Entoloma fragrans Hesler (A) / Entolome fragrant
YL3933 (CMMF).
Récolté le 8 septembre 2005, au mont Orford, dans la litière d’une forêt mixte (pruche, hêtre, bouleau, érable, etc.).
La collection ci-dessus montre des basidiomes frais mais au chapeau non humide. Par temps pluvieux, le chapeau devient plus fibrilleux, hygrophane et la marge est courtement striée.
Il ne s’agit pas d’une espèce commune, pour l’avoir trouvée seulement trois fois en 25 ans, mais elle semble bien distribuée car je l’ai trouvée en Estrie et dans Lanaudière.
Description résumant mes trois collections:
Chapeau 2-6 cm, hémisphérique et plat au centre, puis s’étalant et devenant ombiliqué avec la marge ondulée, hygrophane, fibrilleux vers le pourtour et squamuleux vers le centre, rarement entièrement fibrilleux (par temps pluvieux), brun olivâtre puis rosâtre-brunâtre, à marge courtement translucide-striée à l’état imbu.
Lames étroitement adnexées à sinuées-uncinées, larges, serrées, blanches puis rosées.
Pied 4-8 x 0,2-0,6 cm, égal, farci-creux, finement strié-fibrilleux, parfois comprimé ou tordu, blanchâtre ou brunâtre, avec du mycélium blanc à la base.
Chair mince, brunâtre ou blanche, à odeur aromatique-fruitée sur fond d’urine de souris.
Spores rose brunâtre en tas, anguleuses, 9-11 x 6,5-7,5 µm, surtout à 6 côtés. Basides tétrasporées, bouclées. Cheilocystides abondantes, très variables: versiformes, cylindriques, lagéniformes, ventrues-submucronées, etc.
Noordeloos (1988, p. 53) a étudié le type d’Hesler et illustre les spores et la grande variabilité des cheilocystides. Il conclut que E. fragrans est “a good species”. Il s’agit donc d’une espèce endémique.
Dans le cédérom du CMM (2002), j'écrivais: «Son odeur distincte aide à reconnaître cet entolome sans autres traits particuliers ». Par ce commentaire, je voulais juste attirer l’attention sur le fait que d’autres entolomes, surtout des espèces anciennement rangées dans le genre Leptonia, comme E. fragrans, ont une odeur semblable. Voyez notamment E. pungens et E. pseudopungens dans le pool, deux espèces également odorantes, mais à lames adnées-décurrentes.
RÉFÉRENCES
DESPRÉS, J., Y. LAMOUREUX, R. BOYER, R. ARCHAMBAULT & A. JEAN, 2002. Mille et un champignons du Québec. [document électronique]. Montréal, Cercle des mycologues de Montréal, cédérom.
NOORDELOOS, M. E., 1988. Entoloma in North America. Cryptogamic studies vol. 2. Gustav Fisher, New York, 164 p.
YL
Entoloma fragrans Hesler (A) / Entolome fragrant
YL3933 (CMMF).
Récolté le 8 septembre 2005, au mont Orford, dans la litière d’une forêt mixte (pruche, hêtre, bouleau, érable, etc.).
La collection ci-dessus montre des basidiomes frais mais au chapeau non humide. Par temps pluvieux, le chapeau devient plus fibrilleux, hygrophane et la marge est courtement striée.
Il ne s’agit pas d’une espèce commune, pour l’avoir trouvée seulement trois fois en 25 ans, mais elle semble bien distribuée car je l’ai trouvée en Estrie et dans Lanaudière.
Description résumant mes trois collections:
Chapeau 2-6 cm, hémisphérique et plat au centre, puis s’étalant et devenant ombiliqué avec la marge ondulée, hygrophane, fibrilleux vers le pourtour et squamuleux vers le centre, rarement entièrement fibrilleux (par temps pluvieux), brun olivâtre puis rosâtre-brunâtre, à marge courtement translucide-striée à l’état imbu.
Lames étroitement adnexées à sinuées-uncinées, larges, serrées, blanches puis rosées.
Pied 4-8 x 0,2-0,6 cm, égal, farci-creux, finement strié-fibrilleux, parfois comprimé ou tordu, blanchâtre ou brunâtre, avec du mycélium blanc à la base.
Chair mince, brunâtre ou blanche, à odeur aromatique-fruitée sur fond d’urine de souris.
Spores rose brunâtre en tas, anguleuses, 9-11 x 6,5-7,5 µm, surtout à 6 côtés. Basides tétrasporées, bouclées. Cheilocystides abondantes, très variables: versiformes, cylindriques, lagéniformes, ventrues-submucronées, etc.
Noordeloos (1988, p. 53) a étudié le type d’Hesler et illustre les spores et la grande variabilité des cheilocystides. Il conclut que E. fragrans est “a good species”. Il s’agit donc d’une espèce endémique.
Dans le cédérom du CMM (2002), j'écrivais: «Son odeur distincte aide à reconnaître cet entolome sans autres traits particuliers ». Par ce commentaire, je voulais juste attirer l’attention sur le fait que d’autres entolomes, surtout des espèces anciennement rangées dans le genre Leptonia, comme E. fragrans, ont une odeur semblable. Voyez notamment E. pungens et E. pseudopungens dans le pool, deux espèces également odorantes, mais à lames adnées-décurrentes.
RÉFÉRENCES
DESPRÉS, J., Y. LAMOUREUX, R. BOYER, R. ARCHAMBAULT & A. JEAN, 2002. Mille et un champignons du Québec. [document électronique]. Montréal, Cercle des mycologues de Montréal, cédérom.
NOORDELOOS, M. E., 1988. Entoloma in North America. Cryptogamic studies vol. 2. Gustav Fisher, New York, 164 p.
YL