Arnaud LAUGIER
Le buffle essoufflé...
Il a plu toute la nuit... La veille il a même neigé avec une couche atteignant par endroit les 10 cm. La pluie s'abat continuellement sur la montagne durant toute la matinée, me faisant ainsi perdre toute chance de saisir des instants de brame pour aujourd'hui. Une accalmie s'impose malgré tout dans l'après-midi. Le vent du nord souffle légèrement, il fait 2 degrés avec une forte humidité ambiante. Je suis complètement trempé et gelé. Le brame reprend de plus bel, avec une intensité sans commune mesure. En affût depuis le début d'après-midi, je sens que la tension monte fortement en sous-bois. Cette fois je suis sûr ça va sortir, et ça va péter pour de bon. Puis les odeurs de cerfs en trop plein de testostérone caractéristiques à cette période font leurs apparitions, ils ne sont pas loin. Plusieurs raires s’approchent progressivement de moi. Un cerf, deux cerfs, puis trois. Ils sont là, tout proches et deux mâles marchent en parallèle dans ma direction. Quand soudain ils passent devant mon affût, et ça y est, nous y sommes, un combat éclate à moins de 15 mètres de mes yeux ébahies par la scène mainte et mainte fois rêvée et imaginée. Les gouttes froides commencent à descendre le long de mon dos, car cette fois-ci ils s'approchent vraiment de moi tout en maintenant le combat… Ils bougent dans tous les sens, impossible de cadrer.
La consécration dont je vous parle depuis plusieurs jours est bien là.
Après la charge finale permettant à ce cerf de remporter le combat face à son rival, celui-ci lâche deux derniers raires d'une puissance impressionnante en faisant fuir ardemment le prétendant. Il passe à moins de 6 mètres de mon affût (erreur dans l'approximate focus distance de flickr). Il s'agit bien d'une consécration, je ne sais plus quoi dire. Il m'aura fallu bien 15 min pour reprendre mes esprits suite à cette charge face à moi, un moment unique gravé à jamais, que seul le brame semble pouvoir procurer
Sentir son souffle à quelques mètres de moi, ressentir les tremblements au sol lorsqu'il fait fuir au galop son concurrent, jamais je n'aurais pu imaginer vivre un moment pareille lors de ce brame 2020...
Libre et sauvage comme toujours, cerf de montagne
À noter le reste de neige de la nuit sur le chanfrein de ce magnifique animal
450 mm sur D500 en DX
4000 ISO
f/4 à 1/500 s
Aucun recadrage
A méditer
Le buffle essoufflé...
Il a plu toute la nuit... La veille il a même neigé avec une couche atteignant par endroit les 10 cm. La pluie s'abat continuellement sur la montagne durant toute la matinée, me faisant ainsi perdre toute chance de saisir des instants de brame pour aujourd'hui. Une accalmie s'impose malgré tout dans l'après-midi. Le vent du nord souffle légèrement, il fait 2 degrés avec une forte humidité ambiante. Je suis complètement trempé et gelé. Le brame reprend de plus bel, avec une intensité sans commune mesure. En affût depuis le début d'après-midi, je sens que la tension monte fortement en sous-bois. Cette fois je suis sûr ça va sortir, et ça va péter pour de bon. Puis les odeurs de cerfs en trop plein de testostérone caractéristiques à cette période font leurs apparitions, ils ne sont pas loin. Plusieurs raires s’approchent progressivement de moi. Un cerf, deux cerfs, puis trois. Ils sont là, tout proches et deux mâles marchent en parallèle dans ma direction. Quand soudain ils passent devant mon affût, et ça y est, nous y sommes, un combat éclate à moins de 15 mètres de mes yeux ébahies par la scène mainte et mainte fois rêvée et imaginée. Les gouttes froides commencent à descendre le long de mon dos, car cette fois-ci ils s'approchent vraiment de moi tout en maintenant le combat… Ils bougent dans tous les sens, impossible de cadrer.
La consécration dont je vous parle depuis plusieurs jours est bien là.
Après la charge finale permettant à ce cerf de remporter le combat face à son rival, celui-ci lâche deux derniers raires d'une puissance impressionnante en faisant fuir ardemment le prétendant. Il passe à moins de 6 mètres de mon affût (erreur dans l'approximate focus distance de flickr). Il s'agit bien d'une consécration, je ne sais plus quoi dire. Il m'aura fallu bien 15 min pour reprendre mes esprits suite à cette charge face à moi, un moment unique gravé à jamais, que seul le brame semble pouvoir procurer
Sentir son souffle à quelques mètres de moi, ressentir les tremblements au sol lorsqu'il fait fuir au galop son concurrent, jamais je n'aurais pu imaginer vivre un moment pareille lors de ce brame 2020...
Libre et sauvage comme toujours, cerf de montagne
À noter le reste de neige de la nuit sur le chanfrein de ce magnifique animal
450 mm sur D500 en DX
4000 ISO
f/4 à 1/500 s
Aucun recadrage
A méditer