Corinne Montanard
Drag to set position!
----- Biographie photo :
Originaire du sud-est de la France, Corinne pris connaissance, en début d’année 2010, des travaux de David Hull et de ses « lâchés d’appareil » ; émerveillée par la singularité de ses œuvres, elle s’inspira de sa démarche développant, dès lors, sa propre technique : l’appareil n’est ainsi plus « lâché » mais seulement déplacé, en mouvements brusques, sous tous les angles souhaités. Et les résultats peuvent très vite devenir saisissants.
Chaque prise est unique : il n’est donc pas question d’en retirer la magie avec des retouches créatives ; tout au plus Corinne agira parfois, et très parcimonieusement, sur la luminosité ou les contrastes.
Saisir l’image telle qu’elle se donne, sans sophistication d’aucune sorte, c’est bien ici l’essentiel.
----- Biographie peinture :
C’est à l’improviste que la peinture est entrée dans la vie de Corinne ; la musicienne qu’elle est ne s’y attendait pas : et c’est au détour d’une suggestion de son mari qu'elle se décida, en 2007, et sans aucune connaissance préalable de la chose picturale, à métamorphoser ses notes en couleurs et les jeter sur une toile.
Elle joue du violoncelle pizzicato dans un style intuitif, sans respect de la structure et dans une constante improvisation : c’est donc tout naturellement qu'elle reporte la même démarche lorsqu'elle peint. Lorsqu'elle peint : sans contrainte ni astreinte d’aucune sorte, dans un halètement constant, à la frontière de l’apnée, tellement elle se sent possédée par les formes qui se dévoilent à chaque mouvement de pinceau.
Possédée, oui : car sa façon de peindre est brutale, bâtie des impulsions soudaines qui articulent ses gestes. Ici, point de repos : l’esprit a cédé à l’âme, la raison, à la folie de l’instant. Le moment est intense, unique et ne renaîtra pas de ses cendres : et c’est dans cette expérience exténuante qu'elle laisse une partie d'elle-même, une partie métaphysique qu’elle n'explique pas et que pourtant, elle comprend.
C’est en ce sens qu'elle a, d’ailleurs, tant de mal à céder ses œuvres ! Car elles sont effectivement ces parties d'elle-même, ces choses qu'elle est sans pouvoir les nommer, ces secrets qu'elle a pu matérialiser et qu'elle livre à l’autre, impudiquement.
Au fond, ses couleurs sont à ses notes ce qu'elle est à elle-même : un frémissement intérieur, une certaine fréquence d’être qu'elle a besoin de communiquer et, paradoxalement, qu’il lui coûte de partager.
L’art lui est décidément une affaire bien intime.
- JoinedSeptember 2010
- CountryFrance
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