M comme...Marthe
Il y a longtemps que je la sentais me demander son portrait...de parler d'elle, au moins un peu. Avec l'épisode de la voiture crottée et les mauvaises ondes que j'ai pu percevoir ces derniers temps, il était sans doute temps que je la mette en scène.
La voici donc.
Marthe est mon autre grand-mère. La mère de mon père et l'épouse d'Albert.
Une femme ambigüe à double visage: l'un affable et généreux et l'autre tordu et toxique.
Sans doute une des deux femmes (avec sa soeur) par qui le malheur est arrivé dans la famille, sans qu'elle mesure jamais sa part de responsabilité, non plus que celle de sa soeur. Trop peu d'éducation scolaire, trop de fascination pour la magie noire et le pouvoir, l'emprise dominatrice que leurs activités dérivantes leur apportaient.
Il leur a manqué de verbaliser clairement ce qu'elles avaient subi, pour éviter de reproduire le même schéma violent, abusif et toxique sur son fils (mon père) pour Marthe et sur son fils et sur moi pour sa soeur Albertine.
Jeteuses de sorts, sorcières noires, Marthe et Albertine ne l'auraient jamais été si elles avaient pu parler de leurs traumatismes.
Je me suis libérée d'elles quand j'ai eu 13 ans en me révoltant face à certains de leurs agissements et comportements. Révolte qui a abouti quelques années plus tard à une rupture définitive avec Marthe autant qu'avec mon père (Albertine est morte l'année de mes 13 ans et c'est sa mort qui m'a libérée).
J'ai eu pourtant durant l'enfance, de bons souvenirs avec Marthe. Aussi bien à Noyers quand je venais passer des vacances que dans des activités partagées: cuisine, bricolage, couture, pêche à la ligne.
Malheureusement,Marthe (comme sa soeur) a laissé le côté le plus sombre et le plus agressif prendre le dessus dans sa vie. Même l'amour de mon grand-père n'est pas parvenu à changer la donne.
Je le regrette infiniment pour elle, pour Albertine, pour mon grand-père Albert, pour mon père dont la vie aurait été radicalement différente. Et qui n'aurait sans doute pas été le mari et père violent que ma mère, ma soeur et moi avons connu et subi.
Mais en souvenir du passé positif que j'ai pu avoir avec Marthe lorsque j'étais enfant, au nom de la petite fille qu'elle a été et qui a souffert sans pouvoir dire ce qu'elle avait subi, je l'ai dessinée ce dimanche. Comme une sorte de réhabilitation, de réparation, sans pour autant souscrire aux actes abusifs et criminels qu'elle a perpétrés avec sa soeur durant de longues années.
Puisse son âme tourmentée trouver enfin la paix et le pardon.
www.youtube.com/watch?v=fNZWkPfUz_U
M comme...Marthe
Il y a longtemps que je la sentais me demander son portrait...de parler d'elle, au moins un peu. Avec l'épisode de la voiture crottée et les mauvaises ondes que j'ai pu percevoir ces derniers temps, il était sans doute temps que je la mette en scène.
La voici donc.
Marthe est mon autre grand-mère. La mère de mon père et l'épouse d'Albert.
Une femme ambigüe à double visage: l'un affable et généreux et l'autre tordu et toxique.
Sans doute une des deux femmes (avec sa soeur) par qui le malheur est arrivé dans la famille, sans qu'elle mesure jamais sa part de responsabilité, non plus que celle de sa soeur. Trop peu d'éducation scolaire, trop de fascination pour la magie noire et le pouvoir, l'emprise dominatrice que leurs activités dérivantes leur apportaient.
Il leur a manqué de verbaliser clairement ce qu'elles avaient subi, pour éviter de reproduire le même schéma violent, abusif et toxique sur son fils (mon père) pour Marthe et sur son fils et sur moi pour sa soeur Albertine.
Jeteuses de sorts, sorcières noires, Marthe et Albertine ne l'auraient jamais été si elles avaient pu parler de leurs traumatismes.
Je me suis libérée d'elles quand j'ai eu 13 ans en me révoltant face à certains de leurs agissements et comportements. Révolte qui a abouti quelques années plus tard à une rupture définitive avec Marthe autant qu'avec mon père (Albertine est morte l'année de mes 13 ans et c'est sa mort qui m'a libérée).
J'ai eu pourtant durant l'enfance, de bons souvenirs avec Marthe. Aussi bien à Noyers quand je venais passer des vacances que dans des activités partagées: cuisine, bricolage, couture, pêche à la ligne.
Malheureusement,Marthe (comme sa soeur) a laissé le côté le plus sombre et le plus agressif prendre le dessus dans sa vie. Même l'amour de mon grand-père n'est pas parvenu à changer la donne.
Je le regrette infiniment pour elle, pour Albertine, pour mon grand-père Albert, pour mon père dont la vie aurait été radicalement différente. Et qui n'aurait sans doute pas été le mari et père violent que ma mère, ma soeur et moi avons connu et subi.
Mais en souvenir du passé positif que j'ai pu avoir avec Marthe lorsque j'étais enfant, au nom de la petite fille qu'elle a été et qui a souffert sans pouvoir dire ce qu'elle avait subi, je l'ai dessinée ce dimanche. Comme une sorte de réhabilitation, de réparation, sans pour autant souscrire aux actes abusifs et criminels qu'elle a perpétrés avec sa soeur durant de longues années.
Puisse son âme tourmentée trouver enfin la paix et le pardon.
www.youtube.com/watch?v=fNZWkPfUz_U