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Mitrailleuse Gatling modèle APX 1893 & 95 + Mitrailleuse St Etienne modèle 1907 : Musée de l'Armée - Paris 7
La mitrailleuse Gatling conçue en 1861 par l'inventeur américain Richard Jordan Gatling fut la première mitrailleuse efficace combinant fiabilité, puissance de feu et facilité d'alimentation.
Gatling dépose en 1862 le brevet pour une arme à plusieurs canons rotatifs. Elle utilise initialement des cartouches en papier qui limitent sa fiabilité. Les essais impressionnent néanmoins l'US Army qui achète plusieurs modèles en 1865. En 1866, elle est modifiée pour tirer des munitions à étui en laiton.
Pendant la guerre de Sécession, la mitrailleuse Gatling n'est pas encore en usage officiel dans l'armée de l'Union mais quelques exemplaires, achetés sur fonds privés, sont cependant utilisés. Deux de ces armes furent utilisées au siège de Petersburg et huit furent déployées sur des canonnières.
La mitrailleuse est directement inspirée d'une des inventions précédentes de son concepteur Richard Jordan Gatling, un semoir à blé2. Le principe de fonctionnement repose sur plusieurs ensembles, chacun constitué d'un canon intégrant une chambre et un mécanisme de percussion. Lors du tir, l'une des opérations nécessaires (chargement, verrouillage, percussion puis extraction et éjection de l'étui ou de la douille) est ainsi à tout moment en cours sur l'un d'entre eux. Une manivelle imprime un mouvement de rotation à dix ensembles montés autour d'un axe central, de sorte que chacun tire successivement grâce à un système de cames qui ouvre et ferme les culasses. Le chargement est obtenu par gravité, les munitions tombant depuis le chargeur placé au-dessus de l'arme. La cadence de tir par minute atteignait théoriquement 1 200 coups mais un tir utile dépassait rarement 400. Le calibre allait de 7,8 à 25,5 mm. Elle était servie par quatre opérateurs.
La Gatling conserve la taille d'un petit canon, et son caisson d'approvisionnement en munitions, qui affecta longtemps sa fiabilité, connut plusieurs versions. Considérée comme une pièce d'artillerie, elle est déployée loin des mouvements de l'infanterie, ce qui limite son effet sur le plan tactique à celui d'un canon tirant de la mitraille. Actionnée manuellement par un servant qui tourne la manivelle, elle tend à s'enrayer fréquemment en combat réel, les mitrailleurs ayant tendance à tourner la manivelle trop vite ou à perdre leur régularité en situation de combat.
Au Royaume-Uni, en 1870, les autorités, impressionnées par les performances du canon de Gatling, demandent à WG Armstrong and Co. d'en obtenir la licence de production locale. L'arme est déclinée en deux versions, l'une de calibre .45 (45 centièmes de pouce, donc 11,43 millimètres) pour l'armée de terre, l'autre en .65 pour la Royal Navy (marine). Lors de l'une de ses premières utilisations, lors de la Bataille d'Ulundi, la Royal Navy l'opposa avec succès aux Zoulous. La cartouche en papier cède ensuite la place à une version plus moderne, entièrement métallique, supprimant ainsi bon nombre d'enrayages et autres incidents de tir. La cadence de tir atteint alors environ trois cents coups par minute.
Richard Gatling améliore régulièrement le fonctionnement de son arme, et tente notamment d'installer un moteur électrique sur le modèle 1893, pour actionner la rotation des canons. Les prototypes gagnent ainsi en fiabilité et atteignent des cadences de tir théorique de 1 500 coups par minute, mais l'augmentation de poids la rend peu maniable.
Lors de la guerre hispano-américaine de 1898, les Gatling Model of 1893 américaines en calibre .30-40 Krag furent engagées et obtinrent un excellent résultat à la bataille de San Juan, où trois des Gatling furent utilisées, tirant 18 000 coups en huit minutes et demie pour soutenir la charge américaine sur la crête des deux collines tenues par les espagnols, provoquant un terrible carnage parmi les défenseurs. Mais, dans le même temps, les Gatlings montrèrent que leur poids et leur manque de maniabilité les rendaient impropres à un déploiement avec l'infanterie, contrairement à la nouvelle mitrailleuse Colt-Browning M1895 à canon unique, qui obtint d'excellents résultats pendant la guerre, en particulier à la bataille de Guantanamo Bay. Il y eut encore un modèle 1900, mais les Gatlings furent finalement retirées de l'armée américaine en 19114. Celles en dotation dans d'autres armées furent également remplacées par des mitrailleuses mono-canon plus modernes vers la même époque.
Le concept originel de la mitrailleuse à manivelle Gatling fut donc périmé lorsque le mécanisme automatique fût découvert, principe apparu avec la Maxim de 1884. Les mitrailleuses n'employèrent dès lors généralement plus qu'un seul canon ne nécessitant plus de source d'énergie mécanique.
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La mitrailleuse Saint-Étienne modèle 1907 est la mitrailleuse lourde standard de l'armée française en 1914.
En 1893, le capitaine baron Adolf Odkolek von Újezd (de), un officier austro-hongrois, invente et construit un modèle de mitrailleuse qui utilise les gaz de propulsion des cartouches pour mouvoir la culasse et lancer le mouvement automatique, système dit « par emprunt des gaz ». Il propose cette invention à la société privée Hotchkiss qui l'adopte et construit le modèle 1897 et 1900.
Le gouvernement français achète une série limitée de modèles 1900 mais préfère faire produire ses mitrailleuses par ses arsenaux, pour éviter d'avoir à payer une redevance à une société privée. À sa demande, l'atelier de construction de Puteaux (APX) produit donc le modèle 1905 qui bénéficie de deux innovations : un système de récupération des gaz vers l'avant et un mécanisme qui permet de régler la cadence de tir de 8 à 650 coups par minute. Toutefois, ce modèle souffre de problèmes de refroidissement et s'avère techniquement très compliqué à produire et à entretenir. C'est pourquoi les modèles déjà commandés sont envoyés aux colonies ou équipent les fortifications.
Le gouvernement commande alors à la Manufacture d'armes de Saint-Étienne (MAS) une version améliorée et simplifiée, le modèle 1907, qui comprend cependant deux fois plus de pièces que le modèle Hotchkiss concurrent (64 pour 32).
En 1916, le modèle 1907 est modifié et devient le modèle 1907 T (T pour "transformé"). Il reçoit notamment un grand régulateur annulaire des gaz, pour modifier la cadence de tir, un système de visée qui compense les effets de la chaleur et un engrenage d'alimentation modifié pour s'adapter aux bandes d'alimentation en tissu de 300 cartouches. Toutes les mitrailleuses sont peu à peu modifiées.
Le modèle 1907 est construit par les manufactures d'armes de Saint-Étienne (30 000) et de de Châtellerault (11 000) avec une cadence de production mensuelle maximum de 1 900 armes. Ses problèmes de refroidissement et d'entretien demeurent sur le terrain et en font une arme peu appréciée. Le métal dans lequel il est produit ne résiste pas à la surchauffe. La complexité de son mécanisme est incompatible avec l'environnement boueux et poussiéreux des tranchées. À partir de juillet 1917, il est retiré des unités de première ligne et remplacé par la mitrailleuse Hotchkiss modèle 1914. La production cesse en novembre 1917.
Les exemplaires restants sont envoyés aux colonies et 4 720 exemplaires sont destinés à équiper l'armée italienne. L'automitrailleuse Autoblinda Ansaldo-Lancia 1ZM en intègre trois qui seront rapidement remplacées par des Fiat-Revelli Mod. 1914 (it). Certains exemplaires remis à l'armée américaine auraient servi lors de l'opération du Mexique en 1917. En 1917 aussi, pour aider à sa reconstitution, l'armée grecque en reçoit environ 2 000 exemplaires dont un certain nombre sont installés ultérieurement sur la ligne Metaxas et qui sont utilisés jusqu'à l'invasion allemande de 1941. En 1940, elle est toujours en service en petit nombre dans l'armée française, auprès des unités de deuxième catégorie comme arme de fortification ou comme arme antiaérienne.
Le principe de fonctionnement de la mitrailleuse modèle 1907 est celui de l'emprunt des gaz vers l'avant.
Un orifice (évent) situé à mi-canon capte les gaz de propulsion de la balle qui poussent un piston vers l'avant. Le mouvement se transmet alors à une tige reliée à un système d'axe et de came destiné à transformer le mouvement avant en mouvement arrière afin de déverrouiller la culasse et la faire reculer. Dans la phase de recul de la culasse, l'étui utilisé est éjecté.
Dans la phase de retour provoquée par un ressort de rappel le long de la tige de transmission, la cartouche qui est au-dessus de la plaquette rigide d'alimentation est alors introduite sur une rampe par un système d'engrenage. Elle est introduite dans la chambre, la culasse se verrouille puis le percuteur frappe l'amorce pour faire partir la balle.
L'arme comprend deux détentes, une détente fixe pour le coup par coup et une détente mobile pour le tir en rafale. Le système de réglage de la cadence intervient au niveau de la quantité de gaz admis dans le tube d'emprunt des gaz grâce à des trous de taille variable mis en correspondance et commandés par un anneau autour du canon.
Ce système a pour effet de limiter le recul de la mitrailleuse puisque mouvement vers l'avant et mouvement vers l'arrière se contrarient ce qui donne une stabilité certaine pour le tir.
En revanche, il est assez compliqué, s'adapte mal aux conditions des tranchées et la boue le contrarie facilement.
De plus, il a des difficultés sérieuses de refroidissement. Pour les limiter, le constructeur a prévu une alimentation par plaquettes rigides, qui limitent la consommation de munitions et permet ainsi, dans les phases de rechargement, de laisser se refroidir le dispositif de manière satisfaisante. En 1916, un système d'alimentation par bande en tissus de 300 cartouches est introduit. Ce système n'est employé que pour les armes de fortification ou à usage antiaérien.
Mitrailleuse Gatling modèle APX 1893 & 95 + Mitrailleuse St Etienne modèle 1907 : Musée de l'Armée - Paris 7
La mitrailleuse Gatling conçue en 1861 par l'inventeur américain Richard Jordan Gatling fut la première mitrailleuse efficace combinant fiabilité, puissance de feu et facilité d'alimentation.
Gatling dépose en 1862 le brevet pour une arme à plusieurs canons rotatifs. Elle utilise initialement des cartouches en papier qui limitent sa fiabilité. Les essais impressionnent néanmoins l'US Army qui achète plusieurs modèles en 1865. En 1866, elle est modifiée pour tirer des munitions à étui en laiton.
Pendant la guerre de Sécession, la mitrailleuse Gatling n'est pas encore en usage officiel dans l'armée de l'Union mais quelques exemplaires, achetés sur fonds privés, sont cependant utilisés. Deux de ces armes furent utilisées au siège de Petersburg et huit furent déployées sur des canonnières.
La mitrailleuse est directement inspirée d'une des inventions précédentes de son concepteur Richard Jordan Gatling, un semoir à blé2. Le principe de fonctionnement repose sur plusieurs ensembles, chacun constitué d'un canon intégrant une chambre et un mécanisme de percussion. Lors du tir, l'une des opérations nécessaires (chargement, verrouillage, percussion puis extraction et éjection de l'étui ou de la douille) est ainsi à tout moment en cours sur l'un d'entre eux. Une manivelle imprime un mouvement de rotation à dix ensembles montés autour d'un axe central, de sorte que chacun tire successivement grâce à un système de cames qui ouvre et ferme les culasses. Le chargement est obtenu par gravité, les munitions tombant depuis le chargeur placé au-dessus de l'arme. La cadence de tir par minute atteignait théoriquement 1 200 coups mais un tir utile dépassait rarement 400. Le calibre allait de 7,8 à 25,5 mm. Elle était servie par quatre opérateurs.
La Gatling conserve la taille d'un petit canon, et son caisson d'approvisionnement en munitions, qui affecta longtemps sa fiabilité, connut plusieurs versions. Considérée comme une pièce d'artillerie, elle est déployée loin des mouvements de l'infanterie, ce qui limite son effet sur le plan tactique à celui d'un canon tirant de la mitraille. Actionnée manuellement par un servant qui tourne la manivelle, elle tend à s'enrayer fréquemment en combat réel, les mitrailleurs ayant tendance à tourner la manivelle trop vite ou à perdre leur régularité en situation de combat.
Au Royaume-Uni, en 1870, les autorités, impressionnées par les performances du canon de Gatling, demandent à WG Armstrong and Co. d'en obtenir la licence de production locale. L'arme est déclinée en deux versions, l'une de calibre .45 (45 centièmes de pouce, donc 11,43 millimètres) pour l'armée de terre, l'autre en .65 pour la Royal Navy (marine). Lors de l'une de ses premières utilisations, lors de la Bataille d'Ulundi, la Royal Navy l'opposa avec succès aux Zoulous. La cartouche en papier cède ensuite la place à une version plus moderne, entièrement métallique, supprimant ainsi bon nombre d'enrayages et autres incidents de tir. La cadence de tir atteint alors environ trois cents coups par minute.
Richard Gatling améliore régulièrement le fonctionnement de son arme, et tente notamment d'installer un moteur électrique sur le modèle 1893, pour actionner la rotation des canons. Les prototypes gagnent ainsi en fiabilité et atteignent des cadences de tir théorique de 1 500 coups par minute, mais l'augmentation de poids la rend peu maniable.
Lors de la guerre hispano-américaine de 1898, les Gatling Model of 1893 américaines en calibre .30-40 Krag furent engagées et obtinrent un excellent résultat à la bataille de San Juan, où trois des Gatling furent utilisées, tirant 18 000 coups en huit minutes et demie pour soutenir la charge américaine sur la crête des deux collines tenues par les espagnols, provoquant un terrible carnage parmi les défenseurs. Mais, dans le même temps, les Gatlings montrèrent que leur poids et leur manque de maniabilité les rendaient impropres à un déploiement avec l'infanterie, contrairement à la nouvelle mitrailleuse Colt-Browning M1895 à canon unique, qui obtint d'excellents résultats pendant la guerre, en particulier à la bataille de Guantanamo Bay. Il y eut encore un modèle 1900, mais les Gatlings furent finalement retirées de l'armée américaine en 19114. Celles en dotation dans d'autres armées furent également remplacées par des mitrailleuses mono-canon plus modernes vers la même époque.
Le concept originel de la mitrailleuse à manivelle Gatling fut donc périmé lorsque le mécanisme automatique fût découvert, principe apparu avec la Maxim de 1884. Les mitrailleuses n'employèrent dès lors généralement plus qu'un seul canon ne nécessitant plus de source d'énergie mécanique.
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La mitrailleuse Saint-Étienne modèle 1907 est la mitrailleuse lourde standard de l'armée française en 1914.
En 1893, le capitaine baron Adolf Odkolek von Újezd (de), un officier austro-hongrois, invente et construit un modèle de mitrailleuse qui utilise les gaz de propulsion des cartouches pour mouvoir la culasse et lancer le mouvement automatique, système dit « par emprunt des gaz ». Il propose cette invention à la société privée Hotchkiss qui l'adopte et construit le modèle 1897 et 1900.
Le gouvernement français achète une série limitée de modèles 1900 mais préfère faire produire ses mitrailleuses par ses arsenaux, pour éviter d'avoir à payer une redevance à une société privée. À sa demande, l'atelier de construction de Puteaux (APX) produit donc le modèle 1905 qui bénéficie de deux innovations : un système de récupération des gaz vers l'avant et un mécanisme qui permet de régler la cadence de tir de 8 à 650 coups par minute. Toutefois, ce modèle souffre de problèmes de refroidissement et s'avère techniquement très compliqué à produire et à entretenir. C'est pourquoi les modèles déjà commandés sont envoyés aux colonies ou équipent les fortifications.
Le gouvernement commande alors à la Manufacture d'armes de Saint-Étienne (MAS) une version améliorée et simplifiée, le modèle 1907, qui comprend cependant deux fois plus de pièces que le modèle Hotchkiss concurrent (64 pour 32).
En 1916, le modèle 1907 est modifié et devient le modèle 1907 T (T pour "transformé"). Il reçoit notamment un grand régulateur annulaire des gaz, pour modifier la cadence de tir, un système de visée qui compense les effets de la chaleur et un engrenage d'alimentation modifié pour s'adapter aux bandes d'alimentation en tissu de 300 cartouches. Toutes les mitrailleuses sont peu à peu modifiées.
Le modèle 1907 est construit par les manufactures d'armes de Saint-Étienne (30 000) et de de Châtellerault (11 000) avec une cadence de production mensuelle maximum de 1 900 armes. Ses problèmes de refroidissement et d'entretien demeurent sur le terrain et en font une arme peu appréciée. Le métal dans lequel il est produit ne résiste pas à la surchauffe. La complexité de son mécanisme est incompatible avec l'environnement boueux et poussiéreux des tranchées. À partir de juillet 1917, il est retiré des unités de première ligne et remplacé par la mitrailleuse Hotchkiss modèle 1914. La production cesse en novembre 1917.
Les exemplaires restants sont envoyés aux colonies et 4 720 exemplaires sont destinés à équiper l'armée italienne. L'automitrailleuse Autoblinda Ansaldo-Lancia 1ZM en intègre trois qui seront rapidement remplacées par des Fiat-Revelli Mod. 1914 (it). Certains exemplaires remis à l'armée américaine auraient servi lors de l'opération du Mexique en 1917. En 1917 aussi, pour aider à sa reconstitution, l'armée grecque en reçoit environ 2 000 exemplaires dont un certain nombre sont installés ultérieurement sur la ligne Metaxas et qui sont utilisés jusqu'à l'invasion allemande de 1941. En 1940, elle est toujours en service en petit nombre dans l'armée française, auprès des unités de deuxième catégorie comme arme de fortification ou comme arme antiaérienne.
Le principe de fonctionnement de la mitrailleuse modèle 1907 est celui de l'emprunt des gaz vers l'avant.
Un orifice (évent) situé à mi-canon capte les gaz de propulsion de la balle qui poussent un piston vers l'avant. Le mouvement se transmet alors à une tige reliée à un système d'axe et de came destiné à transformer le mouvement avant en mouvement arrière afin de déverrouiller la culasse et la faire reculer. Dans la phase de recul de la culasse, l'étui utilisé est éjecté.
Dans la phase de retour provoquée par un ressort de rappel le long de la tige de transmission, la cartouche qui est au-dessus de la plaquette rigide d'alimentation est alors introduite sur une rampe par un système d'engrenage. Elle est introduite dans la chambre, la culasse se verrouille puis le percuteur frappe l'amorce pour faire partir la balle.
L'arme comprend deux détentes, une détente fixe pour le coup par coup et une détente mobile pour le tir en rafale. Le système de réglage de la cadence intervient au niveau de la quantité de gaz admis dans le tube d'emprunt des gaz grâce à des trous de taille variable mis en correspondance et commandés par un anneau autour du canon.
Ce système a pour effet de limiter le recul de la mitrailleuse puisque mouvement vers l'avant et mouvement vers l'arrière se contrarient ce qui donne une stabilité certaine pour le tir.
En revanche, il est assez compliqué, s'adapte mal aux conditions des tranchées et la boue le contrarie facilement.
De plus, il a des difficultés sérieuses de refroidissement. Pour les limiter, le constructeur a prévu une alimentation par plaquettes rigides, qui limitent la consommation de munitions et permet ainsi, dans les phases de rechargement, de laisser se refroidir le dispositif de manière satisfaisante. En 1916, un système d'alimentation par bande en tissus de 300 cartouches est introduit. Ce système n'est employé que pour les armes de fortification ou à usage antiaérien.