DSC_1008
Sisyphe au vingt-et-unième siècle
Ascète Sisyphe homérique,
Réclusionnaire en Tartare,
Pour Asopos ton entraide,
De belle Egine retrouvée
Zeus en rancune colérique,
De Thanatos de toi roublard,
De ce rocher pente raide,
D'enfer sans trêve répéter.
Du nihiliste Sisyphe,
De Camus désenchaînera,
Une raison de délivrance,
De nietzschéenne doctrine
De l'abîme, sorti des griffes,
De ta vie recommencera,
Chaque jour de vie abondance,
Ton coeur, bonheur en vitrine.
Le Sisyphe contemporain,
Triste siècle de déraison,
Même ici sans incongruité,
Juste pour désir de liberté,
Plus n'être encore le suzerain,
Du canevas de sa raison,
Trimer dans les limbes tapés,
D'une société erronée.
Une absurde vie servile,
Un job sans considération,
Qui profite à un ordre,
De chevillards de l'intellect,
Tous Sisyphe dans nos villes,
Se battre sans exaltation,
Tâchez de fuir la horde,
De cette vie de bagne abject.
Michaël Overberg
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Sisyphe au vingt-et-unième siècle
Ascète Sisyphe homérique,
Réclusionnaire en Tartare,
Pour Asopos ton entraide,
De belle Egine retrouvée
Zeus en rancune colérique,
De Thanatos de toi roublard,
De ce rocher pente raide,
D'enfer sans trêve répéter.
Du nihiliste Sisyphe,
De Camus désenchaînera,
Une raison de délivrance,
De nietzschéenne doctrine
De l'abîme, sorti des griffes,
De ta vie recommencera,
Chaque jour de vie abondance,
Ton coeur, bonheur en vitrine.
Le Sisyphe contemporain,
Triste siècle de déraison,
Même ici sans incongruité,
Juste pour désir de liberté,
Plus n'être encore le suzerain,
Du canevas de sa raison,
Trimer dans les limbes tapés,
D'une société erronée.
Une absurde vie servile,
Un job sans considération,
Qui profite à un ordre,
De chevillards de l'intellect,
Tous Sisyphe dans nos villes,
Se battre sans exaltation,
Tâchez de fuir la horde,
De cette vie de bagne abject.
Michaël Overberg