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Colonne par Philibert Delorme colonne constituant un fragment du palais des Tuileries , les torches croisées, les plumes coupées, autour d’un miroir brisé, évoquent la douleur de Catherine face à la mort de son époux, le roi Henri II.

une arcade entière provenant du Palais des Tuileries (ill.) de Philibert de l’Orme qui vient d’y être remontée après avoir été conservée depuis la fin du XIXe siècle dans l’Ecole des Ponts et Chaussées. L’Hôtel qui abritait cette institution ayant été vendu par l’Etat, ce vestige ne pouvait y rester et le public pourra ainsi en profiter.

Ce grand fragment du palais disparu, qui se trouvait sur la façade côté jardin, a été restauré par Carlo Usai, sous la direction de l’architecte du Louvre Michel Goutal, et sur la base d’une étude historique menée par Guillaume Fonkenell.

On est frappé par son excellent état de conservation qui permet d’apprécier pleinement la sculpture des reliefs qui décorent les bagues des colonnes. On y voit notamment le miroir brisé, allusion à la mort du roi Henri II, entouré de plumes, en latin « pennae », jeu de mots pour évoquer la peine de Catherine de Médicis devant ce funeste événement. On y trouve aussi des torches, que l’on peut interpréter comme une allégorie de l’amour de la reine pour Henri, dénoué par la mort (d’où la présence de lacets). D’autres symboles tels que des massues croisées, un fil à plomb, des branches d’olivier, sont autant d’allusions à Catherine de Médicis comme le montre Guillaume Fonkenell dans le très beau livre qu’il a consacré, l’année dernière, au Palais des Tuileries, et dont nous n’avions malheureusement pas eu le temps de parler. Il aurait certainement mérité une recension élogieuse et cette brève est ainsi l’occasion d’en dire un mot.

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Uploaded on July 2, 2011
Taken on July 2, 2011