MURA Francesco de 1740c Le départ d'Énée
Photo recadrée et utilisée par Wikipedia Brest contre ma volonté exprimée, sous prétexte que l’œuvre est dans le domaine public. Comparez l’EXIF :
commons.wikimedia.org/wiki/File:Francesco_de_Mura_1740c_L...
Francesco de MURA
(Naples, 1696 - id., 1782)
Le départ d'Énée
vers 1740
Huile sur toile, 102 × 129 cm
Acquisition 1969
BREST Musée des Beaux-Arts
12/06/2016 : nouvelle photo
Ce tableau compte parmi les meilleures productions de cet élève de Solimène, le plus grand peintre napolitain de sa génération avec Corrado Giaquinto. Le tableau de Brest est à rapprocher des fresques avec l'Histoire de Thésée du Palais Royal de Turin peintes vers 1741-42, des Scènes de la vie de César et d'Alexandre envoyées par l'artiste de Naples à Turin en 1758 et du Moïse sauvé des eaux (inédit) de la cathédrale de Grenoble. Peint au moment de la pleine maturité de l'artiste, dans cette gamme de couleurs à la fois pâles et vives propre à l'artiste, dominée par les bleus, les roses et les verts, le tableau de Brest est un bel exemple de cet art, dont l'harmonie à la fois lyrique et classique est une réponse napolitaine aux compositions mythologiques d'un Boucher. L'Allégorie des Arts, récemment entrée au Louvre, est le chef-d’œuvre absolu du maître.
Nicola Spinosa a bien voulu nous signaler une autre version postérieure en date et plus grande que celle de Brest, au Castello Sforesco de Milan.
Catalogue "Renaissance du Musée de Brest" : bibliotheque.idbe.bzh/data/cle_140/Renaissance_du_MusAe_d...
Artiste napolitain, Francesco de Mura (1696-1782) fut l'élève de Solimena et connu un grand succès.
Mura traite ici du départ d'Énée de Carthage, un thème tiré de L'Énéide de Virgile. Jupiter s'opposant aux amours de Didon et d'Énée, ce dernier doit quitter le rivage africain. Se découvrant abandonnée, Didon se donnera la mort. Peint au moment de sa pleine maturité, dans une gamme de couleurs à la fois pâle et vive, propre à l'artiste, le Départ d'Énée compte parmi les meilleures productions de cet artiste. C'est un bel exempte de la réponse napolitaine aux compositions mythologiques de Boucher. Ce thème mythologique a souvent été abordé par les artistes italiens du 18ème siècle. (cf. Didon et Énée de Ludwig Stern, également conservé au Musée des Beaux-arts de Brest).
Fiche de visite du Musée
Avec cet instant représentant en couleurs vives et pâles une scène de l'Énéide de Virgile consacrée aux amours entre Didon et Énée, Mura apporte son génie propre à la tradition napolitaine du XVIIIe siècle. Il accorde une vibrante sensualité aux figures féminines indiquant au prince troyen le chemin de son exil dicté par Jupiter, qui s'oppose à ses amours avec Didon. Le casque ailé que celui-ci porte montre que le peintre a choisi de l'assimiler à Hermès, le dieu grec messager de l'injonction de Jupiter à quitter Carthage pour aller fonder Rome, tant son obéissance aux dieux est absolue.
Obtenu par un vaste répertoire de gestes de mains, le drame s'accommode de la perfection des formes et des contours purs du dessin. Le modelé ferme mis en valeur par un éclairage clair et stable ayant valeur de lumière éternelle, favorise l'expression d'une beauté idéale résumée dans des visages particulièrement ressemblants.
Les couleurs participent au récit avec des tons clairs et lumineux pour évoquer l'état d'esprit des femmes qu'agite la décision d'Énée, et un rouge pour traduire la puissance du héros, malgré ses déconvenues.
Dossier pédagogique pour l'exposition "Les maîtres italiens du musée de Brest" (avril 2014 - janvier 2015)
musee.brest.fr/fileadmin/imported_for_brest/fileadmin/Sit...
MURA Francesco de 1740c Le départ d'Énée
Photo recadrée et utilisée par Wikipedia Brest contre ma volonté exprimée, sous prétexte que l’œuvre est dans le domaine public. Comparez l’EXIF :
commons.wikimedia.org/wiki/File:Francesco_de_Mura_1740c_L...
Francesco de MURA
(Naples, 1696 - id., 1782)
Le départ d'Énée
vers 1740
Huile sur toile, 102 × 129 cm
Acquisition 1969
BREST Musée des Beaux-Arts
12/06/2016 : nouvelle photo
Ce tableau compte parmi les meilleures productions de cet élève de Solimène, le plus grand peintre napolitain de sa génération avec Corrado Giaquinto. Le tableau de Brest est à rapprocher des fresques avec l'Histoire de Thésée du Palais Royal de Turin peintes vers 1741-42, des Scènes de la vie de César et d'Alexandre envoyées par l'artiste de Naples à Turin en 1758 et du Moïse sauvé des eaux (inédit) de la cathédrale de Grenoble. Peint au moment de la pleine maturité de l'artiste, dans cette gamme de couleurs à la fois pâles et vives propre à l'artiste, dominée par les bleus, les roses et les verts, le tableau de Brest est un bel exemple de cet art, dont l'harmonie à la fois lyrique et classique est une réponse napolitaine aux compositions mythologiques d'un Boucher. L'Allégorie des Arts, récemment entrée au Louvre, est le chef-d’œuvre absolu du maître.
Nicola Spinosa a bien voulu nous signaler une autre version postérieure en date et plus grande que celle de Brest, au Castello Sforesco de Milan.
Catalogue "Renaissance du Musée de Brest" : bibliotheque.idbe.bzh/data/cle_140/Renaissance_du_MusAe_d...
Artiste napolitain, Francesco de Mura (1696-1782) fut l'élève de Solimena et connu un grand succès.
Mura traite ici du départ d'Énée de Carthage, un thème tiré de L'Énéide de Virgile. Jupiter s'opposant aux amours de Didon et d'Énée, ce dernier doit quitter le rivage africain. Se découvrant abandonnée, Didon se donnera la mort. Peint au moment de sa pleine maturité, dans une gamme de couleurs à la fois pâle et vive, propre à l'artiste, le Départ d'Énée compte parmi les meilleures productions de cet artiste. C'est un bel exempte de la réponse napolitaine aux compositions mythologiques de Boucher. Ce thème mythologique a souvent été abordé par les artistes italiens du 18ème siècle. (cf. Didon et Énée de Ludwig Stern, également conservé au Musée des Beaux-arts de Brest).
Fiche de visite du Musée
Avec cet instant représentant en couleurs vives et pâles une scène de l'Énéide de Virgile consacrée aux amours entre Didon et Énée, Mura apporte son génie propre à la tradition napolitaine du XVIIIe siècle. Il accorde une vibrante sensualité aux figures féminines indiquant au prince troyen le chemin de son exil dicté par Jupiter, qui s'oppose à ses amours avec Didon. Le casque ailé que celui-ci porte montre que le peintre a choisi de l'assimiler à Hermès, le dieu grec messager de l'injonction de Jupiter à quitter Carthage pour aller fonder Rome, tant son obéissance aux dieux est absolue.
Obtenu par un vaste répertoire de gestes de mains, le drame s'accommode de la perfection des formes et des contours purs du dessin. Le modelé ferme mis en valeur par un éclairage clair et stable ayant valeur de lumière éternelle, favorise l'expression d'une beauté idéale résumée dans des visages particulièrement ressemblants.
Les couleurs participent au récit avec des tons clairs et lumineux pour évoquer l'état d'esprit des femmes qu'agite la décision d'Énée, et un rouge pour traduire la puissance du héros, malgré ses déconvenues.
Dossier pédagogique pour l'exposition "Les maîtres italiens du musée de Brest" (avril 2014 - janvier 2015)
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