.J.M.
Banalités ou le jour de mon premier meurtre
Je m’arrangeais le plus fréquemment possible pour me retrouver seule, dans l’étroite salle informatique, afin de ne pas avoir à écouter les commérages incessants générés inévitablement lors d’un rassemblement de femmes dans un même bureau. L’inconvénient de cette pièce était qu’elle jouxtait la salle de réunion, occupée dès 16h30 par « l équipe goûter » qui devait chaque soir avoir quelque chose à fêter : Un anniversaire, un départ en RTT, un orgasme bien simulé ? L’annonce des nouvelles n’était jamais audible, mais je jouissais des éclats de rire forcés, des reniflements de l’hilare grippé, des claquements de cuisse du bureaucrate démonstratif.
Banalités ou le jour de mon premier meurtre
Je m’arrangeais le plus fréquemment possible pour me retrouver seule, dans l’étroite salle informatique, afin de ne pas avoir à écouter les commérages incessants générés inévitablement lors d’un rassemblement de femmes dans un même bureau. L’inconvénient de cette pièce était qu’elle jouxtait la salle de réunion, occupée dès 16h30 par « l équipe goûter » qui devait chaque soir avoir quelque chose à fêter : Un anniversaire, un départ en RTT, un orgasme bien simulé ? L’annonce des nouvelles n’était jamais audible, mais je jouissais des éclats de rire forcés, des reniflements de l’hilare grippé, des claquements de cuisse du bureaucrate démonstratif.