l'abbaye de Longpont
Longpont la cistercienne
Fille de Clairvaux, l’abbaye de Longpont fut fondée en 1131 par Bernard de Clairvaux à la demande de l’évêque de Soissons. Son église abbatiale fut sacrée en 1227, en présence de Saint Louis, de retour de son sacre à Reims. Plusieurs fois assaillie lors des conflits du XVe et XVIe siècles, elle entame une période faste à partir du règne de François 1er sous le régime de la commende. Dégagés de la vie monacale, les abbés commendataires percevaient directement
les bénéfices de l’Abbaye et, dès cette période, une partie des bâtiments fut transformée en un somptueux Palais Abbatial. Cette partie est sans doute la mieux conservée du site, présentant un élégant vestibule, l’ancien cellier des moines et ses remarquables arcades ainsi que le « chauffoir » doté d’une imposante cheminée centrale unique en son genre. De l’église abbatiale Notre-Dame de Longpont, il ne reste malheureusement plus que l’enveloppe : le fronton percé d’une rosace complètement évidée et les murs extérieurs sur lesquels s’appuient les contreforts.
Du temps de sa splendeur, cet édifice gothique rivalisait avec la cathédrale de Soissons, mais, comme de nombreux édifices religieux, il fut vidé de ses occupants en 1793 et voué à une lente démolition, exploité comme carrière de pierre. L’ensemble sera finalement racheté peu après le Concordat en 1804 par le Comte Henri de Montesquiou qui fait dès lors du palais abbatial son château. Originaire de Gascogne, la famille de Montesquiou-Fezensac portait le nom de Montesquiou d’Artagnan jusqu’au XVIIIe siècle. Ainsi, on trouve dans ses rangs le grand-père maternel du fameux héros de Dumas qui fut bel et bien mousquetaire au service de Louis XIV.
De l'église abbatiale, il ne reste que le fronton principal avec la grande rosace vide, et des murs et contreforts extérieurs. La toiture a entièrement disparu ainsi que l'ensemble du chœur et du transept.
Sur la droite on trouve deux bâtiments entourant la cour où subsiste une des galeries du cloître, aménagés au xviiie siècle, avec une façade principale ornée de balcons de style Louis XIV en fer forgé.
Dans ces bâtiments on peut encore voir :
le chauffoir des moines, avec sa grande cheminée centrale reposant sur quatre piliers, du xiiie siècle ;
l'ancien cellier gothique du xiiie siècle, aménagé au xviiie siècle pour loger les hôtes des abbés commendataires, deux rangées de baies, garnies de balcons au premier étage, ont été percées au xviiie siècle dans les arcatures du xiiie siècle ;
le vestibule du xviiie siècle avec son grand escalier de pierre orné d'une rampe de fer forgé.
Dans le village il reste la porte fortifiée de l'abbaye datant du xve siècle dont l'étage à colombages est flanqué de quatre tourelles à toit de pierre. Cette porte se présente sous la forme d'un massif rectangulaire flanqué de quatre tourelles et dont la partie sud a été restaurée. Trois des tourelles sont sur tas de charge et s'appuient sur des contreforts. Il est percé de deux portes, piétonne et charretière, en arcs en tiers-point. La porte charretière est précédée d'un massif plus tardif. L'espace ainsi ménagé entre les deux est défendu par un assommoir qui s'ouvre entre un arc bandé en avant des deux tas de charge des tourelles et la porte. Une galerie de bois datant de la Renaissance est accrochée vers l'intérieur4. Cette entrée fortifiée, construite à la manière d'un châtelet pouvant loger une petite garnison de protection, est un des rares exemples de construction de ce type dans l'enceinte d'une abbaye. Sur sa façade extérieure ont été gravées les armoiries de l'abbaye, devenues par la suite celles de la commune (D’azur au pont de trois arches d’argent posé sur une rivière du même, surmonté de deux fleurs de lys d’or).
Le monument est privé mais peut se visiter. Les samedis, dimanches et jours fériés ; des trains de la ligne Paris - Laon s'arrêtent à proximité de l'abbaye.
l'abbaye de Longpont
Longpont la cistercienne
Fille de Clairvaux, l’abbaye de Longpont fut fondée en 1131 par Bernard de Clairvaux à la demande de l’évêque de Soissons. Son église abbatiale fut sacrée en 1227, en présence de Saint Louis, de retour de son sacre à Reims. Plusieurs fois assaillie lors des conflits du XVe et XVIe siècles, elle entame une période faste à partir du règne de François 1er sous le régime de la commende. Dégagés de la vie monacale, les abbés commendataires percevaient directement
les bénéfices de l’Abbaye et, dès cette période, une partie des bâtiments fut transformée en un somptueux Palais Abbatial. Cette partie est sans doute la mieux conservée du site, présentant un élégant vestibule, l’ancien cellier des moines et ses remarquables arcades ainsi que le « chauffoir » doté d’une imposante cheminée centrale unique en son genre. De l’église abbatiale Notre-Dame de Longpont, il ne reste malheureusement plus que l’enveloppe : le fronton percé d’une rosace complètement évidée et les murs extérieurs sur lesquels s’appuient les contreforts.
Du temps de sa splendeur, cet édifice gothique rivalisait avec la cathédrale de Soissons, mais, comme de nombreux édifices religieux, il fut vidé de ses occupants en 1793 et voué à une lente démolition, exploité comme carrière de pierre. L’ensemble sera finalement racheté peu après le Concordat en 1804 par le Comte Henri de Montesquiou qui fait dès lors du palais abbatial son château. Originaire de Gascogne, la famille de Montesquiou-Fezensac portait le nom de Montesquiou d’Artagnan jusqu’au XVIIIe siècle. Ainsi, on trouve dans ses rangs le grand-père maternel du fameux héros de Dumas qui fut bel et bien mousquetaire au service de Louis XIV.
De l'église abbatiale, il ne reste que le fronton principal avec la grande rosace vide, et des murs et contreforts extérieurs. La toiture a entièrement disparu ainsi que l'ensemble du chœur et du transept.
Sur la droite on trouve deux bâtiments entourant la cour où subsiste une des galeries du cloître, aménagés au xviiie siècle, avec une façade principale ornée de balcons de style Louis XIV en fer forgé.
Dans ces bâtiments on peut encore voir :
le chauffoir des moines, avec sa grande cheminée centrale reposant sur quatre piliers, du xiiie siècle ;
l'ancien cellier gothique du xiiie siècle, aménagé au xviiie siècle pour loger les hôtes des abbés commendataires, deux rangées de baies, garnies de balcons au premier étage, ont été percées au xviiie siècle dans les arcatures du xiiie siècle ;
le vestibule du xviiie siècle avec son grand escalier de pierre orné d'une rampe de fer forgé.
Dans le village il reste la porte fortifiée de l'abbaye datant du xve siècle dont l'étage à colombages est flanqué de quatre tourelles à toit de pierre. Cette porte se présente sous la forme d'un massif rectangulaire flanqué de quatre tourelles et dont la partie sud a été restaurée. Trois des tourelles sont sur tas de charge et s'appuient sur des contreforts. Il est percé de deux portes, piétonne et charretière, en arcs en tiers-point. La porte charretière est précédée d'un massif plus tardif. L'espace ainsi ménagé entre les deux est défendu par un assommoir qui s'ouvre entre un arc bandé en avant des deux tas de charge des tourelles et la porte. Une galerie de bois datant de la Renaissance est accrochée vers l'intérieur4. Cette entrée fortifiée, construite à la manière d'un châtelet pouvant loger une petite garnison de protection, est un des rares exemples de construction de ce type dans l'enceinte d'une abbaye. Sur sa façade extérieure ont été gravées les armoiries de l'abbaye, devenues par la suite celles de la commune (D’azur au pont de trois arches d’argent posé sur une rivière du même, surmonté de deux fleurs de lys d’or).
Le monument est privé mais peut se visiter. Les samedis, dimanches et jours fériés ; des trains de la ligne Paris - Laon s'arrêtent à proximité de l'abbaye.