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Le camp retranché de Lille était composée principalement d'une ceinture de sept forts, onze ouvrages et deux batteries ; Mons est un fort détaché à l'est de cette ceinture1.
C'est un fort Séré de Rivières de la première génération, construit en maçonnerie de briques recouverte d'une épaisse couche de terre, entouré de fossés défendus par deux caponnières (une double au nord-est et une simple au sud-est), le fossé de gorge par deux batteries de flanquement2. L'artillerie était placée sur des plateformes à l'air libre, séparées par des traverses-abris.
Le fort a été construit entre 1878 et 1880, à la suite du décret de 1878 signé par le président Patrice de Mac Mahon.
Par le décret du 21 janvier 1887, le ministre de la Guerre Georges Boulanger renomme tous les forts, batteries et casernes avec les noms d'anciens chefs militaires3. Pour le fort de Mons, son « nom Boulanger » est en référence au maréchal Étienne Macdonald : le nouveau nom devait être gravé au fronton de l'entrée. Dès le 13 octobre 1887, le successeur de Boulanger au ministère, Théophile Ferron, abroge le décret4. Le fort reprend officiellement son nom précédent.
Le "miroir des aigles " de René Char..
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LE THOR
Dans le sentier aux herbes engourdies où nous nous étonnions, enfants, que la nuit se risquât à passer, les guêpes n’allaient plus aux ronces et les oiseaux aux branches. L'air ouvrait aux hôtes de la matinée sa turbulente immensité. Ce n'étaient que filaments d'ailes, tentation de crier, voltige entre lumière et transparence. Le Thor s'exaltait sur la lyre de ses pierres. Le mont Ventoux, miroir des aigles, était en vue. Dans le sentier aux herbes engourdies, la chimère d'un âge perdu souriait à nos jeunes larmes.
LES LOYAUX ADVERSAIRES (1945),
in FUREUR ET MYSTÈRE