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Mons Meg - Château d'Edimbourg - Ecosse

Mons Meg est une bombarde médiévale (XVe siècle) de la collection des Royal Armouries prêtée à Historic Scotland. Elle symbolise le passé militaire glorieux de l'Écosse. Cet impressionnant canon de siège de 6 tonnes, de calibre 20 pouces (510 mm) est capable de tirer des boulets de pierre pesant 330 livres (150 kgs) jusqu'à 2 miles de distance (3,2 kms). A l’origine le canon était peint avec du plomb rouge pour l’empêcher de rouiller. Il fallait cent hommes pour le transporter. Avec l'énorme "canon des Dardanelles" en bronze coulé de 17 tonnes fabriquée en 1464 pour le sultan turc Mohamet II (exposé à présent dans la cour de la Tour de Londres), ces bombardes sont parmi les plus gros canons jamais construits. L'auteur anglais Dudley Pope cite le Mons Meg mais également le Dulle Griet de Gand comme exemples des plus gros canons construits au Moyen Age, et dit des deux qu'ils "ont probablement été fabriqués en "Flandre" (région qui deviendra plus tard la Belgique et que les Français appelaient "Pays-Bas"). Le "Dulle Griet mesurait plus de 5 m de long pesait 12.5 tonnes avec un calibre à la bouche d'environ 90 cm. Il était peint en rouge sang lui valant le surnom de « grand démon rouge ». Le nom flamand Griet et le nom anglais Meg sont tous deux des diminutifs du nom de Margaret (ou Margriet), équivalents du français Marguerite. Mons Meg a été construit par Jehan Cambier, fabricant d'artillerie du duc de Bourgogne Philippe le Bonet il a été testé avec succès à Mons dans le comté de Hainaut dans l'actuelle Belgique, en juin 1449. Le duc n'en prendra livraison qu'en 1453. Le duc a offert la bombarde au roi d'Écosse James II en 1457 dont il avait aidé à négocier le mariage en signe de son soutien.

Le canon est fabriqué selon la méthode qui consistait à forger ensemble des barres de fer droites autour d'un mandrin, et de les consolider ensuite avec des cercles de fer, dilatés par chauffe et brusquement refroidis à l'eau pour provoquer un rétrécissement, à la manière des barriques. La manière dont ces canons sont fabriqués ainsi que les variations de qualité de la poudre noire dont les ingrédients étaient souvent transportés séparément et mélangés sur place, en faisait des armes très peu fiables. Les explosions n'étaient pas rares, et on peut dire que ces bombardes étaient plus dangereuses pour leurs servants que pour ceux sur qui on tirait. L'effet psychologique de la flamme et du tonnerre au départ du coup étaient plus impressionnant que le gros boulet de pierre. Il faut également imaginer la somme d'efforts et d'énergie nécessaires au déplacement de ces énormes pièces, ainsi que la difficulté de leur mise en batterie. Une fois en place, ces bombardes ne pouvaient plus être déplacées, et tout réglage de visée était exclu. Elles ne pouvaient tirer qu'une dizaine de coups par jour au maximum en raison de l’énorme chaleur générée par la charge de poudre, et si leurs gros boulets de pierre parvenaient à ouvrir des brèches dans des murailles pas trop épaisses, ils étaient pratiquement sans effet contre l'infanterie et la cavalerie, qui pouvait les voir arriver de loin et les éviter assez aisément.

La bombarde a été employée dans les sièges jusqu'au milieu du XVIe siècle. Probablement pour la première fois en 1460 au château de Roxburgh près de la frontière avec l'Angleterre. Au cours de cette bataille, le roi Jacques II d'Écosse a été mortellement blessé lorsqu'un autre canon de siège géant a explosé. En 1489, elle a été emmenée à 80 km (50 miles) à l'ouest du château de Dumbarton (puis le château de Norham), pour aider à maîtriser le comte de Lennox. Le poids énorme de Mons Meg la rendait très difficile à déplacer. Sa vitesse moyenne n'était que de 14 kms (9 miles) par jour. Elle termina ses jours de combat dans la marine du roi Jacques V, prenant sa retraite vers 1540. Elle ne fut tiré ensuite que lors d'occasions cérémonielles : en 1558 pour célébrer le mariage de Mary Queen of Scots avec le dauphin français, puis de nouveau en 1681, en guise de salut d'anniversaire pour le futur roi Jacques VII. Malheureusement le baril éclata rendant le Mons Meg inutilisable (les cerceaux fracturés sont encore visibles). En 1754, Mons Meg fut emmenée à la Tour de Londres, où il y resta 75 ans. Il est ramené au château en 1829. La cavalerie et l’infanterie l’escortent de Leith Docks à Castle Rock. Mons Meg a depuis été restauré et est maintenant exposé dans le château. Il reste très populaire aujourd’hui auprès des touristes, qui ne résistent pas à mettre la tête dans l'énorme canon…

 

Mons Meg is a medieval (15th century) bombard from the collection of the Royal Armories on loan to Historic Scotland. It symbolizes Scotland's glorious military past. This impressive 6-ton, 20-inch (510 mm) caliber siege gun is capable of firing stone balls weighing 330 pounds (150 kg) up to 2 miles away (3.2 km). Originally the barrel was painted with red lead to prevent it from rusting. It took a hundred men to transport it. Together with the massive 17-tonne cast bronze 'Dardanelle Cannon' made in 1464 for the Turkish Sultan Mohammet II (now on display in the courtyard of the Tower of London), these bombards are among the largest cannons ever built. The English author Dudley Pope cites the Mons Meg but also the Dulle Griet of Ghent as examples of the largest guns built in the Middle Ages, and says of both that they "were probably made in 'Flanders' (a region which later became Belgium and which the French called "Pays-Bas"). The "Dulle Griet was more than 5 m long, weighed 12.5 tons with a caliber at the muzzle of about 90 cm. He was painted blood red, earning him the nickname "great red demon". The Flemish name Griet and the English name Meg are both diminutives of the name Margaret (or Margriet), equivalents of the French Marguerite. Mons Meg was built by Jehan Cambier, artillery maker for the Duke of Burgundy Philippe le Bonet it was successfully tested in Mons in the county of Hainaut in present-day Belgium, in June 1449. The duke never took delivery of it than in 1453. The Duke gifted the bombard to King James II of Scotland in 1457 whose marriage he had helped negotiate as a sign of his support.

The barrel is made by the method of forging straight iron bars together around a mandrel, and then consolidating them with iron hoops, expanded by heating and suddenly cooled with water to cause shrinkage, to the way of the barrels. The way in which these guns are made as well as the variations in quality of black powder whose ingredients were often transported separately and mixed on site, made them very unreliable weapons. Explosions were not uncommon, and it can be said that these bombards were more dangerous for their servants than for those who were fired at. The psychological effect of the flame and the thunder at the start of the blow were more impressive than the large stone ball. One must also imagine the amount of effort and energy required to move these huge pieces, as well as the difficulty of putting them in battery. Once in place, these bombards could no longer be moved, and any aiming adjustment was excluded. They could only fire about ten shots a day at the most because of the enormous heat generated by the powder charge, and if their big stone balls managed to open breaches in walls not too thick, they were practically without effect against infantry and cavalry, which could see them coming from afar and avoid them quite easily.

The bombard was used in sieges until the middle of the 16th century. Probably first seen in 1460 at Roxburgh Castle near the border with England. During this battle, King James II of Scotland was mortally wounded when another giant siege cannon exploded. In 1489, she was taken 80 km (50 miles) west of Dumbarton Castle (then Norham Castle), to help subdue the Earl of Lennox. Mons Meg's enormous weight made her very difficult to move. Its average speed was only 14 kms (9 miles) per day. She ended her days of combat in the navy of King James V, retiring around 1540. She was only fired afterwards on ceremonial occasions: in 1558 to celebrate the marriage of Mary Queen of Scots to the French Dauphin, then to again in 1681, as a birthday greeting for the future King James VII. Unfortunately the barrel burst rendering the Mons Meg unusable (the fractured hoops are still visible). In 1754, Mons Meg was taken to the Tower of London, where he remained for 75 years. He was brought back to the castle in 1829. Cavalry and infantry escorted him from Leith Docks to Castle Rock. Mons Meg has since been restored and is now on display in the castle. It remains very popular today with tourists, who can't resist putting their heads in the huge cannon...

 

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Uploaded on August 30, 2022
Taken on August 10, 2022