« L’oeil ne voit pas par lui même, il lui faut son reflet » William Shakespeare

 

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La poésie et la photographie ne font q’un pour moi.

Quand ces deux arts fusionnent, alors le cliché est bon, bon « à être montré… »

Mais combien de clics pour un bonne prise de vue?

Ceci est le travail et le secret du photographe.

Pour ma part, armé de mon appareil photo, je déambule dans les couloirs de la vie...

Le sujet du reflet, tout comme celui de la lumière ou des pierres est ma crédo.

J'aime me remémorer cette citation.

 

Bertolt Brecht, « le plus beau de tous les arts est…l’art de vivre ! »

Quelle évidence !

Arnaud

  

"L’œil d’Arnaud

Qui voit à livre ouvert dans le reflet profond des choses

Sous le miroir de l’eau ,là ou dort la vérité cachée

Sans que personne ne songe à l’y chercher

La où l’âme est transpercée, là où la vie reprend vie et ose

Se montrer nue et alanguie sous la triste réalité du fil de l’eau

Ou se prélassent les songes et la poésie , là où le temps n’est plus

Ou se baignent d’incroyables tours d’argent et de lumière

Qu’aucun architecte n’a encore rêvées

Et qui pour toi et pour toi seul

Vibrent et luisent et tanguent et scintillent en un mirage plus réel que le réel

Entre deux mondes où le rêve, l’éternité d’un univers onirique

De légendes de nymphes et d’ondine mêlée au sang de Narcisse Et au lys de robes et de chevelures semblent souffler à ton oreille

D’étranges murmures venus des millénaires …"

Sylvie Cernesse, architecte

  

"Quand j’ai découvert les photos d’Arnaud (AVE), mon regard s’est noyé dans un flou vivant, un reflet attirant qui a suscité en moi un élan créatif pour tenter d’écrire ce qui ne se voit pas, ce qui ne se dit pas, pour inscrire les impressions de l’âme.

L’eau est un support constamment en mouvement sauf lorsqu’on parle de mer très calme ou de mer plate. Dans les photos d’AVE, l’eau qu’il immortalise sur ses clichés possède un courant énergisant, un frémissement qui donne à voir la réalité dans une dimension intérieure et subtile.

Lors d’un premier regard, furtif, je suis étonnée par ces tâches de couleur qui se détachent du bleu du ciel reflété. L’eau est un caméléon, elle adopte toutes les couleurs de son environnement par sa transparence. Régénérée par ces reflets qui s’offre à elle, elle devient forme, vie, histoire, il projette un film qui défile dans les sillons de l’eau. Et moi, observatrice indépendante qui regarde cet instant de l’eau, je laisse aller mon imagination débordante pour décrypter les formes et désacraliser les couleurs.

Dans plusieurs des clichés, je remarque la prépondérance d’une tâche traversante qui s’impose à l’eau comme un dieu puissant qui annoncerait sa venue. J’imagine que de l’autre côté, dans la réalité, il y a une masse imposante qui absorberait l’énergie et la douceur de l’eau. Lorsque la tâche qui barre la route du courant est plus claire, je pense instantanément au reflet argenté de la pleine lune sur l’eau qui me fascine. Tout autour, un marron, couleur de Sienne, me rappelle que nous sommes en plein jour, et au petit matin, et que la bande blanche n’est qu’une illusion, un passage établi pour ceux qui auraient envie de suivre la trace de Jésus en marchant sur l’eau.

Je ne peux m’empêcher de penser aux tableaux de Turner lorsque je pénètre dans l’univers des photos d’AVE. Turner est le précurseur de l’impressionnisme et dans ses tableaux se révèle le pouvoir suggestif de la couleur. De la même manière que l’eau absorbe les formes, Turner les dissout dans le frémissement de la lumière. AVE a peut-être voulu nous faire passer le message que nous devons déconditionner notre regard et chercher dans l’esquisse et dans les premiers traits la vraie nature des objets qui s’offrent à notre vue. La présence de la ville, du port est oubliée, les détails du sujet sont dissous dans un flou absorbant et on ne peut plus imaginer d’aspect narratif. On est dans l’instant présent, on est dans l’instantané pénétrant qui nous téléporte directement dans le rêve, dans le silence de l’âme. Autour de nous, il n’y a plus les bruits de la ville ; nos perceptions sont plongées dans un monde étrange et mystérieux où tout se fige, se cristallise, mais le ressenti explose dans toutes nos cellules.

L’illusion de l’eau nous hypnotise car elle détruit toutes nos certitudes et l’ordre établi. Notre âme, réceptive, ressent une attirance dans le trait fuyant de ces silhouettes qui ne font qu’éclairer un instant nos yeux subjugués. Le miroir de l’eau nous ramène à un regard primitif, un regard dénué de pensées et de jugements, un regard de nouveau-né qui reçoit un éclair de vie plein les yeux comme Dante qui arrive avec Béatrice au paradis et qui est ébloui par tant de lumière. Comment ne pas rendre son esprit sage et ouvert à la vue d’un tel accueil ?

La photographie d’un reflet est la représentation d’un atmosphère, d’une ambiance, d’une température, où disparaissent les perceptions sensorielles, tactiles et olfactives pour ne se centrer que sur celle du regard. On est obligé de garder une distance avec l’eau car si on s’imagine tremper sa main ou mêler son corps aux sillons de l’eau, les couleurs vont s’éparpiller et notre intervention aura détruit le sacré de l’instant. Mais, en même temps, on est attiré indéniablement vers ce reflet imposant, comme s’il voulait nous révéler la vérité de notre existence. On voudrait savoir ce qui se cache derrière, au fond des choses, mais cela restera un secret, enfoui dans les profondeurs de l’eau souveraine. Nous sommes attirés aussi parce que nous sommes constitués d’eau et notre corps reconnaît une alliée, une amie, une complice, en sa présence. Nous sommes sortis de l’eau du ventre de notre mère et nous aimerions bien y retourner ; nous sommes happés par notre environnement et notre quotidien et nous aimerions bien retrouver la pureté de l’eau qui dissout nos erreurs et nos dérives.

Mais ne nous leurrons pas, l’eau dans sa magnificence et sa légèreté nous révèle aussi l’impermanence de la vie. Si le reflet existe, c’est que de l’autre côté, il y a l’envers du décor, la réalité tangible qu’on voudrait fuir quand le quotidien étouffe et que les problèmes nous submergent. Comme la grotte de Platon, on ne perçoit que les ombres jaillissantes dans la lumière, mais là-haut, que se passe-t-il ?

Je ne veux pas le savoir. Je veux rester dans l’illusion de mon rêve éveillé. Je veux continuer à me laisser voguer dans ces eaux faussement stagnantes.

Je m’attarde sur un cliché mystérieux qui me fascine et m’amplifie d’émotions. Comment ne pas être attiré par cette masse blanche mouvante qui donne l’impression d’un château en lévitation, sorti d’un tableau inachevé, déstructuré ? Où est Ophélie ? Un élan de romantisme m’envahit ; je me sens dans une intemporalité complète : le temps est suspendu. Je vogue sur un lac vaporeux avec Lamartine qui me déclame ses poèmes ; je me promène avec l’être aimé, tels deux anges qui visitons ce château flottant, ou, comme une invitation au voyage, je m’envole pour Venise et j’atterris au milieu d’un tableau de Turner, où le goût de l’inachevé laisse présager toutes les découvertes.

Je n’ai pas envie de savoir ce qui se passe de l’autre côté, à l’envers ; je ne veux rien savoir de la vérité de cette masse imposante gravitant autour d’un ciel gris-bleu reposant. Je ne veux pas relever la tête pour découvrir ce qui s’impose en face de moi, sans que je l’ai choisi. Je veux rester tête baissée à songer, à voyager, à poétiser l’insondable.

Lorsqu’on voyage dans un pays étranger, il est facile de poser son regard sur n’importe quel objet, sujet, car tout est nouveau, tout est matière à observation et à décortication. Mais va-t-on au fond des choses ? S’imprègne-t-on de la racine, des origines, des fondations ? S’accorde-t-on un instant, une pause pour baisser un peu la tête et découvrir l’envers du décor, la magie des ombres, l’énergie de la lumière, le mouvement de la vie invisible, cachée, les secrets du miroir. Seul un être sensible, curieux, comme AVE, amoureux de l’art et poète voyageur peut nous inviter à rééduquer notre regard et cheminer dans nos reflets intérieurs."

Elisabeth HEMOUR (Lysey), poétesse

 

"Le travail d’Arnaud de Villeneuve Esclapon questionne nos sens et en premier lieu notre sens nodal : la vision. Dans ces clichés, les interrogations sont nombreuses, la réalité devient reflet, l’imaginaire, réflexion. Est ce un sillage ? Une béance dans l’onde ? Un conifère ? Un poisson scie vu du dessous ? A la manière des dadaïstes et des pataphysiciens, Arnaud propose une vision poétique des choses de la vie, comme ces espaces temps en marge du réel chers à l’argentin Borges et plus encore à l’irlandais James Joyce… puisqu’il s’agit d’une image réalisée à Dublin. Ce que l’immortel auteur d’Ulysses disait dans son génial Finnegan’s Wake pourrait s’appliquer aux œuvres présentées ici : « l’étincelle de sa géniale fantaisie, la profondeur de sa sagacité ».

Jean Marc Dos Santos

  

"Tous ceux qui ont eu l’occasion de visiter l’Irlande le savent : les Irlandais cultivent naturellement le plaisir de l’accueil.

Accueil cher à Arnaud de Villeneuve Esclapon, ce dont il a, sans aucun, doute hérité de ses aïeux.

Pour découvrir l'âme et la chaleur celtiques, il faut parcourir les recoins de l’île, visiter les villages cachés et les péninsules sauvages de la verte Érin. C’est ce que fait pour nous Arnaud à travers ses clichées. Si l'Irlande demeure si humaine, c’est sans doute parce qu’elle a beaucoup souffert autrefois. De ce pays magnifique, où les paysages ressemblent à des gravures romantiques du XIXe siècle,

Arnaud, dont la famille remonte à plus de mille ans en Provence, vous fait découvrir avec l’œil de son appareil photo, des clichés aux vues sublimes révélées avec passion et qui nous laissent un peut rêveur.

Le soleil brille à travers la pluie, les ballades tristes débouchent sur des gigues déchaînées... Et si, de la plupart des contrées qu’il nous fait visiter, Arnaud nous en rapporte des souvenirs, c’est aussi chaque fois un peu de lui-même qu’il laisse en Irlande... Car, jumelles à sa patrie, l’Irlande est celle de son cœur, tout comme l’est la Provence."

Luc Antonini, généalogiste.

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