chapelle de la sorcière du bollenberg - orschwihr
Le Bollenberg, au sud de Rouffach, a une mauvaise réputation comme lieu de réunion des sorcières de la haute Alsace. Un jour, un homme de Rouffach, qui s'était attardé à Orschwir, prit un raccourci par le Bollenberg pour rentrer plus rapidement. Minuit sonna. Soudain l'homme vit devant lui un palais. Une grande salle brillamment illuminée s'ouvrit devant lui où une longue table de festin était dressée. Autour d'elle se groupait une société joyeuse, hommes et femmes. Le chef des convives, richement habillé, s'approcha du visiteur tout surpris et lui offrit une coupe de vin. Il lui dit : "Soyez le bienvenu, ami, à la fête des gens joyeux !". L'homme prit la coupe, mais restant méfiant, il murmura les paroles de la prière latine "Benedicite, Domine", bénissez Seigneur. A l'instant, palais, salle, hommes et femmes disparurent. Et l'homme tout effrayé se trouva seul dans la nuit noire. La coupe, dans ses mains, n'était qu'un sabot de cheval puant. Il eut toutes les peines du monde à retrouver son chemin.
Du temps de l'inquisition, une veuve et sa fille habitaient Rouffach. La fille était hautaine, malgré sa pauvreté. Elle ne se résignait pas à son sort et aimait beaucoup l'argent. Un jour, elle entendit que l'on pouvait avoir de l'argent au Bollenberg. S'étant aventurée un jour trop loin, elle retrouva les portes de Rouffach closes au soir. Ne pouvant rentrer chez elle, elle décida d'aller au Bollenberg. Il faisait nuit, elle avait peur, mais sa cupidité prit le dessus. Arrivant au Bollenberg, elle aperçut des lueurs, puis se retrouva dans un palais et dans une salle bien éclairée. Un homme s'avance, la main froide. Il dit : "Si tu te donnes à moi, tu auras beaucoup d'or". C'est ainsi qu'elle s'abandonne au diable. Le matin, tout avait disparu. Une procession, montant au Bollenberg, retrouve la jeune fille dans un piteux état. Tous se moquent d'elle, rient. La jeune fille leur dit : vous avez beau rire, je suis riche; cela dit, elle ouvre son tablier et n'y trouve que du crottin de cheval et des feuilles. Elle s'évanouit; sa mère la relève, la console, la jeune fille se repent. Pour la petite histoire, elle se maria avec son voisin qui était très pauvre.
chapelle de la sorcière du bollenberg - orschwihr
Le Bollenberg, au sud de Rouffach, a une mauvaise réputation comme lieu de réunion des sorcières de la haute Alsace. Un jour, un homme de Rouffach, qui s'était attardé à Orschwir, prit un raccourci par le Bollenberg pour rentrer plus rapidement. Minuit sonna. Soudain l'homme vit devant lui un palais. Une grande salle brillamment illuminée s'ouvrit devant lui où une longue table de festin était dressée. Autour d'elle se groupait une société joyeuse, hommes et femmes. Le chef des convives, richement habillé, s'approcha du visiteur tout surpris et lui offrit une coupe de vin. Il lui dit : "Soyez le bienvenu, ami, à la fête des gens joyeux !". L'homme prit la coupe, mais restant méfiant, il murmura les paroles de la prière latine "Benedicite, Domine", bénissez Seigneur. A l'instant, palais, salle, hommes et femmes disparurent. Et l'homme tout effrayé se trouva seul dans la nuit noire. La coupe, dans ses mains, n'était qu'un sabot de cheval puant. Il eut toutes les peines du monde à retrouver son chemin.
Du temps de l'inquisition, une veuve et sa fille habitaient Rouffach. La fille était hautaine, malgré sa pauvreté. Elle ne se résignait pas à son sort et aimait beaucoup l'argent. Un jour, elle entendit que l'on pouvait avoir de l'argent au Bollenberg. S'étant aventurée un jour trop loin, elle retrouva les portes de Rouffach closes au soir. Ne pouvant rentrer chez elle, elle décida d'aller au Bollenberg. Il faisait nuit, elle avait peur, mais sa cupidité prit le dessus. Arrivant au Bollenberg, elle aperçut des lueurs, puis se retrouva dans un palais et dans une salle bien éclairée. Un homme s'avance, la main froide. Il dit : "Si tu te donnes à moi, tu auras beaucoup d'or". C'est ainsi qu'elle s'abandonne au diable. Le matin, tout avait disparu. Une procession, montant au Bollenberg, retrouve la jeune fille dans un piteux état. Tous se moquent d'elle, rient. La jeune fille leur dit : vous avez beau rire, je suis riche; cela dit, elle ouvre son tablier et n'y trouve que du crottin de cheval et des feuilles. Elle s'évanouit; sa mère la relève, la console, la jeune fille se repent. Pour la petite histoire, elle se maria avec son voisin qui était très pauvre.