Tricholoma radicatoacerbum Y. Lamoureux ined. (A) / Tricholome acerbe et radicant
= Tricholoma aff. acerbum
= Tricholoma IUMQ2510
Spécimen confirmé comme nouvelle espèce à l'aide de l'étude phylogénétique des tricholomes du Québec (J. Landry, 2022).
YL3456 (CMMF).
Récolté le 12 août 2000, à Rawdon (Lanaudière), dans une chênaie rouge, sur sol rocheux. Comme il me semble fort complexe d’expliquer comment reconnaître et distinguer T. aff. acerbum et T. roseoacerbum au premier coup d’oeil, je crois qu’il est préférable d’insister sur certains caractères particuliers plutôt que de produire des descriptions complètes où il serait difficile que de ne s’attarder qu’aux caractères distinctifs.
Voyez mes autres photos et T. aff. acerbum et celles de T. roseoacerbum pour plus de commentaires.
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Caractères distinctifs entre T. aff. acerbum et T. roseoacerbum, à partir d’observations sur mes récoltes québécoises de plusieurs centaines de basidiomes pour chacune des espèces (deux stations pour chaque taxon):
1- T. aff. acerbum se trouve dans les chênaies rouges calcaires, en milieu ouvert, et T. roseoacerbum croît sous conifères, souvent dans les jeunes plantations de conifères (environ 25 ans).
2- Une teinte jaune est plus marquée chez T. aff. acerbum.
3- Le pied de T. aff. acerbum est finement fibrilleux; il est floconneux-ponctué chez T. roseoacerbum (ces ponctuations sont souvent jaune d’or vers l’apex). De plus, il est radicant chez T. aff. acerbum. Ce n'est pas le cas chez T. roseoacerbum.
4- T. aff. acerbum est parfois guttulé à la marge du chapeau chez les jeunes.
5- La taille des spores est en moyenne de 4,8 x 2,8 µm chez T. roseoacerbum, et de 5 x 3,3 µm chez T. aff. acerbum.
6- La marge du chapeau de T. roseoacerbum est souvent côtelée et jaunâtre chez les jeunes.
Par rapport aux autres «tricholomes bruns» (pessundatum, psammophilum, etc.):
A- T. aff. acerbum et T. roseoacerbum ont tous deux un chapeau viscidule qui sèche très rapidement, même par temps humide.
B- T. aff. acerbum possède une chair inodore et à saveur amarescente ou amère. Ses lames ont une odeur agréable, plus ou moins aigre-fruitée, ou poivrée.
C- T. roseoacerbum n’a pas d’odeur ni de saveur distinctives, ni dans la chair ni dans les lames.
E- La majorité des autres tricholomes bruns ont une chair à odeur et à saveur farino-cucumique.
Finalement, je tiens à souligner que T. roseoacerbum a été mentionné sous conifères à Sept-Îles par Raymond Boyer, et dans un habitat semblable, sur la Côte-Nord, par Serge Audet (comm. pers.).
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CONCLUSIONS
Quand j’ai trouvé T. roseoacerbum pour la première fois, j’ai tout de suite su que j’avais affaire à un Tricholome rare à cause de l’absence d’odeur, la marge du chapeau côtelée et jaune, et le pied floconneux, aux ponctuations souvent jaune d’or vers l’apex. Pour un «tricholome brun», cette combinaison en faisait une espèce unique.
Trois ans plus tard, j’ai découvert T. aff. acerbum. La première fois, il n’y avait que trois petits basidiomes et j’ai cru avoir affaire soit à Rhodocollybia maculata var. scorzonerea, soit à Leucopaxillus tricolor, une espèce que je connais toujours pas. Je n’ai jamais pensé à un tricholome. Ces basidiomes n’auraient pas sporulé alors j’ai marqué l’endroit dans l’espoir de le retrouver en plus grand nombre pour en faire une étude critique, ce qui est survenu l’année suivante.
En aucun temps, je n’ai pensé à T. roseoacerbum quand j’ai trouvé T. aff. acerbum. Ce sont pourtant des sosies… sur papier! Mais «en personne», ils ne se ressemblent pas tant que cela, quoiqu’il soit difficile d’expliquer les différences entre les deux espèces. C’est ici que l’expérience entre en jeu.
De plus, il faut toujours garder en tête que nos deux espèces pourraient être des espèces endémiques quelque peu différentes des deux taxons européens.
YL
Tricholoma radicatoacerbum Y. Lamoureux ined. (A) / Tricholome acerbe et radicant
= Tricholoma aff. acerbum
= Tricholoma IUMQ2510
Spécimen confirmé comme nouvelle espèce à l'aide de l'étude phylogénétique des tricholomes du Québec (J. Landry, 2022).
YL3456 (CMMF).
Récolté le 12 août 2000, à Rawdon (Lanaudière), dans une chênaie rouge, sur sol rocheux. Comme il me semble fort complexe d’expliquer comment reconnaître et distinguer T. aff. acerbum et T. roseoacerbum au premier coup d’oeil, je crois qu’il est préférable d’insister sur certains caractères particuliers plutôt que de produire des descriptions complètes où il serait difficile que de ne s’attarder qu’aux caractères distinctifs.
Voyez mes autres photos et T. aff. acerbum et celles de T. roseoacerbum pour plus de commentaires.
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Caractères distinctifs entre T. aff. acerbum et T. roseoacerbum, à partir d’observations sur mes récoltes québécoises de plusieurs centaines de basidiomes pour chacune des espèces (deux stations pour chaque taxon):
1- T. aff. acerbum se trouve dans les chênaies rouges calcaires, en milieu ouvert, et T. roseoacerbum croît sous conifères, souvent dans les jeunes plantations de conifères (environ 25 ans).
2- Une teinte jaune est plus marquée chez T. aff. acerbum.
3- Le pied de T. aff. acerbum est finement fibrilleux; il est floconneux-ponctué chez T. roseoacerbum (ces ponctuations sont souvent jaune d’or vers l’apex). De plus, il est radicant chez T. aff. acerbum. Ce n'est pas le cas chez T. roseoacerbum.
4- T. aff. acerbum est parfois guttulé à la marge du chapeau chez les jeunes.
5- La taille des spores est en moyenne de 4,8 x 2,8 µm chez T. roseoacerbum, et de 5 x 3,3 µm chez T. aff. acerbum.
6- La marge du chapeau de T. roseoacerbum est souvent côtelée et jaunâtre chez les jeunes.
Par rapport aux autres «tricholomes bruns» (pessundatum, psammophilum, etc.):
A- T. aff. acerbum et T. roseoacerbum ont tous deux un chapeau viscidule qui sèche très rapidement, même par temps humide.
B- T. aff. acerbum possède une chair inodore et à saveur amarescente ou amère. Ses lames ont une odeur agréable, plus ou moins aigre-fruitée, ou poivrée.
C- T. roseoacerbum n’a pas d’odeur ni de saveur distinctives, ni dans la chair ni dans les lames.
E- La majorité des autres tricholomes bruns ont une chair à odeur et à saveur farino-cucumique.
Finalement, je tiens à souligner que T. roseoacerbum a été mentionné sous conifères à Sept-Îles par Raymond Boyer, et dans un habitat semblable, sur la Côte-Nord, par Serge Audet (comm. pers.).
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CONCLUSIONS
Quand j’ai trouvé T. roseoacerbum pour la première fois, j’ai tout de suite su que j’avais affaire à un Tricholome rare à cause de l’absence d’odeur, la marge du chapeau côtelée et jaune, et le pied floconneux, aux ponctuations souvent jaune d’or vers l’apex. Pour un «tricholome brun», cette combinaison en faisait une espèce unique.
Trois ans plus tard, j’ai découvert T. aff. acerbum. La première fois, il n’y avait que trois petits basidiomes et j’ai cru avoir affaire soit à Rhodocollybia maculata var. scorzonerea, soit à Leucopaxillus tricolor, une espèce que je connais toujours pas. Je n’ai jamais pensé à un tricholome. Ces basidiomes n’auraient pas sporulé alors j’ai marqué l’endroit dans l’espoir de le retrouver en plus grand nombre pour en faire une étude critique, ce qui est survenu l’année suivante.
En aucun temps, je n’ai pensé à T. roseoacerbum quand j’ai trouvé T. aff. acerbum. Ce sont pourtant des sosies… sur papier! Mais «en personne», ils ne se ressemblent pas tant que cela, quoiqu’il soit difficile d’expliquer les différences entre les deux espèces. C’est ici que l’expérience entre en jeu.
De plus, il faut toujours garder en tête que nos deux espèces pourraient être des espèces endémiques quelque peu différentes des deux taxons européens.
YL