"Pont" entre les deux continents (Brú á milli heimsálfa)
Le "pont" entre les deux continents (Brú á milli heimsálfa) est une curiosité touristique se trouvant entre l'aéroport de Keflavík (à 40 km environ de Reykjavík) et les falaises de Reykjanestá. Il s'agit plutôt d'un fossé rempli de sable noir grisâtre (surmonté d'un pont purement symbolique) coupant l'un des immenses champs de lave de la péninsule de Reykjanes, au sud-ouest de l'Islande. Censé séparer géologiquement l'Europe et l'Amérique, telle une cicatrice, il ne marque pas de limite à proprement parler mais se veut surtout significatif.
Au large, à 16 km de la côte, se distingue la petite île d'Edley (3 hectares, haute de 77 m), apparue à la suite d'une éruption volcanique sous-marine en 1830, le refuge d'une des dernières populations du Grand pingouin (Alca impennis) avant que l'espèce ne disparaisse en 1844. Elle est tout autant indicative de la dorsale de Reykjanes constituant la partie émergée de la dorsale médio-atlantique, longue de 15 000 km, qui est surtout un relief sous-marin séparant les plaques nord-américaine et eurasiatique dans l'Atlantique nord.
L’axe de cette dorsale, s'orientant ici dans la direction sud-ouest nord-est, coïncide avec un panache mantellique, à savoir une remontée de roches chaudes provenant de la base du manteau inférieur (couche intermédiaire entre le noyau planétaire et la croûte de la terre). Ce "point chaud" augmente considérablement la production de magma. Il y a environ 20 Ma, l’accumulation de roches volcaniques a fait émerger l’Islande et permet aujourd’hui d’observer à terre des processus d’extension classiquement sous-marins (cf. Wikipedia et CNRS).
"Pont" entre les deux continents (Brú á milli heimsálfa)
Le "pont" entre les deux continents (Brú á milli heimsálfa) est une curiosité touristique se trouvant entre l'aéroport de Keflavík (à 40 km environ de Reykjavík) et les falaises de Reykjanestá. Il s'agit plutôt d'un fossé rempli de sable noir grisâtre (surmonté d'un pont purement symbolique) coupant l'un des immenses champs de lave de la péninsule de Reykjanes, au sud-ouest de l'Islande. Censé séparer géologiquement l'Europe et l'Amérique, telle une cicatrice, il ne marque pas de limite à proprement parler mais se veut surtout significatif.
Au large, à 16 km de la côte, se distingue la petite île d'Edley (3 hectares, haute de 77 m), apparue à la suite d'une éruption volcanique sous-marine en 1830, le refuge d'une des dernières populations du Grand pingouin (Alca impennis) avant que l'espèce ne disparaisse en 1844. Elle est tout autant indicative de la dorsale de Reykjanes constituant la partie émergée de la dorsale médio-atlantique, longue de 15 000 km, qui est surtout un relief sous-marin séparant les plaques nord-américaine et eurasiatique dans l'Atlantique nord.
L’axe de cette dorsale, s'orientant ici dans la direction sud-ouest nord-est, coïncide avec un panache mantellique, à savoir une remontée de roches chaudes provenant de la base du manteau inférieur (couche intermédiaire entre le noyau planétaire et la croûte de la terre). Ce "point chaud" augmente considérablement la production de magma. Il y a environ 20 Ma, l’accumulation de roches volcaniques a fait émerger l’Islande et permet aujourd’hui d’observer à terre des processus d’extension classiquement sous-marins (cf. Wikipedia et CNRS).