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Ruines de Trémainville, ancien domaine donné aux Templiers en 1289 par Gaudefroy de Trémainville, abandonné après la guerre de Cent Ans. Il y subsista longtemps une ferme dont les ruines sont encore visibles.

Trémainville :

Troisième fief sur Larchant, au sud de Bonneveau d'après la carte de Cassini. C'était un petit domaine qui fut donné aux Templiers, à la fin du xiiie siècle, par le seigneur du lieu. D'après l'official de Sens datant de juin 1289, Gaudefroy de Trémainville a légué au Temple sa maison et son terrain occupé par les vignes situé près de Trémainville ainsi que son fief de 12 arpents de terre cultivables.

Ce fief, par suite de la destruction de la maison, fut réuni au xive siècle au domaine de la commanderie. Subsiste les ruines de ce fief en plein champ entre Tremainville et Bonnevault,

 

Commanderie de Beauvais-en-Gâtinais

Membres : Blomont, Bonneveau, Trémainville, La Coudre,

Jacqueville, Maurepart, Fourches, Fargeville, Les

Charbonnières, Lagerville, l'ancien Temple de Dormelles,

l'ancien Hôpital de Château-Landon, La Brosse.

Il y avait à Beauvais, paroisse de Grès, à une lieue de

Nemours, une commanderie du Temple. Quoique les plus

anciens titres qui mentionnent cet établissement ne remontent

pas au-delà de la seconde moitié du XIII• siècle, il

n'est pas moins vrai que les Templiers possédaient longtemps

avant des biens à Beauvais et dans les villages environnants.

 

En 1183, des contestations sérieuses s'élevèrent entre

eux et les habitants jusqu'à Larchant. Le roi dut intervenir

pour apaiser les différents et décida par ses lettres datées de

Fontainebleau, de l'année 1184, qu'il appartiendrait à ces

hommts de Grès le tiers de ce pâturage à prendre du côté

de leur village pour les besoins de leurs bestiaux, et que les

Templiers auraient les deux tiers où les bestiaux ne pourraient

aller qu'après la fenaison ou l'enlèvement des foins.

La part qui échéait par ce partage aux Templiers dépassait

800 arpents. Ils l'accrurent encore en achetant plus

tard, de Nicolas de Hauvillers, tous ses prés sur Grès,

super Gressum, touchant aux prés de Barbeel et à ceux du

Roi, et longeant le fossé vers Moncourt, versus Moocort

jusqu'à la rivière de Loing, usque ad ripam de Looing,

pour le prix de cent huit livres parisis, ainsi qu'il résulte des

lettres du mois de février 1240 de Louis d' Augerville, chevalier,

dominant qui approuva la vente.

Nous voyons quelques années après Guillaume, seigneur

de Moncourt, de Mollis curia, abandonner pour forme de

transaction aux chevaliers du Temple, tous les droits de

dîme qu'il prétendait avoir, non seulement sur leurs séries,

mais encore sur leurs vignes, au territoire de Beauvais et

Hulay, près Grès, in territtrio de Bello visu et de Mule

juxta Gressu, ainsi que le constate une charte de Nicolas de

Hauvillers, bailli du Roi, de l'année 1243.

Les Templiers possédaient à la même époque des moulins

à Hulay, sur les bords de la rivière de Loing, in riparia

Lodonis, qu'ils avaient acheté en 1244, d'un chevalier,

Pierre de Blennes, de Blena du consentement de Guillaume

le Furieux, Guille/mus Furiens, son seigneur féodal, avec

la moitié de la rivière, de la pêcherie et des écluses pour le

prix de 245 livres parisis.

Le domaine du Temple étant devenu assez considérable

à Beauvais et dans les environs, pour qu'il y ait été jugé

nécessaire d'y établir une maison de l'Ordre. Nous trouvons

en effet mentionné dans un acte du mois de novembre

1257, par lequel Gaudefroy de la Chapelle donne aux frè-

res de la maison de la chevallerie du Temple de Beauvais,

fratibus domus militie Templi de Bello videre, deux vignes

dont l'une est située sur Hulay, super Usle, et l'autre près

de La Chapelle la Reine, jùxta Capella Regme, à la charge

de faire chaque année son anniversaire dans la chapelle de

leur maison.

La maison du Temple de Beauvais était située sur le chemin

conduisant de Beauvais à Villiers-sous-Grès. Elle comprenait

une habitation pour le commandeur, une ferme et

une chapelle dédiée d'abord à Saint-Eloi, puis à SaintJean,

où l'on disait trois messes par semaine.

Les terres qui dépendaient de la ferme étaient d'environ

300 arpents, avec un immense pâturage de plus de mille

arpents, compris entre quatre chemins, le premier allant de

Larchant à Grès, le deuxième du Moulin-Rouge à Larchant,

le troisième de Nemours à Villiers, le quatrième de

La Chapelle la Reine à Nemours.

La commanderie possédait à Nemours, rue du Château,

une maison où le commandeur descendait quand il venait

en ville. Elle avait encore, à Fromonville, un fief appelé le

fief des Rogeats, qui consistait en droit de cens, dîme et

champart sur une partie du territoire de cette paroisse.

Les revenus de la maison de Beauvais étaient : en 1757,

de 3300 livres, en 1787 de 5000 livres.

Les membres de la commanderie étaient les maisons et

seigneuries de Blomont, de Bonneveau, de Trémainville et

de La Coudre, dans la paroisse de Larchant :

la terre de Jacqueville, échangée ensuite contre celle de

Maurepart,

- la maison de l'Hôpital de Fourches (Fource entre la

Chapelle-la-Reine et le Vaudoué, carte de Çassini),

- la maison et la seigneurie de Fargeville,

- la maison et fief des Charbonnières. (à Rosiers, cornmune

de Poligny),

- la terre et seigneurie de La Gerville,

- la maison du Temple de Dormelles avec ses dépendances, dont la ferme de Trémainville

- la maison de Château-Landon et le domaine de la

Brosse.

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Uploaded on March 14, 2018
Taken on March 14, 2018