Château de la Celle Saint-Cloud
À l’origine, monastère essentiellement composé d'un corps de ferme et de bâtiments pour abriter les moines, il est revendu en 1616. Une bâtisse de ce qui constitue le milieu du château actuel est alors construite et change plusieurs fois de propriétaire. Sous Louis XIV, le duc de la Rochefoucauld l'acquiert et la fait achever. La marquise de Pompadour l’achète en 1748 pour s'y détendre et surveiller la construction, à Meudon, de son château de Bellevue. Elle y ajoute de nouveaux embellissements et y accueille Louis XV.
En 1750, Jacques-Jérémie Roussel de Rocquencourt, fermier général, rachète le château qu'il agrandit en construisant le pavillon et l'aile nord, lui donnant ainsi sa configuration actuelle.
De 1776 à 1804, il est acheté par Louis Pierre Parat de Chalandray qui transforme les parterres à la française, en jardin à la française, avec l'aide du paysagiste Jean-Marie Morel.
Pour tout l'Ancien régime, nous avons une connaissance exacte de l'ameublement du château grâce aux inventaires après décès conservés au Minutier central de Paris.
Puis en 1804, il passe aux mains du vicomte Morel de Vindé. Ce dernier y reçoit Louis XVIII. Le château est alors connu pour posséder l'un des plus beaux troupeaux de mérinos de France.
En 1844, Jean-Pierre Pescatore, homme d'affaires luxembourgeois, l’acquiert. Il embellit le parc avec des paysagistes de renom, les frères Bulher. Il constitue l'allée que l'on peut encore admirer aujourd'hui dite "l'Allée des arbres étrangers". Il fait construire l'orangerie et trois serres pour sa collection de précieuses orchidées. Napoléon III et l'impératrice Eugénie de Montijo y sont reçus à deux reprises pour admirer cette collection unique en France. Passionné aussi par les chevaux, il fera construire un très grand manège couvert avec tribune et armatures en fer.
À sa mort en 1855, ne pouvant prouver leur mariage civil, sa veuve et ses héritiers font trancher le litige par les tribunaux, le château est remis aux héritiers mais la veuve en a l'usufruit à vie. Sa nièce Élisabeth Pescatore-Dutreux en hérite et continue l'embellissement du parc. Le château ne quitte plus alors la famille franco-luxembourgeoise Dutreux pendant un peu plus d'un siècle. En 1870, un obus tiré du Mont-Valérien tombe sur l'orangerie et en brise les vitrages ; les collections de végétaux exotiques périssent du froid rigoureux.
Du 11 au 18 mai 1940, la grande duchesse Charlotte de Luxembourg, fuyant l'occupation allemande, s'y réfugie quelques jours. Les Allemands occupent ensuite les lieux jusqu'en août 1944. À la Libération, quelques unités alliées s'installent successivement dans le parc et le château. Auguste et Suzanne Dutreux récupèrent tardivement leur propriété. Sans enfant, le couple souhaite que le château et son parc soient conservés dans leur intégralité, et le lègue, mais avec des conditions strictes d'utilisation, le 7 février 1951 : le légataire est le ministère français des Affaires étrangères dont le ministre est alors Robert Schuman, d'origine luxembourgeoise comme la famille Dutreux. Les conditions de la donation prévoient que « les lieux ne pourront être utilisés que par le ministre, sa famille, ses invités personnels ou officiels »
À l'été 1958, le président du Conseil Charles de Gaulle charge Michel Debré et Jean Mamert de finaliser la rédaction de l'avant-projet de constitution de la Ve République. Ils travaillent alors au texte jour et nuit, retirés dans le château de la Celle
Château de la Celle Saint-Cloud
À l’origine, monastère essentiellement composé d'un corps de ferme et de bâtiments pour abriter les moines, il est revendu en 1616. Une bâtisse de ce qui constitue le milieu du château actuel est alors construite et change plusieurs fois de propriétaire. Sous Louis XIV, le duc de la Rochefoucauld l'acquiert et la fait achever. La marquise de Pompadour l’achète en 1748 pour s'y détendre et surveiller la construction, à Meudon, de son château de Bellevue. Elle y ajoute de nouveaux embellissements et y accueille Louis XV.
En 1750, Jacques-Jérémie Roussel de Rocquencourt, fermier général, rachète le château qu'il agrandit en construisant le pavillon et l'aile nord, lui donnant ainsi sa configuration actuelle.
De 1776 à 1804, il est acheté par Louis Pierre Parat de Chalandray qui transforme les parterres à la française, en jardin à la française, avec l'aide du paysagiste Jean-Marie Morel.
Pour tout l'Ancien régime, nous avons une connaissance exacte de l'ameublement du château grâce aux inventaires après décès conservés au Minutier central de Paris.
Puis en 1804, il passe aux mains du vicomte Morel de Vindé. Ce dernier y reçoit Louis XVIII. Le château est alors connu pour posséder l'un des plus beaux troupeaux de mérinos de France.
En 1844, Jean-Pierre Pescatore, homme d'affaires luxembourgeois, l’acquiert. Il embellit le parc avec des paysagistes de renom, les frères Bulher. Il constitue l'allée que l'on peut encore admirer aujourd'hui dite "l'Allée des arbres étrangers". Il fait construire l'orangerie et trois serres pour sa collection de précieuses orchidées. Napoléon III et l'impératrice Eugénie de Montijo y sont reçus à deux reprises pour admirer cette collection unique en France. Passionné aussi par les chevaux, il fera construire un très grand manège couvert avec tribune et armatures en fer.
À sa mort en 1855, ne pouvant prouver leur mariage civil, sa veuve et ses héritiers font trancher le litige par les tribunaux, le château est remis aux héritiers mais la veuve en a l'usufruit à vie. Sa nièce Élisabeth Pescatore-Dutreux en hérite et continue l'embellissement du parc. Le château ne quitte plus alors la famille franco-luxembourgeoise Dutreux pendant un peu plus d'un siècle. En 1870, un obus tiré du Mont-Valérien tombe sur l'orangerie et en brise les vitrages ; les collections de végétaux exotiques périssent du froid rigoureux.
Du 11 au 18 mai 1940, la grande duchesse Charlotte de Luxembourg, fuyant l'occupation allemande, s'y réfugie quelques jours. Les Allemands occupent ensuite les lieux jusqu'en août 1944. À la Libération, quelques unités alliées s'installent successivement dans le parc et le château. Auguste et Suzanne Dutreux récupèrent tardivement leur propriété. Sans enfant, le couple souhaite que le château et son parc soient conservés dans leur intégralité, et le lègue, mais avec des conditions strictes d'utilisation, le 7 février 1951 : le légataire est le ministère français des Affaires étrangères dont le ministre est alors Robert Schuman, d'origine luxembourgeoise comme la famille Dutreux. Les conditions de la donation prévoient que « les lieux ne pourront être utilisés que par le ministre, sa famille, ses invités personnels ou officiels »
À l'été 1958, le président du Conseil Charles de Gaulle charge Michel Debré et Jean Mamert de finaliser la rédaction de l'avant-projet de constitution de la Ve République. Ils travaillent alors au texte jour et nuit, retirés dans le château de la Celle