Cortinarius orasericeus Rob. Henry (A) / Cortinaire à marge soyeuse
= Cortinarius abieticola Y. Lamoureux nom. prov.
YL3931 (CMMF).
Bonsecours (Estrie), 5 septembre 2005.
Dans une plantation de sapins d’environ 25 ans, parmi les aiguilles et les mousses. En haute altitude.
Notes:
Hygrophane, brun rougeâtre à l’humidité.
Chair concolore, marbrée en séchant.
Voile blanchâtre.
Odeur non significative.
Lames café au lait dans le tout jeune âge.
Sp. ellipsoïdes-lacrymoïdes, grossièrement verruqueuses à l’apex, 9,5-11 x 6-7 µm, surtout 10-10,5 x 6,5 µm.
Typus: 9,4-10,1 (12,3) x 6,1-6,8 (7,2) µm, selon Henry (1983).
Quand j’ai récolté cette espèce, je ne connaissais pas le moindrement la section Disjungendi, une «difficile», où se classe aujourd’hui C. orasericeus.
L’identification a été rendue possible grâce à l'analyse phylogénétique des cortinaires entreprise par Jacques Landry en 2017. La description du type de Cortinarius orasericeus se trouve dans Henry (op. cit). Elle convient très bien à ma récolte. L’auteur a également trouvé son espèce sous sapin.
En comparaison à C. disjungendus, tel qu’illustré et décrit à la planche D33 dans la CFP, je peux faire les comparaisons suivantes: les basidiomes ci-dessus sont un peu plus foncés et moins robustes. L'espèce de la CFP est dite associée au bouleau et à d’autres feuillus, commune surtout dans les milieux urbains; la nôtre poussait sous conifère en milieu forestier.
Selon Liimatainen et al. (2015), il existerait deux clades de C. orasericeus. Le premier de l’Europe et de l’Ouest américain, le deuxième du nord-est de l’Amérique. Il est donc possible que notre espèce soit considérée distincte dans le futur.
Deux autres récoltes ont été faites au Québec en 2010 (Liimatainen et al., op. cit).
Merci Jacques!
Également à Guillaume Eyssartier pour l’obtention de la description originale.
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OUVRAGES CONSULTÉS
BRANDRUD, T. E., H. LINDSTRÖM, H. MARKLUND, J. MELOT & S. MUSKOS, 1990-2012. «Cortinarius, flora photographica (version française), parties 1-5.» Publié par les auteurs.
HENRY, R., 1983. «Cortinaires rares ou nouveaux.» Bull. trimest. Soc. mycol. Fr. 99 (1): 5-92. (Page 69.)
LIIMATAINEN, K., T. NISKANEN, T., J. F. AMMIRATI, I. KYTOVUORI et B. DIMA, B., 2015. «Cortinarius, subgenus Telamonia, section Disjungendi, cryptic species in North America and Europe.» Mycological Progress 14, 1016.
YL
Cortinarius orasericeus Rob. Henry (A) / Cortinaire à marge soyeuse
= Cortinarius abieticola Y. Lamoureux nom. prov.
YL3931 (CMMF).
Bonsecours (Estrie), 5 septembre 2005.
Dans une plantation de sapins d’environ 25 ans, parmi les aiguilles et les mousses. En haute altitude.
Notes:
Hygrophane, brun rougeâtre à l’humidité.
Chair concolore, marbrée en séchant.
Voile blanchâtre.
Odeur non significative.
Lames café au lait dans le tout jeune âge.
Sp. ellipsoïdes-lacrymoïdes, grossièrement verruqueuses à l’apex, 9,5-11 x 6-7 µm, surtout 10-10,5 x 6,5 µm.
Typus: 9,4-10,1 (12,3) x 6,1-6,8 (7,2) µm, selon Henry (1983).
Quand j’ai récolté cette espèce, je ne connaissais pas le moindrement la section Disjungendi, une «difficile», où se classe aujourd’hui C. orasericeus.
L’identification a été rendue possible grâce à l'analyse phylogénétique des cortinaires entreprise par Jacques Landry en 2017. La description du type de Cortinarius orasericeus se trouve dans Henry (op. cit). Elle convient très bien à ma récolte. L’auteur a également trouvé son espèce sous sapin.
En comparaison à C. disjungendus, tel qu’illustré et décrit à la planche D33 dans la CFP, je peux faire les comparaisons suivantes: les basidiomes ci-dessus sont un peu plus foncés et moins robustes. L'espèce de la CFP est dite associée au bouleau et à d’autres feuillus, commune surtout dans les milieux urbains; la nôtre poussait sous conifère en milieu forestier.
Selon Liimatainen et al. (2015), il existerait deux clades de C. orasericeus. Le premier de l’Europe et de l’Ouest américain, le deuxième du nord-est de l’Amérique. Il est donc possible que notre espèce soit considérée distincte dans le futur.
Deux autres récoltes ont été faites au Québec en 2010 (Liimatainen et al., op. cit).
Merci Jacques!
Également à Guillaume Eyssartier pour l’obtention de la description originale.
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OUVRAGES CONSULTÉS
BRANDRUD, T. E., H. LINDSTRÖM, H. MARKLUND, J. MELOT & S. MUSKOS, 1990-2012. «Cortinarius, flora photographica (version française), parties 1-5.» Publié par les auteurs.
HENRY, R., 1983. «Cortinaires rares ou nouveaux.» Bull. trimest. Soc. mycol. Fr. 99 (1): 5-92. (Page 69.)
LIIMATAINEN, K., T. NISKANEN, T., J. F. AMMIRATI, I. KYTOVUORI et B. DIMA, B., 2015. «Cortinarius, subgenus Telamonia, section Disjungendi, cryptic species in North America and Europe.» Mycological Progress 14, 1016.
YL