le rôle d’Israël dans l’histoire future du salut. Certes, ce salut est déjà offert aujourd’hui à quiconque croit. Mais la prophétie s’accomplira. Le Christ une fois revenu, Israël converti accomplira enfin son triple mandat de sacrificateur, roi et prophète et portera la connaissance de l’Éternel jusqu’aux extrémités du globe. Il sera sel et lumière pour le monde.
[1] Nous reportons à notre ouvrage Le Temps et l’Eternité, diffusion Emmaüs, page 171
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