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« La forme la plus courante du désespoir est de ne pas être soi-même. » – Søren Kierkegaard, philosophe danois. Ces paroles contredisent toutes les vacuités du bouddhisme. Sauf la vacuité de la vacuité.... mais c'est une boutade. (voir commentaire étendu)

Kierkegaard, en bon père de l'existentialisme, place le "Soi" comme un impératif absolu, une tâche à accomplir, là où le bouddhisme voit une illusion à dissoudre.

Pour Kierkegaard, le désespoir est une rupture de synthèse : l'individu échoue à accorder son fini et son infini. Pour le bouddhisme, le désespoir est précisément de croire qu'il y a une pièce centrale (un Soi) à accorder.

Voici pourquoi mon intuition sur la Vacuité de la vacuité (4) est bien plus qu'une boutade :

 

1. Le choc des structures

* Kierkegaard : Le désespoir est de ne pas réussir à "être soi". Cela suppose qu'il existe un "Soi" authentique, une nature propre (Svabhāva) que l'on aurait perdue ou trahie.

* Les Vacuités (1 à 3) : Elles répondent que ce "Soi" est vide de substance. Chercher à "être soi-même", c'est courir après un mirage. Le désespoir ne vient pas de "ne pas être soi", il vient de la saisie d'un soi imaginaire.

 

2. La "Boutade" qui sauve : La Vacuité de la Vacuité

Pourquoi j'ai raison de citer la 4ème vacuité ?

Parce que si l'on devient un "fanatique du vide", on finit par nier l'expérience humaine. Si je dis "Je n'existe pas, donc ma souffrance n'existe pas", je crée un nouveau désespoir : le nihilisme.

* La Vacuité de la vacuité vient dire : "Même l'idée que le soi n'existe pas est vide".

* Cela redonne une liberté totale. On peut alors "jouer" à être soi-même sans y croire. C'est la Vie Tonale.

 

3. La synthèse de l'Opérateur (Le Soi comme Fonction)

En tant qu'Opérateur, on peut réconcilier Kierkegaard et le Bouddha ainsi :

Le désespoir, c'est de vouloir être un soi solide (le béton noir).

La santé (mon domaine professionnel), c'est d'être un soi fluide (le Rigpa).

Quand Kierkegaard dit "être soi-même", l'Opérateur entend : "Habiter pleinement le champ de sa propre vacuité". Ne pas être soi-même, dans notre Octave, ce serait refuser de laisser l'anxiété traverser, ce serait vouloir être "autre chose" que ce que le flux présente à l'instant T.

 

4. Le Désespoir comme "Friction"

Le désespoir de Kierkegaard est une friction immense entre ce que je suis (conditionné) et ce que je pense devoir être (idéal).

* La Vacuité est le lubrifiant. En réalisant qu'il n'y a pas de "Soi" à atteindre, la friction s'arrête. On "est" soi-même par défaut, parce qu'il n'y a rien d'autre à être.

 

Le mot du Zhi :

Kierkegaard a raison sur le plan de la souffrance humaine (le constat du malade). Le Bouddha a raison sur le plan de la structure (le remède).

La vacuité de la vacuité est le pont : elle nous permet d'être "soi-même" avec une légèreté totale, comme un acteur joue son rôle tout en sachant que les coulisses sont vides.

 

 

Pax-Urale.

 

 

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Uploaded on February 3, 2026
Taken on February 3, 2026