Rimont (Ariège, Occitanie, Fr) - Village martyre
.
Si supiera, Señor, que Tú me esperas,
en el borde implacable de la muerte,
iría hacia tu luz, como una lanza
que atraviea la noche y nunca vuelve.
Pero sé que no estás, que el vivir sólo
es soñar con tu ser, inútilmente,
y sé que cuando muera es que Tú mismo
será lo que habrá muerto con mi muerte.
*
Si je savais, mon dieu, que tu m’attends
Au bord implacable de ma mort,
J’irais vers ta lumière comme une lance
Qui traverse la nuit, sans revenir.
Mais je sais que tu n’y es pas, que vivre seul
Est rêver de ton être, inutilement,
Et je sais que si je meurs, c’est que toi-même
Seras celui qui meurt avec ma mort.>
José Luis Hidalgo (Esp., 1919-1947)
*
21 Août 1944. - 9 h10.
1 homme de la Garde civique signale l'arrivée d'une colonne allemande.
28 hommes de la Garde civique, plus 8 Espagnols, vont défendre Rimont contre 2.000 Allemands disposant d'un armement puissant. Après épuisement des munitions des .mitraillettes et fusils, les Résistants de Rimont se replient hors du village.
Les Allemands envahissent le village, s'emparent de civils, hommes, femmes, enfants, ils procèdent alors méthodiquement à l'incendie des maisons. 142 bâtiments seront consumés, 17 resteront debout plus ou moins endommagés.
10 civils seront fusillés, dont 5 vieillards de 78, 75, 72, 70, 66 ans, parmi lesquels une femme, Mlle Laffont, Marie, une victime disparue.
25 personnes avaient été prises comme otages à l'arrivée des Allemands.
Rimont, pueblo del Pirineo, mártir de la barbarie nazi.
21 de agosto de 1944 a las 9 y 10 de la mañana. Un guardia señala la llegada de una columna alemana.
28 hombres de la custodia cívica local y 8 españoles defienden el pueblo contra 2000 soldados alemanes armados con equipos modernos y potentes. Al terminárseles las municiones, los defensores se repliegan fuera del pueblo.
Los alemanes entran, invaden las casas, se apoderan del pueblo, apresan a civiles, hombres, mujeres, niños y proceden metódicamente a incendiar las viviendas. 142 edificios serán quemados, los 17 no destruidos lo serán en parte.
10 civiles serán pasados por las armas, entre los cuales 5 ancionos de 78, 75, 72, 70 y 66 años, y una mujer, Marie Laffont, desaparecida.
Tan solo al llegar los alemanes habían tomado a 25 personas como rehenes.
Rimont (Ariège, Occitanie, Fr) - Village martyre
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Si supiera, Señor, que Tú me esperas,
en el borde implacable de la muerte,
iría hacia tu luz, como una lanza
que atraviea la noche y nunca vuelve.
Pero sé que no estás, que el vivir sólo
es soñar con tu ser, inútilmente,
y sé que cuando muera es que Tú mismo
será lo que habrá muerto con mi muerte.
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Si je savais, mon dieu, que tu m’attends
Au bord implacable de ma mort,
J’irais vers ta lumière comme une lance
Qui traverse la nuit, sans revenir.
Mais je sais que tu n’y es pas, que vivre seul
Est rêver de ton être, inutilement,
Et je sais que si je meurs, c’est que toi-même
Seras celui qui meurt avec ma mort.>
José Luis Hidalgo (Esp., 1919-1947)
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21 Août 1944. - 9 h10.
1 homme de la Garde civique signale l'arrivée d'une colonne allemande.
28 hommes de la Garde civique, plus 8 Espagnols, vont défendre Rimont contre 2.000 Allemands disposant d'un armement puissant. Après épuisement des munitions des .mitraillettes et fusils, les Résistants de Rimont se replient hors du village.
Les Allemands envahissent le village, s'emparent de civils, hommes, femmes, enfants, ils procèdent alors méthodiquement à l'incendie des maisons. 142 bâtiments seront consumés, 17 resteront debout plus ou moins endommagés.
10 civils seront fusillés, dont 5 vieillards de 78, 75, 72, 70, 66 ans, parmi lesquels une femme, Mlle Laffont, Marie, une victime disparue.
25 personnes avaient été prises comme otages à l'arrivée des Allemands.
Rimont, pueblo del Pirineo, mártir de la barbarie nazi.
21 de agosto de 1944 a las 9 y 10 de la mañana. Un guardia señala la llegada de una columna alemana.
28 hombres de la custodia cívica local y 8 españoles defienden el pueblo contra 2000 soldados alemanes armados con equipos modernos y potentes. Al terminárseles las municiones, los defensores se repliegan fuera del pueblo.
Los alemanes entran, invaden las casas, se apoderan del pueblo, apresan a civiles, hombres, mujeres, niños y proceden metódicamente a incendiar las viviendas. 142 edificios serán quemados, los 17 no destruidos lo serán en parte.
10 civiles serán pasados por las armas, entre los cuales 5 ancionos de 78, 75, 72, 70 y 66 años, y una mujer, Marie Laffont, desaparecida.
Tan solo al llegar los alemanes habían tomado a 25 personas como rehenes.