Abside mérovingienne du Baptistère saint Jean de Poitiers
Peintes vers 1080-1120, les peintures romanes sont très bien conservées et extrêmement bien réali-sées. Bien que lacunaire, ce programme est riche de plusieurs thèmes iconographiques. Sur le mur est, une frise grecque avec effet de relief et différents oiseaux parcourt tout le baptistère. Entre les deux oculi, un Christ avec un nimbe crucifère se tient en majesté dans sa mandorle avec un livre ouvert où est inscrit EGO [SUM V] I [TA] : Je suis la vie (Jean, XIV, 6). Autour de lui, deux anges épousent parfaitement la forme des fenêtres, tous deux tournés vers les Apôtres désignant le Christ. Ceux-ci ne sont pas reconnaissables individuellement, hormis saint Pierre à la droite du Christ. Ils sont en mouvement et marchent sur des vagues représentants le monde sur lequel répandre la parole divine, avec au dessus d'eux une inscription en latin AS-CENDO AD PA-TREM [MEUM E] T PA-TREM [VES-TRVM, DEVM ET DEVM VES-TRVM]. VI[RI G]A[LIL] EI [QVIS S]TA[TIS AS-PI-CIENT] ES IN CELVM. HIC HIESVS QVI ASVMTVS EST A VOBIS : Je monte vers mon Père et votre Père, mon Dieu et votre Dieu. Galilée qui lève les yeux au ciel. C'est Jésus qui vous a été enlevé.
Sous le Christ la main de Dieu représentée dans un médaillon. Sur l’arc en plein cintre, un Agnus Dei et deux anges thuriféraires, avec sous cet arc des personnages non identifiables dans des médaillons. Enfin, sur le dernier registre du mur, deux cavaliers sont situés de part et d’autre, le premier complètement effacé dont ne reste que la tête du cheval. A droite, le cavalier Constantin tenant un sceptre et un orbe, et marchant dans la direction du Christ, est le seul des quatre dont l’identité nous soit parvenue. Sur cette partie du mur se superposent le cavalier roman et les dernières scènes du cycle de la vie de saint Jean-Baptiste, datant du XIIIe siècle.
Sur le mur Nord, de gauche à droite, se situent une figure profane, un paon sous chaque oculi et sous l’arc en mitre un saint anonyme, avec à droite du mur deux apôtres. Sur le mur Ouest, les peintures sont très endommagées, un paon est tou-jours visible bien que pâle, un vase ocre s'y distingue aussi (vase de vie ou pour utiliser le chrême en vue d'oindre les catéchumènes. Un deuxième paon devait se trouver à côté avec, plus bas, deux autres cavaliers dont l’un est complet, couronné et tenant un sceptre. Le quatrième et dernier cavalier est lui aussi endommagé, seul le haut de son corps étant visible tenant les rênes de son cheval.
Sur le mur Sud, deux apôtres, non complets avec sous l’oculus un paon et sous l’arc en mitre, saint Maurice d’Agaune, désigné ici par MAVRICIVS en habit de légionnaire, ses reliques étant conservées dans la cathédrale primitive. Sous le second oculus, un dragon fait face à un homme brandissant une épée, symbole du combat entre le bien et le mal. Entre ces deux figures, une inscription CIL CRIA MARCI ET VRNA : il demanda grâce et s’enfuit (plus vieille inscription connue en langue vernaculaire) (cf. fra.archinform.net).
Abside mérovingienne du Baptistère saint Jean de Poitiers
Peintes vers 1080-1120, les peintures romanes sont très bien conservées et extrêmement bien réali-sées. Bien que lacunaire, ce programme est riche de plusieurs thèmes iconographiques. Sur le mur est, une frise grecque avec effet de relief et différents oiseaux parcourt tout le baptistère. Entre les deux oculi, un Christ avec un nimbe crucifère se tient en majesté dans sa mandorle avec un livre ouvert où est inscrit EGO [SUM V] I [TA] : Je suis la vie (Jean, XIV, 6). Autour de lui, deux anges épousent parfaitement la forme des fenêtres, tous deux tournés vers les Apôtres désignant le Christ. Ceux-ci ne sont pas reconnaissables individuellement, hormis saint Pierre à la droite du Christ. Ils sont en mouvement et marchent sur des vagues représentants le monde sur lequel répandre la parole divine, avec au dessus d'eux une inscription en latin AS-CENDO AD PA-TREM [MEUM E] T PA-TREM [VES-TRVM, DEVM ET DEVM VES-TRVM]. VI[RI G]A[LIL] EI [QVIS S]TA[TIS AS-PI-CIENT] ES IN CELVM. HIC HIESVS QVI ASVMTVS EST A VOBIS : Je monte vers mon Père et votre Père, mon Dieu et votre Dieu. Galilée qui lève les yeux au ciel. C'est Jésus qui vous a été enlevé.
Sous le Christ la main de Dieu représentée dans un médaillon. Sur l’arc en plein cintre, un Agnus Dei et deux anges thuriféraires, avec sous cet arc des personnages non identifiables dans des médaillons. Enfin, sur le dernier registre du mur, deux cavaliers sont situés de part et d’autre, le premier complètement effacé dont ne reste que la tête du cheval. A droite, le cavalier Constantin tenant un sceptre et un orbe, et marchant dans la direction du Christ, est le seul des quatre dont l’identité nous soit parvenue. Sur cette partie du mur se superposent le cavalier roman et les dernières scènes du cycle de la vie de saint Jean-Baptiste, datant du XIIIe siècle.
Sur le mur Nord, de gauche à droite, se situent une figure profane, un paon sous chaque oculi et sous l’arc en mitre un saint anonyme, avec à droite du mur deux apôtres. Sur le mur Ouest, les peintures sont très endommagées, un paon est tou-jours visible bien que pâle, un vase ocre s'y distingue aussi (vase de vie ou pour utiliser le chrême en vue d'oindre les catéchumènes. Un deuxième paon devait se trouver à côté avec, plus bas, deux autres cavaliers dont l’un est complet, couronné et tenant un sceptre. Le quatrième et dernier cavalier est lui aussi endommagé, seul le haut de son corps étant visible tenant les rênes de son cheval.
Sur le mur Sud, deux apôtres, non complets avec sous l’oculus un paon et sous l’arc en mitre, saint Maurice d’Agaune, désigné ici par MAVRICIVS en habit de légionnaire, ses reliques étant conservées dans la cathédrale primitive. Sous le second oculus, un dragon fait face à un homme brandissant une épée, symbole du combat entre le bien et le mal. Entre ces deux figures, une inscription CIL CRIA MARCI ET VRNA : il demanda grâce et s’enfuit (plus vieille inscription connue en langue vernaculaire) (cf. fra.archinform.net).