Madurai Inde du Sud
De la noix de bétel au paan
En hindi, paan signifie « feuille » et le mot désigne une préparation à base de noix d'arec râpées ou concassées et de pâte de chaux éteinte que l'on fourre dans une feuille de bétel. La feuille, préalablement taillée en triangle, est ensuite pliée et fermée par un clou de girofle.
Mâcher du paan est une pratique très répandue en Inde, la noix d'arec étant réputée pour ses vertus stimulantes et coupe-faim. Les paans sont consommés presque exclusivement par les hommes le plus souvent après leur repas, mais aussi à l’occasion de cérémonies religieuses, de mariage, d’anniversaires. Les plus gros consommateurs de paan sont les routiers, les chauffeurs de bus, de taxi ou de rickshaw qui cherchent à rester éveillés de longues heures dans le chaos urbain indien.
La préparation se mâche durant une vingtaine de minutes avant d’être recrachée. Les étranges tâches rouges constellant les rues des villes indiennes s'expliquent par ces crachats. Mastiquée, la pâte de chaux éteinte vire au rouge, colorant ainsi les dents et gencives, ainsi que les murs et sols où atterrissent les crachats. Mais là n'est pas l'unique effet néfaste de cette pratique. La noix de bétel provoque à terme une sérieuse addiction et associée au tabac, elle est responsable de nombreux cancers. Enfin, pour être suffisamment malléables, les feuilles de bétel sont plongées de longues heures dans de l’eau non filtrée, rendant l'expérience très périlleuse pour l'estomac des voyageurs occidentaux qui seraient tentés !
Madurai Inde du Sud
De la noix de bétel au paan
En hindi, paan signifie « feuille » et le mot désigne une préparation à base de noix d'arec râpées ou concassées et de pâte de chaux éteinte que l'on fourre dans une feuille de bétel. La feuille, préalablement taillée en triangle, est ensuite pliée et fermée par un clou de girofle.
Mâcher du paan est une pratique très répandue en Inde, la noix d'arec étant réputée pour ses vertus stimulantes et coupe-faim. Les paans sont consommés presque exclusivement par les hommes le plus souvent après leur repas, mais aussi à l’occasion de cérémonies religieuses, de mariage, d’anniversaires. Les plus gros consommateurs de paan sont les routiers, les chauffeurs de bus, de taxi ou de rickshaw qui cherchent à rester éveillés de longues heures dans le chaos urbain indien.
La préparation se mâche durant une vingtaine de minutes avant d’être recrachée. Les étranges tâches rouges constellant les rues des villes indiennes s'expliquent par ces crachats. Mastiquée, la pâte de chaux éteinte vire au rouge, colorant ainsi les dents et gencives, ainsi que les murs et sols où atterrissent les crachats. Mais là n'est pas l'unique effet néfaste de cette pratique. La noix de bétel provoque à terme une sérieuse addiction et associée au tabac, elle est responsable de nombreux cancers. Enfin, pour être suffisamment malléables, les feuilles de bétel sont plongées de longues heures dans de l’eau non filtrée, rendant l'expérience très périlleuse pour l'estomac des voyageurs occidentaux qui seraient tentés !