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Le vieux poirier qu'on aimait tant.

Un poirier Louise bonne, bien 8 mètres de haut, qu'on avait taillé avec soin et jusqu'à la cime pour le rajeunir et pour sa beauté... une grande majorité d'alsaciens sont totalement ignares et obtus quant à la nature... ils laissent pousser les arbres, les laissent pourrir, les arrachent; laissent des branches mortes et des fouillis impénétrables, puis les taillent à la tronconneuse, sans éclaircir finement les branches en prévoyant la repousse la meilleure... les vergers sont arrachés les uns après les autres...

 

Ce genre de gens tondent toutes les semaines, créent des déserts, retournent les prairies sauvages ou y mettent des engrais, plantent des massifs avec des fleurs vulgaires, traitent... résultat: à la floraison des arbres fruitiers, plus aucune abeille... elles crèvent de faim à cause de la biodiversité florale très faible et des traitements.

 

Ici, le propriétaire du terrain, qui pourtant a grandi en fauchant l'herbe de ce verger, a voulu de l'argent... il a eu son argent.

Mais le vieux poirier est mort, et avec lui une partie de ce qui allait avec (la belle prairie aux rhinanthes, le vieux sous-bois, les lézards, les guêpes...).

 

Les gens se promèneront moins par ici, n'y discuteront plus de pommes et de lysimaque, d'arboriculture, de politique... ils iront voir mon érable et les prairies à orchidées qui subsitent encore près des saules et des vergers ( www.flickr.com/photos/refletsdevert/sets/72157603403374640/ ).

 

 

 

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Uploaded on August 24, 2008