Satyre du type du Satyre verseur
Satyre du type du Satyre verseur, Marbre, Inv. Ma 2333, Musée du Louvre
Fig. 5 : Statue du type Aphrodite de Cnide dite "Vénus du Belvédère"
2,11m, Marbre
Musée du Vatican, Vatican 4260
Cette grande statue (1, 85 m) de provenance inconnue est en marbre grec hormis les parties restaurées en marbre de Carrare. C'est un écho romain d'une réinterprétation hellénistique du chef d'oeuvre de Praxitèle. Elle a conservé sa tête.
Elle est proche d'une autre Vénus conservée au Vatican dite Vénus Colonna.
Aphrodite est représentée nue, sa tête se tourne et s'incline vers la gauche. Son visage, un ovale plein, est encadré de mèches de cheveux ondulés réunis en chignon à l'arrière du crâne. Sa main droite est placée au niveau du sexe tandis que sa main gauche semble soulever l'étoffe qu'elle commence à ramener sur le corps et au pied de laquelle se trouve un petit vase, peut-être un pot à onguents. Elle offre une silhouette hanchée aux lignes sinueuses, aux hanches larges et aux seins généreux. On ne sait si elle se prépare au bain ou si elle est surprise au bain.
L'Aphrodite de Cnide était avec le Zeus d'Olympie la statue la plus connue de l'Antiquité ainsi que l'attestent les nombreuses copies romaines. Elle doit sa célébrité à la nudité complète de la représentation de la déesse de l'amour. Si le nu masculin est systématique dans la statuaire grecque dès l'origine, si l'on sait que les athlètes concouraient nus car la nudité était une marque distinctive séparant les grecs des barbares, il n'en est pas de même du nu féminin. Le nu féminin n'apparaît qu'à la fin du Ve siècle et s'épanouit au IVe siècle. De toutes les déesses, seule Aphrodite était représentée nue.
En réalisant cette Aphrodite l'intention de Praxitèle n'était sans doute pas uniquement esthétique et on peut donner à cette nudité une interprétation religieuse : " Aphrodite serait nue non pas seulement pour donner à voir la parfaite beauté de son corps mais aussi pour donner à sa nature de déesse de l'amour sa puissance la plus intense, une puissance accrue par la purification du bain ". (Alain Pasquier, Praxitèle, Catalogue 2007 de l'exposition).
L'Aphrodite de Cnide de Praxitèle s'inscrit dans un contexte historique précis. Dès la fin du Ve siècle dans une Grèce meurtrie par la guerre du Péloponnèse qui met aux prises Athènes et Sparte, naissent de nombreuses représentations de la déesse de l'amour ce qui témoigne d'une nouvelle sensibilité. Les images des dieux puissants et majestueux (par exemple au Louvre l'Athéna Velletri ou l'Athéna Médicis dite Minerve Ingres ou l'Apollon de Cassel) qui dominaient les représentations divines au Ve siècle s'effacent tandis que se multiplient les images d'Aphrodite et de son fils Eros. D'après les sources littéraires Praxitèle aurait réalisé une dizaine de créations représentant Aphrodite mais aussi des statues autonomes d'Eros dont il existe de nombreuses répliques romaines (comme l'Eros Borghèse conservé au musée du Louvre).
Il aurait aussi réalisé un groupe statuaire connu uniquement grâce à Pausanias qui signale qu'à Mégare dans le temple d'Aphrodite, la déesse était entourée de deux statues représentant Peitho et Paregoros, allégories de la Persuasion et de la Consolation. La divinisation et personnification d'idées se répand au IVe siècle et l'on sait que l'un des premiers exemples connu est dû au père de Praxitèle, le sculpteur Céphisodote auteur le groupe d'Eirénè portant l'enfant Ploutos, allégorie de la Paix ramenant la prospérité.
Satyre du type du Satyre verseur
Satyre du type du Satyre verseur, Marbre, Inv. Ma 2333, Musée du Louvre
Fig. 5 : Statue du type Aphrodite de Cnide dite "Vénus du Belvédère"
2,11m, Marbre
Musée du Vatican, Vatican 4260
Cette grande statue (1, 85 m) de provenance inconnue est en marbre grec hormis les parties restaurées en marbre de Carrare. C'est un écho romain d'une réinterprétation hellénistique du chef d'oeuvre de Praxitèle. Elle a conservé sa tête.
Elle est proche d'une autre Vénus conservée au Vatican dite Vénus Colonna.
Aphrodite est représentée nue, sa tête se tourne et s'incline vers la gauche. Son visage, un ovale plein, est encadré de mèches de cheveux ondulés réunis en chignon à l'arrière du crâne. Sa main droite est placée au niveau du sexe tandis que sa main gauche semble soulever l'étoffe qu'elle commence à ramener sur le corps et au pied de laquelle se trouve un petit vase, peut-être un pot à onguents. Elle offre une silhouette hanchée aux lignes sinueuses, aux hanches larges et aux seins généreux. On ne sait si elle se prépare au bain ou si elle est surprise au bain.
L'Aphrodite de Cnide était avec le Zeus d'Olympie la statue la plus connue de l'Antiquité ainsi que l'attestent les nombreuses copies romaines. Elle doit sa célébrité à la nudité complète de la représentation de la déesse de l'amour. Si le nu masculin est systématique dans la statuaire grecque dès l'origine, si l'on sait que les athlètes concouraient nus car la nudité était une marque distinctive séparant les grecs des barbares, il n'en est pas de même du nu féminin. Le nu féminin n'apparaît qu'à la fin du Ve siècle et s'épanouit au IVe siècle. De toutes les déesses, seule Aphrodite était représentée nue.
En réalisant cette Aphrodite l'intention de Praxitèle n'était sans doute pas uniquement esthétique et on peut donner à cette nudité une interprétation religieuse : " Aphrodite serait nue non pas seulement pour donner à voir la parfaite beauté de son corps mais aussi pour donner à sa nature de déesse de l'amour sa puissance la plus intense, une puissance accrue par la purification du bain ". (Alain Pasquier, Praxitèle, Catalogue 2007 de l'exposition).
L'Aphrodite de Cnide de Praxitèle s'inscrit dans un contexte historique précis. Dès la fin du Ve siècle dans une Grèce meurtrie par la guerre du Péloponnèse qui met aux prises Athènes et Sparte, naissent de nombreuses représentations de la déesse de l'amour ce qui témoigne d'une nouvelle sensibilité. Les images des dieux puissants et majestueux (par exemple au Louvre l'Athéna Velletri ou l'Athéna Médicis dite Minerve Ingres ou l'Apollon de Cassel) qui dominaient les représentations divines au Ve siècle s'effacent tandis que se multiplient les images d'Aphrodite et de son fils Eros. D'après les sources littéraires Praxitèle aurait réalisé une dizaine de créations représentant Aphrodite mais aussi des statues autonomes d'Eros dont il existe de nombreuses répliques romaines (comme l'Eros Borghèse conservé au musée du Louvre).
Il aurait aussi réalisé un groupe statuaire connu uniquement grâce à Pausanias qui signale qu'à Mégare dans le temple d'Aphrodite, la déesse était entourée de deux statues représentant Peitho et Paregoros, allégories de la Persuasion et de la Consolation. La divinisation et personnification d'idées se répand au IVe siècle et l'on sait que l'un des premiers exemples connu est dû au père de Praxitèle, le sculpteur Céphisodote auteur le groupe d'Eirénè portant l'enfant Ploutos, allégorie de la Paix ramenant la prospérité.