Le Grand Canal du parc du château de Courances
En 1552, Cosme CAUSSE, seigneur de Marchaumont, secrétaire des Finances du roi Henri II, avait acheté un manoir (relativement modeste, a fortori en comparaison avec ce que deviendra le parc) presque sans jardin. Selon le motif du « pré en l’île », le bâtiment est installé sur deux plate-formes entourées de fossés en eau. Les fossés du château sont prolongés vers le village, d’un côté et de l’autre de l’Allée d’Honneur par ce que l’on appelle aujourd’hui les pièces d’eau des Platanes simples et celle des Platanes doubles (à l’origine, des tilleuls) Pour créer le parc, Cosme puis son fils Pierre, grand maître des Eaux et Forêts, vont faire l’acquisition de terrains supplémentaires. Leur surface doit notamment permettre de s’assurer la maîtrise de la rivière de l’École et de quelques-unes (une dizaine ?!) des quatorze sources (!) qui donnent son allure au lieu.
Le Grand Canal. Car Courances aura son Grand Canal avant que le roi n’aie le sien à Fontainebleau (1604) !
En 1550, Cosme CAUSSE avait fait creuser celui de sa propriété voisine de Fleury-en-Bière, sur 800 m : c’était le premier du genre à traverser un jardin français ! Mais le chantier (les difficultés techniques et le poids financier) de cette entreprise, ont rendu Cosme un peu plus raisonnable : le Grand Canal de Courances ne fera que 600 m… Alimenté par une dérivation de l’École, le Canal fait un pendant domestiqué à l’eau sauvage : l’impression est vibrante ! Le parc a été commencé au XVIe siècle par les Clausse et achevé par les Gallard au milieu du XVIIe siècle. C'est de cette époque que date l'allée d'honneur entre deux canaux et la grande perspective dans l'axe du château, avec ses canaux et ses bassins dont un grand canal de 248 toises, des nappes et une salle d'eau. C'est la marquise de Novion qui ajoute, au XVIIIe siècle, le magnifique miroir d'eau. En 1870, Destailleur transforme le parc en parc à l'anglaise. La marquise de Ganay, petite-fille du baron de Haber, fait rétablir un dessin à la française avec l'aide du célèbre paysagiste Achille Duchêne. Elle crée notamment le bassin du fer à cheval et la fontaine d'Aréthuse, surmontée d'une nymphe en marbre sculptée en 1711 par Claude Poirier pour le parc de Marly (statue acquise en 2005 par le Musée du Louvre). En 1930, elle crée un jardin anglo-japonais.
Le Grand Canal du parc du château de Courances
En 1552, Cosme CAUSSE, seigneur de Marchaumont, secrétaire des Finances du roi Henri II, avait acheté un manoir (relativement modeste, a fortori en comparaison avec ce que deviendra le parc) presque sans jardin. Selon le motif du « pré en l’île », le bâtiment est installé sur deux plate-formes entourées de fossés en eau. Les fossés du château sont prolongés vers le village, d’un côté et de l’autre de l’Allée d’Honneur par ce que l’on appelle aujourd’hui les pièces d’eau des Platanes simples et celle des Platanes doubles (à l’origine, des tilleuls) Pour créer le parc, Cosme puis son fils Pierre, grand maître des Eaux et Forêts, vont faire l’acquisition de terrains supplémentaires. Leur surface doit notamment permettre de s’assurer la maîtrise de la rivière de l’École et de quelques-unes (une dizaine ?!) des quatorze sources (!) qui donnent son allure au lieu.
Le Grand Canal. Car Courances aura son Grand Canal avant que le roi n’aie le sien à Fontainebleau (1604) !
En 1550, Cosme CAUSSE avait fait creuser celui de sa propriété voisine de Fleury-en-Bière, sur 800 m : c’était le premier du genre à traverser un jardin français ! Mais le chantier (les difficultés techniques et le poids financier) de cette entreprise, ont rendu Cosme un peu plus raisonnable : le Grand Canal de Courances ne fera que 600 m… Alimenté par une dérivation de l’École, le Canal fait un pendant domestiqué à l’eau sauvage : l’impression est vibrante ! Le parc a été commencé au XVIe siècle par les Clausse et achevé par les Gallard au milieu du XVIIe siècle. C'est de cette époque que date l'allée d'honneur entre deux canaux et la grande perspective dans l'axe du château, avec ses canaux et ses bassins dont un grand canal de 248 toises, des nappes et une salle d'eau. C'est la marquise de Novion qui ajoute, au XVIIIe siècle, le magnifique miroir d'eau. En 1870, Destailleur transforme le parc en parc à l'anglaise. La marquise de Ganay, petite-fille du baron de Haber, fait rétablir un dessin à la française avec l'aide du célèbre paysagiste Achille Duchêne. Elle crée notamment le bassin du fer à cheval et la fontaine d'Aréthuse, surmontée d'une nymphe en marbre sculptée en 1711 par Claude Poirier pour le parc de Marly (statue acquise en 2005 par le Musée du Louvre). En 1930, elle crée un jardin anglo-japonais.