LITS, René, Valentin, Faust
René LITS, baryton et concertiste belge (1910-1978).
Membre du QUATUOR VILLIER (BRUXELLES).
A BELOVED BARITONE SPECIALISED IN SECONDARY AND CHARACTER ROLES. ALSO SANG LEADING PARTS. APPEARED FIRST AS A DRAMATIC ACTOR, THEN AS A BRILLIANT PIANIST BEFORE UNDERGOING VOCAL TUITION IN BRUSSELS WITH FAMED BARITONE GEORGES VILLIER. CONCENTRATED HIS CAREER ON BELGIUM, APPEARING IN ALL THE MAJOR OPERA HOUSES, CREATING MANY WORKS. HAS ALSO SUNG IN FRANCE, LUXEMBOURG AND IN THE NETHERLANDS. A CONSUMATE ARTIST, HE WAS A RESPECTED MEMBER OF THE OPERA COMPANY (MONNAIE IN BRUSSELS), INDISPENSABLE IN EVERY ROLE. RENE LITS WAS ALSO A REFINED CONCERT SINGER, MEMBER OF THE QUATUOR VILLIER AND GAVE HUNDREDS OF RECITALS AND CONCERTS DURING HIS CAREER. HE WAS ALSO A NOTED STAGE DESIGNER. HE LEAVES A SCARCE RECORDING LEGACY.
Issu d’une famille de musiciens (François, le grand-père, est ténor et fondateur du Groupe L’Orphéon, Maurice Lits, son père, est baryton). Débute tout d’abord théâtre. Puis, études de chant et d’art lyrique avec le baryton belge Georges Villier (1884-1963). Décroche le 30 mars 1936 le Premier Prix (avec grande distinction, Chant) de l’Ecole de Musique de Bruxelles. René Lits rejoint alors le Quatuor Villier, créé par Georges Villier et composé de lui-même, d’Oscar Jonau et d’Edouard Prins, ténors. Il mène ainsi une intense activité au concert dans de nombreuses villes de Belgique (Casino de Dinant dont Georges Villier est directeur artistique, Théâtre de Mons, Théâtre Royal de Namur, Palais des Beaux-Arts de Bruxelles, Variétés-Palace de Charleroi, Théâtre Royal de Mons, Théâtre-Palace d’Ath, Théâtre Communal de Louvain, Pathé Palace, Coliseum, Théâtre de l’Alhambra de Bruxelles, etc.)
René Lits aborde ses premiers emplois d’opéra comique, d’opéra et ne dédaigne pas l’opéra bouffe, tout en continuant à se produire au récital. Entre 1942 et 1945, il chante pour les Tournées Welfare et également, pour les Tournées Noël, un moyen de se familiariser avec le répertoire et de partager l’affiche avec des solistes confirmés. A Liège, Anvers et Gand, il est apprécié dans des œuvres telles que : Le Barbier de Séville (Pédrille), Angélique (Boniface), Cavalleria rusticana (Alfio), Faust (Wagner et Valentin), La Gioconda (Suane), Le Jongleur de Notre-Dame (un Moine peintre), La Juive (le Crieur et parfois Ruggiero), Roméo et Juliette (Le Duc de Vérone), L’Heure espagnole (Ramiro), Louise (le Peintre et parfois, le Philosophe I), Madame Butterfly (Yamadori), Paillasse (Alfio), Rigoletto (Marcel), La Traviata (le Baron), Werther (Johann), le Passeur (Mireille), Les Pêcheurs de perles (Nourabad), La Fille du Tambour-major (Clampas), La Bohème (Benoît), Tosca (le Sacristain), Le Chemineau (Thomas et parfois François), La Vie parisienne (Alphonse), etc. René Lits chante également des premiers et seconds rôles en France (Opéra de Lyon, Casino de Vichy, Théâtre Municipal de Perpignan, Sébastopol de Lille, etc.). Il passe une audition à la Monnaie où on réalise qu’il saura vite se rendre indispensable : il y débute saison 1949-1950 et y tient l’affiche jusqu’en 1968, sa dernière saison dans ce théâtre. Quelques rôles : Pépin (Le Bon roi Dagobert), le Vieux pêcheur (La Route d’émeraude), Zuniga/Le Dancaïre (Carmen), Bidard (La Chauve-souris), Schlemihl et Luther (Les Contes d’Hoffmann), le Deuxième Philistin (Samson et Dalila), Garter (Henry VIII), Guillaut de Mortfontaine (Manon), Bicksitt (Monsieur Beaucaire), le Médecin (Pelléas et Mélisande), Saint Corentin (Le Roi d’Ys), Pichard (Les Mousquetaires au couvent), etc. Il prend part à des créations, dont : Tchekalow (Boris Godounov), Abdinadab (David), Perrot et un Hérault II (Jeanne d’Arc au bûcher), le Joueur de dés (La Lune), le Meunier (Thyl de Flandre), le Portier (Macbeth, dans l’opéra d’Ernest Bloch), etc. Après ses saisons à la Monnaie (où il retourne pour des rôles payés au cachet, notamment pour Der Rosenkavalier (le Garçon d’auberge) ou La Bohème (Benoît), il reprend le chemin d’autres théâtres belges, notamment au Théâtre de Mons : Yamadori, le Sacristain, au Palais des Beaux-Arts de Charleroi, etc. Il participe à des créations également hors de Bruxelles (Liège) et chante régulièrement pour la radio, tant comme soliste que dans les choeurs. Sa voix était fort belle, légère mais à la fois sonore et parfaitement placée : sa musicalité était infaillible. Au cours de sa carrière, il alterne les seconds plans (T.R.M.), tout en abordant les premiers rôles en province et dans les théâtres étrangers.
Attentif à son apparence, toujours élégant à la ville, comme à la scène, sa garde-robe de théâtre était magnifique, tout comme ses accessoires et bijoux de scène, dont il s’attachera à en dessiner et sertir lui-même plusieurs modèles, une tradition familiale. Excellent illustrateur, René Lits aurait certainement pu être un habile directeur de scène. Il laisse un rare legs discographique.
LITS, René, Valentin, Faust
René LITS, baryton et concertiste belge (1910-1978).
Membre du QUATUOR VILLIER (BRUXELLES).
A BELOVED BARITONE SPECIALISED IN SECONDARY AND CHARACTER ROLES. ALSO SANG LEADING PARTS. APPEARED FIRST AS A DRAMATIC ACTOR, THEN AS A BRILLIANT PIANIST BEFORE UNDERGOING VOCAL TUITION IN BRUSSELS WITH FAMED BARITONE GEORGES VILLIER. CONCENTRATED HIS CAREER ON BELGIUM, APPEARING IN ALL THE MAJOR OPERA HOUSES, CREATING MANY WORKS. HAS ALSO SUNG IN FRANCE, LUXEMBOURG AND IN THE NETHERLANDS. A CONSUMATE ARTIST, HE WAS A RESPECTED MEMBER OF THE OPERA COMPANY (MONNAIE IN BRUSSELS), INDISPENSABLE IN EVERY ROLE. RENE LITS WAS ALSO A REFINED CONCERT SINGER, MEMBER OF THE QUATUOR VILLIER AND GAVE HUNDREDS OF RECITALS AND CONCERTS DURING HIS CAREER. HE WAS ALSO A NOTED STAGE DESIGNER. HE LEAVES A SCARCE RECORDING LEGACY.
Issu d’une famille de musiciens (François, le grand-père, est ténor et fondateur du Groupe L’Orphéon, Maurice Lits, son père, est baryton). Débute tout d’abord théâtre. Puis, études de chant et d’art lyrique avec le baryton belge Georges Villier (1884-1963). Décroche le 30 mars 1936 le Premier Prix (avec grande distinction, Chant) de l’Ecole de Musique de Bruxelles. René Lits rejoint alors le Quatuor Villier, créé par Georges Villier et composé de lui-même, d’Oscar Jonau et d’Edouard Prins, ténors. Il mène ainsi une intense activité au concert dans de nombreuses villes de Belgique (Casino de Dinant dont Georges Villier est directeur artistique, Théâtre de Mons, Théâtre Royal de Namur, Palais des Beaux-Arts de Bruxelles, Variétés-Palace de Charleroi, Théâtre Royal de Mons, Théâtre-Palace d’Ath, Théâtre Communal de Louvain, Pathé Palace, Coliseum, Théâtre de l’Alhambra de Bruxelles, etc.)
René Lits aborde ses premiers emplois d’opéra comique, d’opéra et ne dédaigne pas l’opéra bouffe, tout en continuant à se produire au récital. Entre 1942 et 1945, il chante pour les Tournées Welfare et également, pour les Tournées Noël, un moyen de se familiariser avec le répertoire et de partager l’affiche avec des solistes confirmés. A Liège, Anvers et Gand, il est apprécié dans des œuvres telles que : Le Barbier de Séville (Pédrille), Angélique (Boniface), Cavalleria rusticana (Alfio), Faust (Wagner et Valentin), La Gioconda (Suane), Le Jongleur de Notre-Dame (un Moine peintre), La Juive (le Crieur et parfois Ruggiero), Roméo et Juliette (Le Duc de Vérone), L’Heure espagnole (Ramiro), Louise (le Peintre et parfois, le Philosophe I), Madame Butterfly (Yamadori), Paillasse (Alfio), Rigoletto (Marcel), La Traviata (le Baron), Werther (Johann), le Passeur (Mireille), Les Pêcheurs de perles (Nourabad), La Fille du Tambour-major (Clampas), La Bohème (Benoît), Tosca (le Sacristain), Le Chemineau (Thomas et parfois François), La Vie parisienne (Alphonse), etc. René Lits chante également des premiers et seconds rôles en France (Opéra de Lyon, Casino de Vichy, Théâtre Municipal de Perpignan, Sébastopol de Lille, etc.). Il passe une audition à la Monnaie où on réalise qu’il saura vite se rendre indispensable : il y débute saison 1949-1950 et y tient l’affiche jusqu’en 1968, sa dernière saison dans ce théâtre. Quelques rôles : Pépin (Le Bon roi Dagobert), le Vieux pêcheur (La Route d’émeraude), Zuniga/Le Dancaïre (Carmen), Bidard (La Chauve-souris), Schlemihl et Luther (Les Contes d’Hoffmann), le Deuxième Philistin (Samson et Dalila), Garter (Henry VIII), Guillaut de Mortfontaine (Manon), Bicksitt (Monsieur Beaucaire), le Médecin (Pelléas et Mélisande), Saint Corentin (Le Roi d’Ys), Pichard (Les Mousquetaires au couvent), etc. Il prend part à des créations, dont : Tchekalow (Boris Godounov), Abdinadab (David), Perrot et un Hérault II (Jeanne d’Arc au bûcher), le Joueur de dés (La Lune), le Meunier (Thyl de Flandre), le Portier (Macbeth, dans l’opéra d’Ernest Bloch), etc. Après ses saisons à la Monnaie (où il retourne pour des rôles payés au cachet, notamment pour Der Rosenkavalier (le Garçon d’auberge) ou La Bohème (Benoît), il reprend le chemin d’autres théâtres belges, notamment au Théâtre de Mons : Yamadori, le Sacristain, au Palais des Beaux-Arts de Charleroi, etc. Il participe à des créations également hors de Bruxelles (Liège) et chante régulièrement pour la radio, tant comme soliste que dans les choeurs. Sa voix était fort belle, légère mais à la fois sonore et parfaitement placée : sa musicalité était infaillible. Au cours de sa carrière, il alterne les seconds plans (T.R.M.), tout en abordant les premiers rôles en province et dans les théâtres étrangers.
Attentif à son apparence, toujours élégant à la ville, comme à la scène, sa garde-robe de théâtre était magnifique, tout comme ses accessoires et bijoux de scène, dont il s’attachera à en dessiner et sertir lui-même plusieurs modèles, une tradition familiale. Excellent illustrateur, René Lits aurait certainement pu être un habile directeur de scène. Il laisse un rare legs discographique.