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Brésil / Cameroun

Elles sont vingt-trois, sélectionnées pour représenter le Cameroun à la première Coupe du monde de foot militaire féminin. Cette semaine, elles s'entraînent au stade des Omblais.

Là-bas, le foot féminin connaît un fort engouement, depuis deux ans. « Depuis que l'équipe nationale féminine a terminé vice-championne de la Coupe d'Afrique, en 2014, et sa belle performance lors de la Coupe du monde, en 2015. »

Et là-bas, les femmes sont nombreuses à s'engager dans l'armée. Rien d'étonnant, dans ces conditions, à ce que le Cameroun figure au tableau des six nations, ayant engagé une équipe à la Coupe du monde militaire de foot féminin. Première du genre, après celle de leurs homologues masculins, « alors que des championnats du monde militaires existent déjà pour beaucoup de sports ».

Initiée en 2013, « douze pays y étaient représentés, et l'Afrique y avait envoyé deux équipes, Cameroun et Côte d'Ivoire. La finale s'était disputée entre Oman et Irak, et c'est l'Irak qui l'avait emporté. La France avait été éliminée dès le premier tour », rappelle l'adjudant Éric Masquet, réserviste de la division militaire départementale de la Manche, à Saint-Lô.

Pas rancunière, elle s'est pourtant portée volontaire pour recevoir et organiser - en Bretagne, « Jean-Yves Le Drian a certainement facilité l'organisation » souffle un responsable - la coupe féminine.

Huit équipes vont ainsi en découdre jusqu'à la finale, qui se déroulera le 5 juin, à Vannes. Les matches, tous gratuits, se jouent à Cesson-Sévigné, Rennes, Vannes, Saint-Malo, Chantepie et plus du tout à Saint-Brieuc, qui a finalement jeté l'éponge, depuis que des grévistes ont stationné un tracteur sur le terrain de foot.

Et pour les entraînements, Chantepie, Châteaugiron, Noyal-sur-Vilaine, Saint-Jacques-de-la-Lande et Betton ont mis leurs infrastructures à disposition.

C'est ainsi que lundi après-midi, les vingt-trois joueuses camerounaises ont foulé la pelouse du grand terrain du stade des Omblais. C'est ici qu'elles vont s'entraîner - et qu'il est possible de venir les encourager - mercredi et vendredi encore, de 10 h à 11 h 30, si tout se déroule comme prévu.

Pas douillettes

Elles ont entre 19 et 26 ans, et s'appellent Isis, Prudence, Rose, Marie-Laure, Agathe, Agnès, Marthe... Toutes sont engagées dans l'armée. Et c'est concentrées et le visage grave qu'elles entrent sur le terrain. « Elles ont fait un mauvais match samedi, il faut qu'elles se rattrapent si elles veulent passer au second tour », explique leur coach adjoint, Joséphine Mike. Battues 6-0 par la France...

Pourtant, leur objectif reste le même que pour toutes les équipes, « gagner », sourit Jacques-Douglas Menguele, leur kiné. « Mais bon, le sport c'est avant tout du fair-play et la langue la plus parlée au monde. Le sport, le foot rapprochent tous les peuples, c'est aussi le message de cette Coupe du monde. »

Dont la vocation est également « de faire la promotion du football féminin, tout en rapprochant les armées de la population. Montrer que dans les armées, les femmes sont très bien considérées », ajoute Éric Masquet.

Et même en short et balle au pied, disciplinées. « Elles reçoivent des ordres et les exécutent. Ce sont avant tout des militaires », explique encore leur kiné. « Plus techniques que les garçons, elles se plaignent moins quand elles tombent ! » renchérit Éric Masquet.

La coupe du monde militaire de football féminin en Bretagne

En mai et juin prochains, la Bretagne accueillera la première coupe du monde militaire de football féminin. L'équipe de France, emmenée par la Finistérienne Justine Gourvil, fait partie des favorites.

Pendant 15 jours, entre le 25 mai et le 3 juin, la Bretagne va accueillir la première coupe du monde militaire de football féminin. Les rencontres auront lieu dans six villes de la région : Cesson-Sevigné, Rennes, Chantepie, Saint-Malo, Saint-Brieuc et Vannes. Le titre de champion du monde sera disputé par huit nations.

La France parmi les favorites

La France, vainqueur du tournoi européen de football militaire féminin en mai 2014, fera partie des favorites. L'an passé, les filles avaient échoué de peu aux jeux mondiaux militaires de Mongyeong en Corée du Sud, battues par le Brésil au bout des prolongations. Cette année, la France compte notamment dans ses rangs la Finistérienne Justine Gourvil, Caporal-Chef au 2e RMAT de Bruz et defenseur de l'US Saint-Malo en deuxième division féminine.

La Coupe du monde de football militaire est une compétition de football réservée aux équipes nationales militaires. Elle est organisée, tous les deux ans, par le conseil international du sport militaire (CISM).

La compétition a été créée en 1946, au lendemain de la seconde guerre mondiale, pour opposer pacifiquement les armées du monde. Elle s'appelait à l'origine Championnat du monde militaire. À partir de 1948, elle passe sous l'égide du CISM, nouvellement créé et présidé par le Français Henri Debrus, vice-président du Conseil des sports des forces alliées1.

Le nom a changé lors de l'édition 2001. En 1995, les Jeux mondiaux militaires sont créés, ils se déroulent tous les quatre ans et intègrent le tournoi de football. Un tournoi féminin dénommé Championnat du monde militaire féminin a été créé en 2001.

 

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Uploaded on June 12, 2016
Taken on June 2, 2016