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US Saint-Malo / Gazélec Ajaccio
Pas à pas, la journée des joueurs malouins. Récit.
Reportage (OF)
8 h 45. Foyer du stade de Marville. Pierre-Yves David, l'entraîneur, est le premier à arriver pour le premier rendez-vous de la journée. Depuis quelques minutes, les bénévoles s'activent pour préparer le petit-déjeuner en commun.
10 h. Après avoir pris le temps d'un petit baby-foot avec les jeunes du club, actuellement en stage, les joueurs de l'équipe première montent dans le bus. Direction Guingamp.
11 h 45. Le bus de l'US Saint-Malo s'engouffre dans l'enceinte du Roudourou. En accord avec les dirigeants guingampais, le groupe de Pierre-Yves David vient prendre possession des lieux. Ils découvrent les vestiaires, la pelouse, les tribunes. Tous sont sous le charme.
13 h. Les joueurs découvrent leurs chambres d'hôtel, à quelques kilomètres du stade. Une poignée de minutes plus tard, avec le staff technique et plusieurs dirigeants, c'est l'heure du déjeuner.
14 h. C'est l'heure de la sieste. Rendez-vous est fixé à 17 h, pour un réveil musculaire.
17 h. Patrice Musset, l'entraîneur adjoint, prend la tête de la petite marche. Celle-ci est écourtée en raison d'une forte averse de grêle.
17 h 45. Après un petit moment de détente, où la plupart des joueurs se sont attablés pour jouer aux cartes, tout le monde se retrouve de nouveau à table. Petite collation pour avoir suffisamment d'énergie jusqu'au bout de la soirée.
18 h 15. Pierre-Yves David réunit ses hommes dans une salle de réunion de l'hôtel. Le briefing technique et tactique peut débuter. Yves Fantou, co-président de l'USSM, assiste à la causerie. Pas son homologue, Roland Beaumanoir. « Chacun son rôle, ma présence ne ferait que rajouter une forme de pression. »
Pendant son discours, le coach malouin n'en rajoute pas sur la motivation. Les consignes sont simples. Les mêmes que d'habitude. « Le plus important, c'est de privilégier notre unité collective. Pour le reste, c'est vous qui avez les clés du camion. Continuez à nous faire rêver ! »
19 h 10. Cette fois, c'est parti. Direction le Roudourou. La décontraction des joueurs est étonnante. La musique résonne. Certains chantent. D'autres passent un dernier coup de fil à la famille.
19 h 30. Le bus de l'USSM contourne le stade du Roudourou. Les premiers supporters sont là. Ils encouragent déjà. Quelques minutes plus tard, les joueurs s'installent dans le vestiaire. Il fait plus du double de celui de Saint-Malo.
20 h 15. Roland Beaumanoir et Yves Fantou font le tour du stade. La tribune familles, où sont réunis tous les licenciés et les bénévoles de l'USSM. Les salons VIP. La salle de restaurant, où près de 700 repas sont servis, entre 19 h 30 et 20 h 45. Pendant ce temps, les joueurs malouins pénètrent sur le terrain pour l'échauffement.
20 h 55. Les deux équipes font leur entrée sur le terrain. Le stade n'est pas plein, mais les tribunes sont bien garnies. Et l'ambiance Coupe de France se fait sentir.
21 h 08. Abou Maïga se présente seul face au gardien, mais celui-ci réussit une grosse parade. Gros frisson dans le stade.
21 h 33. Une passe lumineuse de Vieira lance Steven Créac'h qui trompe le gardien d'une tête malicieuse. Le Roudourou exulte. Les drapeaux corsaires fendent le ciel. « Qui ne saute pas, n'est pas Malouin ! »
21 h 45. C'est la mi-temps, les Malouins mènent toujours au score. Le Roudourou est chaud bouillant.
22 h 12. La seconde période est plus compliquée. La tension se fait sentir dans les gradins. Mais le stade s'enflamme à nouveau, lorsque Maïga se présente seul devant le gardien. Manqué. Dommage.
22 h 18. Consternation dans les tribunes, quand Mayi égalise de la tête. Mais les supporters malouins ne s'en laissent pas compter. Ils entonnent aussitôt des chants d'encouragement. « US ! US ! Tes supporters sont là ! »
22 h 33. L'Ajaccien Boutaïb récupère le ballon après une belle parade de Sail et glisse le ballon au fond des filets. Les pros ont pris l'avantage. Les affaires se corsent pour les Corsaires.
22 h 50. Grâce aux encouragements du Roudourou, Thomas Lahaye et ses partenaires jettent leurs dernières forces dans la bataille. Cela ne suffit pas. L'arbitre siffle la fin du match. L'US Saint-Malo n'ira pas en quart de finale. Mais les joueurs, les dirigeants, les bénévoles peuvent être fiers. Ils ont réussi à faire rêver des milliers de personnes pendant toute la journée. Une journée qui restera extraordinaire malgré tout.
À Saint-Malo, la pleine mer était annoncée pour 19 h 59, hier soir. À Guingamp, la marée des supporters malouins a pris de l'avance. À 18 h, on pouvait déjà croiser quelques visiteurs d'un soir dans les rues du centre-ville. « On avait peur d'arriver en retard », sourit Thierry, venu de la Cité corsaire avec ses deux fistons.
Les premiers cars arrivent vers 18 h 30 devant le stade du Roudourou. Un ballet bien ordonné, qui déverse des grappes de diablotins, en cadence. Tous sont bien décidés à faire de l'antre d'En Avant leur paradis d'un soir. « Ici c'est Saint-Malo ! » tonne un groupe d'ados, avant de scander « L'US ! L'US ! » sur le chemin du stade, en essayant de faire des émules dans la foule.
Théo, cramponné à son drapeau, regarde les lumières du stade avec de grands yeux. « Il n'a pas eu le temps de faire ses devoirs », plaisante son papa, qui oublie que le petit garçon aura toutes les vacances scolaires pour se rattraper.
« Saint-Malo, c'est quel niveau ? »
Devant les baraques à frites, ce n'est pas l'affluence des grands soirs, mais les commerçants guingampais ont le sourire. « Ils sont venus de loin, ils vont avoir faim, pronostique un vendeur. On va essayer de bien les soigner, ces Malouins. »
La conversation s'engage avec les supporters. « Saint-Malo, c'est quel niveau ? » CFA, monsieur ! « La troisième division, c'est ça ? » Non, quatrième ! « Et pourquoi être venu ici plutôt qu'à Rennes ? » s'interroge le commerçant. « Guingamp, ça nous correspond mieux, ose un supporter au bonnet noir. Le Roazhon Park aurait été trop grand pour nous », abonde son voisin.
Des grappes, encore des grappes, devant le Roudourou. Damien et ses amis, la vingtaine, marchent rapidement, leur billet dans la main. « Affronter une équipe de Ligue 1, c'est un privilège qui ne se représentera pas tous les jours. Nous ne sommes pas forcément des grands spécialistes de foot, mais en tant que Malouins, on voulait vivre ça. »
Les frissons du haut niveau, Nathalie connaît. Cette supportrice d'En Avant a gagné « deux Coupes de France » contre le Stade Rennais. Elle est venue « par curiosité » et soutient évidemment « le petit poucet breton ».
Juste avant l'entrée du stade, les bénévoles de l'USSM se sont postés avec leurs cartons d'écharpes, de bonnets et de cornes aux couleurs du club. « Une petite écharpe ! Ça vous irait bien, vous ne portez pas de jaune », lance un jeune vendeur à un spectateur pressé.
20 h 55. Les abords du stade sont quasi déserts, mais l'intérieur du Roudourou est déjà bouillant. C'est l'heure du peuple malouin...
US Saint-Malo / Gazélec Ajaccio
Pas à pas, la journée des joueurs malouins. Récit.
Reportage (OF)
8 h 45. Foyer du stade de Marville. Pierre-Yves David, l'entraîneur, est le premier à arriver pour le premier rendez-vous de la journée. Depuis quelques minutes, les bénévoles s'activent pour préparer le petit-déjeuner en commun.
10 h. Après avoir pris le temps d'un petit baby-foot avec les jeunes du club, actuellement en stage, les joueurs de l'équipe première montent dans le bus. Direction Guingamp.
11 h 45. Le bus de l'US Saint-Malo s'engouffre dans l'enceinte du Roudourou. En accord avec les dirigeants guingampais, le groupe de Pierre-Yves David vient prendre possession des lieux. Ils découvrent les vestiaires, la pelouse, les tribunes. Tous sont sous le charme.
13 h. Les joueurs découvrent leurs chambres d'hôtel, à quelques kilomètres du stade. Une poignée de minutes plus tard, avec le staff technique et plusieurs dirigeants, c'est l'heure du déjeuner.
14 h. C'est l'heure de la sieste. Rendez-vous est fixé à 17 h, pour un réveil musculaire.
17 h. Patrice Musset, l'entraîneur adjoint, prend la tête de la petite marche. Celle-ci est écourtée en raison d'une forte averse de grêle.
17 h 45. Après un petit moment de détente, où la plupart des joueurs se sont attablés pour jouer aux cartes, tout le monde se retrouve de nouveau à table. Petite collation pour avoir suffisamment d'énergie jusqu'au bout de la soirée.
18 h 15. Pierre-Yves David réunit ses hommes dans une salle de réunion de l'hôtel. Le briefing technique et tactique peut débuter. Yves Fantou, co-président de l'USSM, assiste à la causerie. Pas son homologue, Roland Beaumanoir. « Chacun son rôle, ma présence ne ferait que rajouter une forme de pression. »
Pendant son discours, le coach malouin n'en rajoute pas sur la motivation. Les consignes sont simples. Les mêmes que d'habitude. « Le plus important, c'est de privilégier notre unité collective. Pour le reste, c'est vous qui avez les clés du camion. Continuez à nous faire rêver ! »
19 h 10. Cette fois, c'est parti. Direction le Roudourou. La décontraction des joueurs est étonnante. La musique résonne. Certains chantent. D'autres passent un dernier coup de fil à la famille.
19 h 30. Le bus de l'USSM contourne le stade du Roudourou. Les premiers supporters sont là. Ils encouragent déjà. Quelques minutes plus tard, les joueurs s'installent dans le vestiaire. Il fait plus du double de celui de Saint-Malo.
20 h 15. Roland Beaumanoir et Yves Fantou font le tour du stade. La tribune familles, où sont réunis tous les licenciés et les bénévoles de l'USSM. Les salons VIP. La salle de restaurant, où près de 700 repas sont servis, entre 19 h 30 et 20 h 45. Pendant ce temps, les joueurs malouins pénètrent sur le terrain pour l'échauffement.
20 h 55. Les deux équipes font leur entrée sur le terrain. Le stade n'est pas plein, mais les tribunes sont bien garnies. Et l'ambiance Coupe de France se fait sentir.
21 h 08. Abou Maïga se présente seul face au gardien, mais celui-ci réussit une grosse parade. Gros frisson dans le stade.
21 h 33. Une passe lumineuse de Vieira lance Steven Créac'h qui trompe le gardien d'une tête malicieuse. Le Roudourou exulte. Les drapeaux corsaires fendent le ciel. « Qui ne saute pas, n'est pas Malouin ! »
21 h 45. C'est la mi-temps, les Malouins mènent toujours au score. Le Roudourou est chaud bouillant.
22 h 12. La seconde période est plus compliquée. La tension se fait sentir dans les gradins. Mais le stade s'enflamme à nouveau, lorsque Maïga se présente seul devant le gardien. Manqué. Dommage.
22 h 18. Consternation dans les tribunes, quand Mayi égalise de la tête. Mais les supporters malouins ne s'en laissent pas compter. Ils entonnent aussitôt des chants d'encouragement. « US ! US ! Tes supporters sont là ! »
22 h 33. L'Ajaccien Boutaïb récupère le ballon après une belle parade de Sail et glisse le ballon au fond des filets. Les pros ont pris l'avantage. Les affaires se corsent pour les Corsaires.
22 h 50. Grâce aux encouragements du Roudourou, Thomas Lahaye et ses partenaires jettent leurs dernières forces dans la bataille. Cela ne suffit pas. L'arbitre siffle la fin du match. L'US Saint-Malo n'ira pas en quart de finale. Mais les joueurs, les dirigeants, les bénévoles peuvent être fiers. Ils ont réussi à faire rêver des milliers de personnes pendant toute la journée. Une journée qui restera extraordinaire malgré tout.
À Saint-Malo, la pleine mer était annoncée pour 19 h 59, hier soir. À Guingamp, la marée des supporters malouins a pris de l'avance. À 18 h, on pouvait déjà croiser quelques visiteurs d'un soir dans les rues du centre-ville. « On avait peur d'arriver en retard », sourit Thierry, venu de la Cité corsaire avec ses deux fistons.
Les premiers cars arrivent vers 18 h 30 devant le stade du Roudourou. Un ballet bien ordonné, qui déverse des grappes de diablotins, en cadence. Tous sont bien décidés à faire de l'antre d'En Avant leur paradis d'un soir. « Ici c'est Saint-Malo ! » tonne un groupe d'ados, avant de scander « L'US ! L'US ! » sur le chemin du stade, en essayant de faire des émules dans la foule.
Théo, cramponné à son drapeau, regarde les lumières du stade avec de grands yeux. « Il n'a pas eu le temps de faire ses devoirs », plaisante son papa, qui oublie que le petit garçon aura toutes les vacances scolaires pour se rattraper.
« Saint-Malo, c'est quel niveau ? »
Devant les baraques à frites, ce n'est pas l'affluence des grands soirs, mais les commerçants guingampais ont le sourire. « Ils sont venus de loin, ils vont avoir faim, pronostique un vendeur. On va essayer de bien les soigner, ces Malouins. »
La conversation s'engage avec les supporters. « Saint-Malo, c'est quel niveau ? » CFA, monsieur ! « La troisième division, c'est ça ? » Non, quatrième ! « Et pourquoi être venu ici plutôt qu'à Rennes ? » s'interroge le commerçant. « Guingamp, ça nous correspond mieux, ose un supporter au bonnet noir. Le Roazhon Park aurait été trop grand pour nous », abonde son voisin.
Des grappes, encore des grappes, devant le Roudourou. Damien et ses amis, la vingtaine, marchent rapidement, leur billet dans la main. « Affronter une équipe de Ligue 1, c'est un privilège qui ne se représentera pas tous les jours. Nous ne sommes pas forcément des grands spécialistes de foot, mais en tant que Malouins, on voulait vivre ça. »
Les frissons du haut niveau, Nathalie connaît. Cette supportrice d'En Avant a gagné « deux Coupes de France » contre le Stade Rennais. Elle est venue « par curiosité » et soutient évidemment « le petit poucet breton ».
Juste avant l'entrée du stade, les bénévoles de l'USSM se sont postés avec leurs cartons d'écharpes, de bonnets et de cornes aux couleurs du club. « Une petite écharpe ! Ça vous irait bien, vous ne portez pas de jaune », lance un jeune vendeur à un spectateur pressé.
20 h 55. Les abords du stade sont quasi déserts, mais l'intérieur du Roudourou est déjà bouillant. C'est l'heure du peuple malouin...