Craterellus foetidus A.H. Sm. (A) / Craterelle fruitée
YL2240 (CMMF).
Mont-Saint-Hilaire (Montérégie), 4 août 1994.
Dans une chênaie rouge, avec hêtre et pruche, sur sol limoneux.
Craterellus foetidus est rarement récoltée quoiqu’elle soit la plus grande de nos craterelles. Il s’agit d’une espèce rare et difficile à voir à cause de sa couleur. On ne connaît qu’environ une dizaine de stations au Québec: en Montérégie, en Outaouais et dans la vallée du Saint-Laurent.
Les basidiomes ci-dessus ont été récoltés au lendemain d’une forte pluie. Ils sont hygrophanes. C’est ce qui explique que le chapeau soit brun plutôt que gris pâle, sa couleur habituelle.
Un spécimen peut croître pendant six semaines et le chapeau, atteindre vingt centimètres de diamètre, bien sûr si le temps demeure pluvieux pendant toute la période de croissance. La chair peut être assez épaisse même si le chapeau est perforé et que le pied est creux.
L’espèce croît isolément ou en touffe regroupant jusqu'à une douzaine de basidiomes. Les plus gros spécimens sont toujours ceux qui croissent isolément.
C. foetidus semble strictement associée au chêne rouge et se plaît sur les sols en pente. On ne la trouve pas sur les sols très sablonneux, comme à Oka et à Contrecoeur, même si le chêne rouge y est abondant par endroits.
Le nom latin de cette espèce est mal choisi, car c'est uniquement dans la vétusté, c’est-à-dire après avoir terminé sa sporulation, qu’une odeur désagréable (dite fétide) apparaît. Avant la sporulation, les basidiomes dégagent une agréable odeur fruitée, rappelant celle de Craterellus fallax.
Craterellus cinereus var. multiplex est une autre espèce de craterelle rare dans le Nord-Est américain. Elle est à rechercher dans les chênaies au Québec mais sa présence est incertaine. Il s’agit d’une espèce moins charnue que C. foetidus. Un basidiome de C. cinereus var. multiplex prend la forme de plusieurs chapeaux qui naissent d’un même pied qui se divise à la base comme certains Ramaria (et non pas de plusieurs basidiomes collés ensemble ou fusionnés uniquement par la base de leur pied). Le port de C. cinereus var. multiplex rappelle également celui d’un petit Polyporus umbellatus, avec au plus une douzaine de chapeaux.
YL
Craterellus foetidus A.H. Sm. (A) / Craterelle fruitée
YL2240 (CMMF).
Mont-Saint-Hilaire (Montérégie), 4 août 1994.
Dans une chênaie rouge, avec hêtre et pruche, sur sol limoneux.
Craterellus foetidus est rarement récoltée quoiqu’elle soit la plus grande de nos craterelles. Il s’agit d’une espèce rare et difficile à voir à cause de sa couleur. On ne connaît qu’environ une dizaine de stations au Québec: en Montérégie, en Outaouais et dans la vallée du Saint-Laurent.
Les basidiomes ci-dessus ont été récoltés au lendemain d’une forte pluie. Ils sont hygrophanes. C’est ce qui explique que le chapeau soit brun plutôt que gris pâle, sa couleur habituelle.
Un spécimen peut croître pendant six semaines et le chapeau, atteindre vingt centimètres de diamètre, bien sûr si le temps demeure pluvieux pendant toute la période de croissance. La chair peut être assez épaisse même si le chapeau est perforé et que le pied est creux.
L’espèce croît isolément ou en touffe regroupant jusqu'à une douzaine de basidiomes. Les plus gros spécimens sont toujours ceux qui croissent isolément.
C. foetidus semble strictement associée au chêne rouge et se plaît sur les sols en pente. On ne la trouve pas sur les sols très sablonneux, comme à Oka et à Contrecoeur, même si le chêne rouge y est abondant par endroits.
Le nom latin de cette espèce est mal choisi, car c'est uniquement dans la vétusté, c’est-à-dire après avoir terminé sa sporulation, qu’une odeur désagréable (dite fétide) apparaît. Avant la sporulation, les basidiomes dégagent une agréable odeur fruitée, rappelant celle de Craterellus fallax.
Craterellus cinereus var. multiplex est une autre espèce de craterelle rare dans le Nord-Est américain. Elle est à rechercher dans les chênaies au Québec mais sa présence est incertaine. Il s’agit d’une espèce moins charnue que C. foetidus. Un basidiome de C. cinereus var. multiplex prend la forme de plusieurs chapeaux qui naissent d’un même pied qui se divise à la base comme certains Ramaria (et non pas de plusieurs basidiomes collés ensemble ou fusionnés uniquement par la base de leur pied). Le port de C. cinereus var. multiplex rappelle également celui d’un petit Polyporus umbellatus, avec au plus une douzaine de chapeaux.
YL