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" Tout ce qui est génésique, générateur, créateur ne saurait se passer du désordre.
Le désordre est inéluctable, irréductible. De même que l’on ne peut dissocier chez l’homme son visage «d’homo déments», de son visage «d’homo sapiens», de même (…) on ne peut dans le cosmos dissocier ses caractères (chaos, hémorragie, gaspillages, déperditions, turbulences, cataclysmes) de ses caractères (ordre, loi, organisation).
Les premiers n’ont peut-être pas besoin des seconds, mais les seconds ont toujours besoin des premiers. Tout ce qui se crée et s’organise dépense, dissipe de l’énergie. L’univers est plus shakespearien que newtonien ; ce qui s’y joue est à la fois une bouffonnerie sans nom, une fable féerique, une tragédie déchirante, et nous ne savons pas quel est le scénario principal…".
Edgar Morin
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" Tout ce qui est génésique, générateur, créateur ne saurait se passer du désordre.
Le désordre est inéluctable, irréductible. De même que l’on ne peut dissocier chez l’homme son visage «d’homo déments», de son visage «d’homo sapiens», de même (…) on ne peut dans le cosmos dissocier ses caractères (chaos, hémorragie, gaspillages, déperditions, turbulences, cataclysmes) de ses caractères (ordre, loi, organisation).
Les premiers n’ont peut-être pas besoin des seconds, mais les seconds ont toujours besoin des premiers. Tout ce qui se crée et s’organise dépense, dissipe de l’énergie. L’univers est plus shakespearien que newtonien ; ce qui s’y joue est à la fois une bouffonnerie sans nom, une fable féerique, une tragédie déchirante, et nous ne savons pas quel est le scénario principal…".
Edgar Morin